Accueil » ActualitĂ©s, Services publics

la CAF est un amortisseur social fondamental. Ne pas prendre la mesure de la crise qu'elle traverse serait inconséquent.

24 mars 2010 3 558 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

En pleine campagne électorale, dans un courrier daté du 26 février, la situation décrite par le président de la CNAF à Monsieur Darcos  est passée quasiment inaperçue.

Pourtant dans ce courrier, Ă©tait dĂ©crite de façon trĂšs prĂ©cise la crise que traverse l’ensemble des CAF de notre pays et la dĂ©gradation du service public que subissent agents et usagers. Le prĂ©sident de la CNAF parle mĂȘme d’un risque « d’implosion » de l’ensemble de l’institution CAF (dĂ©couvrez son courrier ici)

Alors que face Ă  la crise Ă©conomique et au chĂŽmage, qui touche en particulier les habitants de notre dĂ©partement, la CAF devrait voir ses moyens augmenter en consĂ©quence, l’imprĂ©paration du gouvernement ajoutĂ© au dogme aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, produisent des situations incomprĂ©hensibles (fermeture d’agences,  attente de plusieurs heures pour les usagers, retard de plusieurs mois dans le traitement des dossiers).

Face Ă  cette situation dont souffre au quotidien les habitants du 93 qui veulent tout simplement avoir accĂšs Ă  leurs droits, j’ai soutenu la dĂ©marche du prĂ©sident de la CNAF et demandĂ© au ministre qu’il dĂ©bloque des moyens humains Ă  la hauteurs des enjeux.

Voici la question Ă©crite que je lui ai fait parvenir.

 » Monsieur le dĂ©putĂ© interroge Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la SolidaritĂ© et de la Ville, sur la situation « d’implosion » dans laquelle sont aujourd’hui les CAF, ainsi que vient de l’exprimer le prĂ©sident de la CNAF dans un courrier qu’il vient de vous adresser.

Cette « implosion » se traduit pour les usagers comme pour les salariés par une dégradation jusque là inconnue de la qualité du service rendu au public.

Pour les usagers, cela ce concrĂ©tise par des temps d’attente au guichet de plusieurs heures, quand les agences ne sont pas tout simplement fermĂ©es. Ainsi, En Seine-Saint-Denis, les accueils des CAF d’Aulnay-sous-Bois, Clichy-Montfermeil et Aubervilliers ont cessĂ© provisoirement de recevoir le public fin janvier et ce sont les agences de Saint-Denis et de Bobigny qui ont vu leur frĂ©quentation exploser.

Pire encore : dans son courrier, le prĂ©sident de la CNAF indique qu’il en est Ă  Ă©tablir des prioritĂ©s entre les prestations sociales versĂ©es. Voila aujourd’hui la CAF rĂ©duit Ă  choisir entre les versements des minimums sociaux et les allocations logements. Autrement dit, c’est tout simplement l’accĂšs Ă  leurs droits dont sont privĂ©es les personnes. Et mĂȘme sur les prioritĂ©s donnĂ©es, Ă  savoir le versement des minimums sociaux, la CAF n’est pas en mesure d’assurer Ă  100 % ce versement, mais affiche difficilement 80% de versement dans les temps.

A l’origine de cette situation inacceptable qui pĂ©nalise les personnes les plus fragiles, il y a bien sĂ»r la crise Ă©conomique qui a fait augmenter le nombre de prestataires. Mais voila maintenant 18 mois que le chĂŽmage s’envole mois aprĂšs mois, avec 3,4 millions de chĂŽmeurs aujourd’hui. Il Ă©tait donc possible d’anticiper le surplus de dossiers par une augmentation consĂ©quente du nombre d’agents. Mais pris au piĂšge d’une politique de rĂ©duction systĂ©matique et aveugle du nombre de fonctionnaires, dans l’ensemble de la fonction publique, aujourd’hui, ce sont les agents sur le terrain, en sous-effectifs, qui subissent la pression d’usagers lĂ©gitimement en colĂšre.

Dans notre pays, et en particulier dans un département populaire comme celui de la Seine-Saint-Denis, la CAF est un amortisseur social fondamental contre la crise économique. Ne pas prendre la mesure de la crise que traverse cette institution serait inconséquent.

