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Licenciement des 24 salariĂ©s de Babou Ă  Sevran: je demande une enquĂȘte au PrĂ©fet

3 mars 2010 3 717 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Le 26 janvier dernier, deux jours avant la fermeture du magasin par la direction, les salariés de Babou à Beau Sevran se sont mobilisés pour dénoncer leur condition de licenciement.

DĂ©lit d’entrave, manquement aux procĂ©dures lĂ©gales, dĂ©faut d’information, les salariĂ©s estiment que leurs droits n’ont pas Ă©tĂ© respectĂ©s. La crise ne peut pas ĂȘtre un prĂ©texte pour voir les droits des salariĂ©s battus en brĂšche.

J’ai donc Ă©crit au PrĂ©fet de Seine-Daint-Denis pour que soit diligentĂ©e une enquĂȘte de la direction dĂ©partementale du travail et soient mises en lumiĂšre les conditions de leur licenciement.

Vous trouverez ci-aprÚs le courrier adressé au Prefet :

 » Monsieur le Préfet,

Je voudrais attirer votre attention sur la situation des salariĂ©s de l’entreprise Babou, situĂ©e sur la zone commerciale de Beau Sevran.

Depuis le 26 janvier, soit deux jours avant la fermeture dĂ©finitive du magasin par la direction, les 24 salariĂ©s – dont 17 en contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e et 7 en contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e – se mobilisent pour dĂ©noncer les conditions de leur licenciement.

En s’appuyant sur une convention collective largement dĂ©favorable aux salariĂ©s, la direction propose des indemnitĂ©s de licenciement qui ne leur permettent pas d’envisager l’avenir. Si rien ne semble illĂ©gal dans le montant de l’indemnitĂ© proposĂ©e, son montant particuliĂšrement bas ne fait qu’exacerber leur sentiment d’injustice.

Or, ce sentiment d’injustice se nourrit d’élĂ©ments conduisant ces 24 personnes Ă  considĂ©rer que les formes lĂ©gales du licenciement Ă©conomique n’ont pas du tout Ă©tĂ© respectĂ©es. Si tout reste Ă  prouver, j’ai tenu tout de mĂȘme Ă  vous alerter sur la gravitĂ© des faits qui m’ont Ă©tĂ© rapportĂ©s. Sont ainsi Ă©voquĂ©s des dĂ©lits d’entrave, le manquement aux procĂ©dures lĂ©gales, le dĂ©faut d’information des salariĂ©s.

24 salariĂ©s licenciĂ©s, ce sont en rĂ©alitĂ© 24 familles qui aujourd’hui vivent dans l’angoisse du lendemain. Aussi, je vous demande, Monsieur le PrĂ©fet, de bien vouloir diligenter une enquĂȘte de la Direction DĂ©partementale du Travail, afin d’établir la vĂ©ritĂ© sur les conditions de ce licenciement.

Je vous prie d’agrĂ©er, Monsieur le PrĂ©fet, l’expression de mes salutations distinguĂ©es.

François ASENSI – DĂ©putĂ© de Sevran, Tremblay, Villepinte « 

1 commentaire »

  • nidelisse a écrit :

    Monsieur Asensi,

    Je viens d’avoir le plaisir de voir Patrice Guillaume (ami depuis des annĂ©es ….)Je me permets de vous Ă©crire pour vous annoncer une
    triste nouvelle, mon mari (Michel) est décédé le 30 Mars à
    l’hĂŽpital Ballanger d’un cancer du poumon.Il vous aimait beaucoup.

    Je viens d’avoir la visite de Patrice Guillaume (notre ami), et bien
    sĂ»r avons parlĂ© politique …. je voulais juste vous dire que je suis
    contente que vous soyez notre Maire.

    Bon courage Ă  vous.

    Françoise NIDELISSE
    9, rue Hector Berlioz
    Tremblay en France

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