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Ma déclaration au groupe communiste à l'assemblée nationale

20 juin 2007 658 vues 4 commentaires Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Je vous retranscris ici ma contribution au groupe communiste Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Nous sommes actuellement en plein dĂ©bat. La constitution d’un groupe est essentielle pour peser dans les dĂ©bats et dans les travaux de la nouvelle assemblĂ©e Ă©lue. VoilĂ  ce que j’en pense:

Le résultat du deuxième tour des élections législatives pour les députés communistes est une juste reconnaissance de leur contribution au pluralisme, et du rôle qu’ils jouent dans les deux assemblées.

Il faut s’en féliciter.

Malheureusement, ces résultats n’effacent pas l’échec de la candidature communiste à l’élection présidentielle et notre affaiblissement qui atteint un niveau historique jamais connu depuis la fondation du PCF.

Par conséquent, il ne peuvent en aucun cas créer l’illusion d’un redressement électoral comme en atteste les tendances structurelles de notre dépérissement depuis plusieurs années.

Nous n’atteignons pas les 5 % dans 432 circonscriptions ; nous avions 7 circonscriptions avec moins de 2 % en 1997 ; nous en avons 113 en 2007 ; nous avions 60 circonscriptions à plus de 20 % en 1997 ; 32 en 2002 ; 23 en 2007. Seul ce niveau de 20 % nous permet de nous maintenir au deuxième tour.

La question de refondation communiste, et la mise en oeuvre d’un processus constituant pour une force de transformation sociale à gauche, dans laquelle l’apport de notre culture sera présent, est posée.

La déférer ou ne pas y répondre, c’est disparaître. Quant à notre place dans cette assemblée, il est inutile de demander à la droite de nous octroyer un groupe de 15 députés et par conséquent, quémander une faveur.

Et ce d’autant plus que les conditions politiques d’un groupe avec l’apport d’autres députés, Verts, radicaux de gauche, voire socialistes, peuvent être réunies.

C’est à ma connaissance la proposition faite par notre secrétaire national qui a eu un écho favorable.

Un groupe réduit à 15 par le truchement d’une modification réglementaire, serait certes identitaire, mais ne correspond pas à la situation politique.

Ce groupe où plusieurs sensibilités se retrouveraient, serait à la fois technique et politique.

Technique pour avoir les moyens de fonctionner et d’exister au Parlement.

Politique parce qu’il permettrait tout à la fois que chacune des sensibilités s’expriment et votent selon ses choix, politique encore parce qu’il permettrait de faire travailler ensemble des cultures différentes. Ce croisement d’idées, cet échange, serait pour nous communistes, d’une grande richesse.

Il serait une volonté forte de construire.

4 commentaires »

  • bruno morin a écrit :

    merci !
    nous avons besoin de produire du commun avec d’autres forces, avoir raison tout seul et ne rien changer cela correspond Ă  ce Ă  quoi des dirigeants du pcf dĂ©clarent Ă©chapper : au gauchisme

  • Camille a écrit :

    Monsieur Asensi,
    Il est faux de dire que l’affaiblissement est le plus faible jamais connu…le PCF a dĂ©jĂ  eu encore moins de dĂ©putĂ©s sur une mandature…

  • gib a écrit :

    Merci de cet éclaircissement qui répond à la question que je te posais en commentaire de tes remerciements.

    Il serait dramatique qu’un rĂ©sultat moins mauvais que celui qui Ă©tait pronostiquĂ© permette Ă  la direction du Parti communiste de s’exonĂ©rer des remises en questions indispensables. Je ne crois pas que la dĂ©fense de l’identitĂ© passe par le repli. Au fond, un repli signifierait publiquement que les dirigeants communistes refusent d’accepter que « nous ne sommes pas tous pareils ». Le problème, c’est que « pourquoi ne sommes-nous pas tous pareils » qui se traduit parfois par « le parti se renforce en s’épurant » n’est pas une question politique. Elles est du ressort de la gestion de l’intime et du social a minima. Nous savons maintenant que dans l’engagement au sein d’un parti et dans la volontĂ© de le voir toujours soudĂ©, il y a une part de rĂ©ponse Ă  nos angoisses les plus intimes.
    Il n’est pas habituel de creuser ces questions tant est forte la tradition qui consiste à tenter d’effacer l’individuel derrière le collectif. Mais masquer les différences ne les font pas disparaître. Au contraire, plus on cherche à les enfouir, plus elle sont douloureuses et stérilisantes !
    Accepter nos sensibilités différentes serait rendre le plus grand service au peuple de ce pays. Il faut, pour transformer la société, un outil. Et cet outil, moins il est pur, plus il est fonctionnel. Il se renforce en se nourrissant de tout ce qui, au service de transformation de la société, n’est pas lui. Cela se fera avec ou sans la direction du Parti communiste. Je souhaite que cela ne se fasse pas contre elle mais la balle est dans le camp de cette direction.

    gib

  • rinaldo a écrit :

    QUE FAIRE ? ton analyse est juste car c’est au pied du mur que l’on voit les maçons.Et nous communistes en savons quelque chose…c’est pour cela que les camarades dĂ©putĂ©s qui se sont maintenus sont ceux qui Ă©taient le plus sur le terrain au contact des citoyens.Et c’est dans cette  » alliance » que nous ferons notre diffĂ©rence car nous savons d’ou nous venons et connaissons le chemin qui reste a faire. fraternellement.rinaldo crespi

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