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"le non-remplacement des enseignants conforte l’idée que l’Etat abandonne, là aussi, ces missions républicaines.

31 décembre 2009 3 162 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le non-remplacement des enseignants par l’Etat lorsqu’un professeur est absent est un problème récurrent qui mobilise légitimement les parents d’élèves.

A Sevran ou à Tremblay, ils se sont mobilisés pour demander que le rectorat engage les moyens dont les enfants ont besoin.

Je viens d’envoyer au Ministre de l’éducation nationale une question afin qu’il mette en place une vraie  politique de transparence sur le remplacement des enseignants par l’Etat.

 » Monsieur le Député souhaite attirer l’attention du Ministre de l’Education nationale, Monsieur Luc CHATEL,  sur les problèmes de continuité de service public au sein des établissements  scolaires.

Si le gouvernement semble aller vers la stigmatisation d’un absentéisme des enseignants, le Député veut mettre l’accent sur le seul vrai problème : l’Etat remplit-il ou non ses engagements à pourvoir au plus vite au remplacement des enseignants absents ?

A Sevran, grâce au comptage volontaire des parents d’élève, 458 demi-journées d’enseignements n’ont pu être assurées dans le Primaire. Ne supportant plus la situation, les parents d’élève de l’école Edmond Rostand ou encore ceux de l’école primaire Sevigné ont dû se mobiliser pour que l’inspection d’académie veuille bien examiner la situation de ces deux écoles avec attention.

Mais le problème est bien loin d’être isolé à la commune de Sevran. A Tremblay-en-France, à l’école Victor Hugo une institutrice  de CE1 a été absente pendant cinq semaines, avant les vacances de la Toussaint. Avec 3 intervenants différents sur 4 jours d’école, comment assurer le suivi pédagogique des élèves dans ces conditions ? Dernier exemple : au collège Romain Rolland, un professeur de mathématique n’a pas été remplacé du 12 octobre au 27 novembre.

Le rapport de l’ONZUS met en avant les inégalités pour les élèves des quartiers sensibles qui redoublent et échouent dans des proportions bien plus importantes que les jeunes issus de quartiers plus favorisés. Alors que les habitants des villes populaires attendent de l’Etat un engagement plus grand encore, le non-remplacement des enseignants conforte l’idée que l’Etat abandonne, là aussi, ces missions républicaines.

Afin de montrer réellement l’engagement de l’Etat pour remédier à ce phénomène, un des premiers signes devrait être une politique de transparence maximale à l’égard des parents d’élève et de leurs organisations représentatives. Aujourd’hui, seule l’administration est en possession des données sur le taux de remplacement des enseignants absents par d’autres enseignants.

Le Député demande donc au Ministre de bien vouloir lui indiquer les conditions qui permettraient de rendre public ces données. Ce baromètre, par exemple décliné par établissement, par ville, par département, par région et enfin au niveau national permettrait d’évaluer concrètement les manques, d’isoler les priorités et de dégager les moyens pour y répondre. »

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