Alors que s’ajoute cette annĂ©e de nouvelles charges pour la CAF – Ă  savoir les impayĂ©s de loyer, le RSA jeunes ou la CMU complĂ©mentaire, le dĂ©puté interroge le ministre sur les mesures qu’il entend prendre pour ĂȘtre Ă  la hauteur de « l’implosion » que vit la Caisse d’Allocations Familiales aujourd’hui. »

1 commentaire »

  • PARCABE Gilles a écrit :

    M. le député Maire,
    Le collectif d’Epinay sur Seine pour la rĂ©ouverture de l’accueil caf vous invite Ă  souternir et Ă  participer au rassemblement et Ă  la dĂ©lĂ©gation qui demande Ă  ĂȘtre recue mercredi 31 mars Ă  14 h 30 par le ministre du travail, Ă  vous adresser au ministre pour que la dĂ©lĂ©gation soit recue
    contact gilles PARCABE, 06 75 16 99 05
    cf appel ci dessous,

    Collectif pour la rĂ©ouverture de l’accueil CAF d’Epinay sur Seine, soutenu par les sections d’Epinay du Parti Socialiste, du Parti Communiste, des Alternatifs-citoyens, du Parti Ouvrier IndĂ©pendant , des Ă©lus
    Epinay, le 24/3/2010
    Un rassemblement composĂ© d’allocataires, de militants des partis citĂ©s, et d’élus, parmi lesquels Bruno le Roux, dĂ©putĂ© (PS), Serge Mery, conseiller gĂ©nĂ©ral, vice prĂ©sident du conseil rĂ©gional, Ghislaine Cailleux, conseillĂšre municipale d’Epinay sur Seine (Alternatifs-citoyens), Line Teboul et Jean Jacques Carriquiriborde, conseillers municipaux de Stains (POI) s’est tenu mercredi 17 mars Ă  13 h devant l’accueil de la CAF tour Pleyel oĂč une confĂ©rence de presse Ă©tait convoquĂ©e.
    Nous avons constatĂ© les conditions dans lesquelles sont « accueillis » les allocataires, depuis la fermeture depuis fĂ©vrier 2009, des accueils d’Epinay et de La Courneuve et depuis janvier dernier de Stains, Aubervilliers, Aulnay et Clichy Montfermeil :
    A 14 h 30, les allocataires qui sortaient avaient attendu depuis 8 h du matin, soit pendant 6 h 30 debout, souvent avec des enfants en bas Ăąge. A 11 h des numĂ©ros Ă©taient attribuĂ©s aux allocataires dans la file d’attente. A 14 h 30 les portes Ă©taient fermĂ©es et les allocataires qui Ă©taient arrivĂ©s aprĂšs 11 h Ă©taient refoulĂ©s. Un allocataire peut attendre 3 mois pour recouvrer ses droits (201 000 dossiers en instance !)
    C’EST INADMISSIBLE! NOUS EXIGEONS LA REOUVERTURE IMMEDIATE DES ACCUEILS FERMES !
    Nous demandons au ministre Eric Woerth et au Préfet de nommer immédiatement le personnel nécessaire (estimé à 100 par les organisations syndicales) pour permettre la réouverture des accueils et le traitement des dossiers.
    Nous appelons les allocataires Ă  participer Ă  un
    RASSEMBLEMENT
    mercredi 31 mars Ă  14 h 30 au ministĂšre du travail,
    de la famille, de la solidarité et de la ville, 127 rue de Grenelle 75700 PARIS,
    (RV Ă  13 h pour le dĂ©part devant la mairie d’Epinay)

    Nous appelons les députés, sénateurs, conseillers généraux de Seine Saint Denis, les maires et élus des villes concernées à intervenir auprÚs du Ministre et du Préfet à se joindre au rassemblement et à la délégation .

    Premier signataires : Bruno Le Roux dĂ©putĂ© (PS), Yannick Trigance, conseiller rĂ©gional (PS) Serge Mery, conseiller gĂ©nĂ©ral, Martine Matmati, Daniel Rigault, conseillers municipaux d’Epinay (PCF), Ghislaine Cailleux (conseillĂšre municipale Epinay- alternatifs citoyens), Line Teboul et Jean Jacques Carriquiriborde, conseillers municipaux de Stains (POI) Alexis Haouadeg, Roger Mansuy, (PCF) Pierre Gelas, Edith Masson (alternatifs citoyens), Françoise Ebermeyer, Jacques Guillez, Gilles Parcabe (POI)

Laissez votre réponse !

Ajoutez votre commentaire si dessous, ou le trackback de votre propre site. Vous pouvez aussi vous abonner aux commentaires via RSS.

Vous pouvez utiliser ces balises :
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>