Lettre ouverte au Président de la République
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Habitants de Tremblay-en-France, citoyens, ensemble, nous refusons la violence. Signons cette lettre ouverte au président de la République.
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Monsieur le Président de la République,
Notre ville a rĂ©cemment fait bien, malgrĂ© elle, la une des media. Une Ă©mission de tĂ©lĂ©vision racoleuse sur TFI lundi 29 mars, la saisie spectaculaire, ce mĂŞme jour, de près de 1 million d’euros et de stupĂ©fiants dans un immeuble du centre ville, suivie de l’incendie criminel d’un bus, deux jours plus tard, ont donnĂ© de Tremblay une image que nous rĂ©cusons avec force.
Nous refusons de voir notre ville salie par quelques trafiquants et dĂ©linquants. Nous refusons de voir s’installer des pratiques mafieuses qui pĂ©nalisent d’abord les familles les plus modestes, ceux qui se lèvent tĂ´t pour des emplois prĂ©caires et des salaires qui restent dĂ©sespĂ©rĂ©ment bas. Aucune difficultĂ©, quelle qu’elle soit, ne saurait justifier ces pratiques.
Monsieur le PrĂ©sident, il est de votre responsabilitĂ© de faire assurer partout la loi de la RĂ©publique. Il est de votre rĂ´le de chef d’État d’assurer Ă chacun la possibilitĂ© de vivre dans la dignitĂ© et la sĂ©curitĂ©. C’est pourquoi nous en appelons Ă vous.
La police nationale et la justice doivent avoir les moyens humains et matĂ©riels de mettre fin Ă ces trafics qui empoisonnent tout un quartier et sont un danger permanent pour nos enfants. Ils doivent pouvoir assurer Ă chacun le droit de vivre en paix dans l’espace public comme au sein mĂŞme de son immeuble.
Il faut Ă©galement s’attaquer aux difficultĂ©s sur lesquelles prospère la dĂ©linquance. LĂ aussi, c’est l’Ă©galitĂ© des citoyens dans la RĂ©publique qui est en cause.
Le quartier du centre ville cumule les difficultĂ©s sociales et Ă©conomiques. Qu’il s’agisse du taux de chĂ´mage, de la faiblesse des revenus des familles, du nombre de familles en grande difficultĂ© : tous les indicateurs sont lĂ . Une profonde rĂ©novation urbaine et sociale s’impose.
Malheureusement, malgrĂ© de très nombreuses interventions de la municipalitĂ© et du Maire, jusqu’ici les aides de l’État ont Ă©tĂ© refusĂ©es aux Tremblaysiens. La ville a consenti des efforts considĂ©rables, mais elle se retrouve seule face Ă une situation qui va bien au-delĂ de ses moyens. Nous demandons Ă pouvoir bĂ©nĂ©ficier des dispositifs publics d’aide Ă la rĂ©novation urbaine des quartiers en difficultĂ©s comme l’ANRU (Agence Nationale de RĂ©novation Urbaine).
Monsieur le Président, notre ville est plurielle, dynamique, riche de talents et de volontés. Elle a une vie sociale, sportive, culturelle intense et animée.
Les valeurs de la RĂ©publique auxquelles nous sommes tous très attachĂ©s doivent s’exercer partout. Au-delĂ de simples opĂ©rations de communication, nous espĂ©rons des actes concrets et des rĂ©sultats visibles.
Veuillez agrĂ©er, Monsieur le PrĂ©sident, l’expression de nos sentiments attentifs.
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Bonjour Monsieur le Maire,
Je vous ai rencontrĂ© hier, je vous ai Ă©crit avec violence et je m’en excuse pour ce que je lis ici, car j’apprĂ©cie votre intervention.
Le quartier du centre ville mĂ©rite une rĂ©elle prise en charge du gouvernement. Son intĂ©rĂŞt citoyen, culturel, et d’intelligence est un atout pour la communautĂ© tremblaysienne. L’Ă©tat DOIT agir et assumer ses droits rĂ©galiens, bien Ă©videmment, il n’est jamais trop tard pour l’exigence.
Comme vous le dîtes si bien, nous sommes seuls, trop seuls à lutter contre quelques petits voyous.
Depuis des dĂ©cennies, la RĂ©publique française nous a montrĂ© qu’elle pouvait rĂ©agir, qu’elle pouvait s’octroyer des moyens pour de nobles causes; aujourd’hui, j’attends de l’Etat qu’il soit Ă la hauteur et de notre passĂ© et de nos ambitions.
Car la violence, les trafiquants, la drogue, le sexe,…, ne sont pas de simples jeux vidĂ©os, nous, tremblaysiens, nous savons que vous, Monsieur le maire, ne pouvez pas tout dans la bataille prĂ©ventive et d’Ă©ducation, et que nous aurons besoin de l’intervention protectrice de la mère patrie.
Ce qui se passe à Tremblay-en-France se passe dans s’autres communes, et j’espère sincèrement que les problèmes de société que nous vivons ici serviront d’exemple et de motivation.
Je vous soutiens, Monsieur le député-maire François Asensi, et je mets toute ma confiance en vous pour que nos voix soient entendues et respectées.
Parce qu’il y a dans chaque homme l’humanité, parce qu’il y a dans chaque cœur toute la nature, je pense que le pouvoir en place doit s’obliger à répondre avec force comme avec cœur aux questions de vie qui dépassent le seuil de notre simple et multiple commune.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le maire, mes sincères et respectueuses salutations.
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