la CAF est un amortisseur social fondamental. Ne pas prendre la mesure de la crise qu’elle traverse serait inconsĂ©quent.
En pleine campagne électorale, dans un courrier daté du 26 février, la situation décrite par le président de la CNAF à Monsieur Darcos est passée quasiment inaperçue.
Pourtant dans ce courrier, Ă©tait dĂ©crite de façon très prĂ©cise la crise que traverse l’ensemble des CAF de notre pays et la dĂ©gradation du service public que subissent agents et usagers. Le prĂ©sident de la CNAF parle mĂŞme d’un risque « d’implosion » de l’ensemble de l’institution CAF (dĂ©couvrez son courrier ici)
Alors que face Ă la crise Ă©conomique et au chĂ´mage, qui touche en particulier les habitants de notre dĂ©partement, la CAF devrait voir ses moyens augmenter en consĂ©quence, l’imprĂ©paration du gouvernement ajoutĂ© au dogme aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, produisent des situations incomprĂ©hensibles (fermeture d’agences, attente de plusieurs heures pour les usagers, retard de plusieurs mois dans le traitement des dossiers).
Face Ă cette situation dont souffre au quotidien les habitants du 93 qui veulent tout simplement avoir accès Ă leurs droits, j’ai soutenu la dĂ©marche du prĂ©sident de la CNAF et demandĂ© au ministre qu’il dĂ©bloque des moyens humains Ă la hauteurs des enjeux.
Voici la question écrite que je lui ai fait parvenir.
» Monsieur le dĂ©putĂ© interroge Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la SolidaritĂ© et de la Ville, sur la situation « d’implosion » dans laquelle sont aujourd’hui les CAF, ainsi que vient de l’exprimer le prĂ©sident de la CNAF dans un courrier qu’il vient de vous adresser.
Cette « implosion » se traduit pour les usagers comme pour les salariés par une dégradation jusque là inconnue de la qualité du service rendu au public.
Pour les usagers, cela ce concrétise par des temps d’attente au guichet de plusieurs heures, quand les agences ne sont pas tout simplement fermées. Ainsi, En Seine-Saint-Denis, les accueils des CAF d’Aulnay-sous-Bois, Clichy-Montfermeil et Aubervilliers ont cessé provisoirement de recevoir le public fin janvier et ce sont les agences de Saint-Denis et de Bobigny qui ont vu leur fréquentation exploser.
Pire encore : dans son courrier, le président de la CNAF indique qu’il en est à établir des priorités entre les prestations sociales versées. Voila aujourd’hui la CAF réduit à choisir entre les versements des minimums sociaux et les allocations logements. Autrement dit, c’est tout simplement l’accès à leurs droits dont sont privées les personnes. Et même sur les priorités données, à savoir le versement des minimums sociaux, la CAF n’est pas en mesure d’assurer à 100 % ce versement, mais affiche difficilement 80% de versement dans les temps.
A l’origine de cette situation inacceptable qui pénalise les personnes les plus fragiles, il y a bien sûr la crise économique qui a fait augmenter le nombre de prestataires. Mais voila maintenant 18 mois que le chômage s’envole mois après mois, avec 3,4 millions de chômeurs aujourd’hui. Il était donc possible d’anticiper le surplus de dossiers par une augmentation conséquente du nombre d’agents. Mais pris au piège d’une politique de réduction systématique et aveugle du nombre de fonctionnaires, dans l’ensemble de la fonction publique, aujourd’hui, ce sont les agents sur le terrain, en sous-effectifs, qui subissent la pression d’usagers légitimement en colère.
Dans notre pays, et en particulier dans un département populaire comme celui de la Seine-Saint-Denis, la CAF est un amortisseur social fondamental contre la crise économique. Ne pas prendre la mesure de la crise que traverse cette institution serait inconséquent.
Alors que s’ajoute cette annĂ©e de nouvelles charges pour la CAF – Ă savoir les impayĂ©s de loyer, le RSA jeunes ou la CMU complĂ©mentaire, le dĂ©puté interroge le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour ĂŞtre Ă la hauteur de « l’implosion » que vit la Caisse d’Allocations Familiales aujourd’hui. »











M. le député Maire,
Le collectif d’Epinay sur Seine pour la rĂ©ouverture de l’accueil caf vous invite Ă souternir et Ă participer au rassemblement et Ă la dĂ©lĂ©gation qui demande Ă ĂŞtre recue mercredi 31 mars Ă 14 h 30 par le ministre du travail, Ă vous adresser au ministre pour que la dĂ©lĂ©gation soit recue
contact gilles PARCABE, 06 75 16 99 05
cf appel ci dessous,
Collectif pour la réouverture de l’accueil CAF d’Epinay sur Seine, soutenu par les sections d’Epinay du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Alternatifs-citoyens, du Parti Ouvrier Indépendant , des élus
Epinay, le 24/3/2010
Un rassemblement composé d’allocataires, de militants des partis cités, et d’élus, parmi lesquels Bruno le Roux, député (PS), Serge Mery, conseiller général, vice président du conseil régional, Ghislaine Cailleux, conseillère municipale d’Epinay sur Seine (Alternatifs-citoyens), Line Teboul et Jean Jacques Carriquiriborde, conseillers municipaux de Stains (POI) s’est tenu mercredi 17 mars à 13 h devant l’accueil de la CAF tour Pleyel où une conférence de presse était convoquée.
Nous avons constaté les conditions dans lesquelles sont « accueillis » les allocataires, depuis la fermeture depuis février 2009, des accueils d’Epinay et de La Courneuve et depuis janvier dernier de Stains, Aubervilliers, Aulnay et Clichy Montfermeil :
A 14 h 30, les allocataires qui sortaient avaient attendu depuis 8 h du matin, soit pendant 6 h 30 debout, souvent avec des enfants en bas âge. A 11 h des numéros étaient attribués aux allocataires dans la file d’attente. A 14 h 30 les portes étaient fermées et les allocataires qui étaient arrivés après 11 h étaient refoulés. Un allocataire peut attendre 3 mois pour recouvrer ses droits (201 000 dossiers en instance !)
C’EST INADMISSIBLE! NOUS EXIGEONS LA REOUVERTURE IMMEDIATE DES ACCUEILS FERMES !
Nous demandons au ministre Eric Woerth et au Préfet de nommer immédiatement le personnel nécessaire (estimé à 100 par les organisations syndicales) pour permettre la réouverture des accueils et le traitement des dossiers.
Nous appelons les allocataires Ă participer Ă un
RASSEMBLEMENT
mercredi 31 mars à 14 h 30 au ministère du travail,
de la famille, de la solidarité et de la ville, 127 rue de Grenelle 75700 PARIS,
(RV à 13 h pour le départ devant la mairie d’Epinay)
Nous appelons les députés, sénateurs, conseillers généraux de Seine Saint Denis, les maires et élus des villes concernées à intervenir auprès du Ministre et du Préfet à se joindre au rassemblement et à la délégation .
Premier signataires : Bruno Le Roux député (PS), Yannick Trigance, conseiller régional (PS) Serge Mery, conseiller général, Martine Matmati, Daniel Rigault, conseillers municipaux d’Epinay (PCF), Ghislaine Cailleux (conseillère municipale Epinay- alternatifs citoyens), Line Teboul et Jean Jacques Carriquiriborde, conseillers municipaux de Stains (POI) Alexis Haouadeg, Roger Mansuy, (PCF) Pierre Gelas, Edith Masson (alternatifs citoyens), Françoise Ebermeyer, Jacques Guillez, Gilles Parcabe (POI)
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