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"le non-remplacement des enseignants conforte l’idĂ©e que l’Etat abandonne, lĂ  aussi, ces missions rĂ©publicaines.

31 dĂ©cembre 2009 3 172 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Le non-remplacement des enseignants par l’Etat lorsqu’un professeur est absent est un problĂšme rĂ©current qui mobilise lĂ©gitimement les parents d’Ă©lĂšves.

A Sevran ou à Tremblay, ils se sont mobilisés pour demander que le rectorat engage les moyens dont les enfants ont besoin.

Je viens d’envoyer au Ministre de l’Ă©ducation nationale une question afin qu’il mette en place une vraie  politique de transparence sur le remplacement des enseignants par l’Etat.

 » Monsieur le DĂ©putĂ© souhaite attirer l’attention du Ministre de l’Education nationale, Monsieur Luc CHATEL,  sur les problĂšmes de continuitĂ© de service public au sein des Ă©tablissements  scolaires.

Si le gouvernement semble aller vers la stigmatisation d’un absentĂ©isme des enseignants, le DĂ©putĂ© veut mettre l’accent sur le seul vrai problĂšme : l’Etat remplit-il ou non ses engagements Ă  pourvoir au plus vite au remplacement des enseignants absents ?

A Sevran, grĂące au comptage volontaire des parents d’élĂšve, 458 demi-journĂ©es d’enseignements n’ont pu ĂȘtre assurĂ©es dans le Primaire. Ne supportant plus la situation, les parents d’élĂšve de l’école Edmond Rostand ou encore ceux de l’école primaire SevignĂ© ont dĂ» se mobiliser pour que l’inspection d’acadĂ©mie veuille bien examiner la situation de ces deux Ă©coles avec attention.

Mais le problĂšme est bien loin d’ĂȘtre isolĂ© Ă  la commune de Sevran. A Tremblay-en-France, Ă  l’Ă©cole Victor Hugo une institutrice  de CE1 a Ă©tĂ© absente pendant cinq semaines, avant les vacances de la Toussaint. Avec 3 intervenants diffĂ©rents sur 4 jours d’Ă©cole, comment assurer le suivi pĂ©dagogique des Ă©lĂšves dans ces conditions ? Dernier exemple : au collĂšge Romain Rolland, un professeur de mathĂ©matique n’a pas Ă©tĂ© remplacĂ© du 12 octobre au 27 novembre.

Le rapport de l’ONZUS met en avant les inĂ©galitĂ©s pour les Ă©lĂšves des quartiers sensibles qui redoublent et Ă©chouent dans des proportions bien plus importantes que les jeunes issus de quartiers plus favorisĂ©s. Alors que les habitants des villes populaires attendent de l’Etat un engagement plus grand encore, le non-remplacement des enseignants conforte l’idĂ©e que l’Etat abandonne, lĂ  aussi, ces missions rĂ©publicaines.

Afin de montrer rĂ©ellement l’engagement de l’Etat pour remĂ©dier Ă  ce phĂ©nomĂšne, un des premiers signes devrait ĂȘtre une politique de transparence maximale Ă  l’égard des parents d’élĂšve et de leurs organisations reprĂ©sentatives. Aujourd’hui, seule l’administration est en possession des donnĂ©es sur le taux de remplacement des enseignants absents par d’autres enseignants.

Le DĂ©putĂ© demande donc au Ministre de bien vouloir lui indiquer les conditions qui permettraient de rendre public ces donnĂ©es. Ce baromĂštre, par exemple dĂ©clinĂ© par Ă©tablissement, par ville, par dĂ©partement, par rĂ©gion et enfin au niveau national permettrait d’évaluer concrĂštement les manques, d’isoler les prioritĂ©s et de dĂ©gager les moyens pour y rĂ©pondre. »

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