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Conférence de presse : TF1 a stigmatisé Tremblay. Je n'accepte pas que ses habitants soient discriminés!

21 avril 2010 10 834 vues 2 commentaires Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Je vous propose de retrouver les propos que j’ai prononcĂ©s lors d’une confĂ©rence de presse Ă  l’AssemblĂ©e nationale, le mercredi 21 avril, en rĂ©action au reportage de TF1 « Mon voisin est un dealer ».

J’ai annoncĂ© que la ville de Tremblay-en-France porterait plainte contre la chaĂźne qui a diffusĂ© ce reportage racoleur et portĂ© atteinte Ă  l’image de la ville.

François ASENSI

Maire de Tremblay-en-France, Député de Seine-Saint-Denis


Le 29 mars dernier, la diffusion sur TF1 d’un reportage racoleur intitulĂ© « Mon voisin est un dealer » a placĂ© Tremblay-en-France au centre d’un tsunami mĂ©diatique.

L’angle rĂ©ducteur et caricatural adoptĂ© par l’émission Haute dĂ©finition a stigmatisĂ© la commune et ses habitants. L’image de notre citĂ© en est profondĂ©ment affectĂ©e, je le crains de maniĂšre durable.

Tremblay, jusque lĂ  inconnue de bien des français, a Ă©tĂ© assimilĂ©e par l’émission de TF1 Ă  un vulgaire « supermarchĂ© de la drogue ». Elle est devenue aux yeux de tous l’archĂ©type d’une ville dangereuse et pour ainsi dire infrĂ©quentable.

***

Loin de moi l’idĂ©e de nier la rĂ©alitĂ© du trafic de drogue Ă  Tremblay-en-France, sa violence, son ancrage social sur une logique mafieuse dans un quartier de la ville, et plus prĂ©cisĂ©ment 6 cages d’escaliers.

Je ne cherche aucunement Ă  masquer ce phĂ©nomĂšne prĂ©occupant qui touche malheureusement l’ensemble des mĂ©tropoles urbaines confrontĂ©es Ă  l’exclusion sociale. L’ampleur de la saisie opĂ©rĂ©e par les forces de police dans le grand ensemble de Tremblay en atteste.

Depuis de nombreuses annĂ©es, je demande Ă  l’Etat d’assumer ses missions rĂ©galiennes. Il y a deux ans dĂ©jĂ , j’avais conduit le prĂ©fet de Seine-Saint-Denis dans ces cages d’escaliers. Le 1er fĂ©vrier, devant 250 personnes qui participaient en mairie Ă  une rĂ©union que j’avais convoquĂ©, j’ai dĂ©signĂ© prĂ©cisĂ©ment les lieux de trafic soit disant rĂ©vĂ©lĂ©s par le reportage de TF1.

A la suite de l’opĂ©ration de police et de la diffusion de l’émission de TF1, un acte criminel s’est produit avec l’incendie d’un bus. D’autres bus ont Ă©tĂ© caillassĂ©s. Ces actes ne peuvent bĂ©nĂ©ficier d’aucune excuse. Je les condamne avec la plus grande fermetĂ©. Je n’accepte pas qu’une poignĂ©e de dĂ©linquants empoisonne la vie des rĂ©sidents les plus modestes et dĂ©stabilise le vivre ensemble dans le grand ensemble de Tremblay-en-France.

***

Le PrĂ©sident de la RĂ©publique annonçait hier la plus grande fermetĂ© contre le trafic. Je tiens Ă  le rĂ©affirmer ici : il ne peut y avoir d’ordre rĂ©publicain sans Ă©galitĂ© rĂ©publicaine.

L’approche sĂ©curitaire seule est impuissante Ă  faire reculer le terreau social sur lequel s’enracinent les incivilitĂ©s et l’économie parallĂšle.

Je regrette que le PrĂ©sident de la RĂ©publique lors de sa venue en Seine-Saint-Denis ait fait l’impasse sur la spĂ©cialisation grandissante des territoires qui mine la cohĂ©sion sociale.

Le grand ensemble de Tremblay-en-France, Ă  l’instar d’autres quartiers populaires, connaĂźt une spirale de relĂ©gation sociale qui progresse inexorablement depuis 30 ans.

Ce grand ensemble, c’est 3000 logements sociaux d’un seul tenant. C’est le plus grand ensemble de Seine-Saint-Denis avec ses 25 tours.

Dans certains immeubles d’habitation, la moitiĂ© de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©, avec un revenu mĂ©dian de 728 euros par mois.

C’est le tocsin de l’urgence sociale qui sonne sans que l’ensemble de la sociĂ©tĂ© ne semble en prendre la mesure.

Certains diffusent une image trompeuse de Tremblay, en raison des retombĂ©es de l’aĂ©roport Charles de Gaulle. Mais comment justifier ce paradoxe : la prĂ©sence sur 1/3 de la ville du principal site aĂ©roportuaire français et ses 100 000 emplois ne prĂ©munissent pas contre un chĂŽmage de masse dans le centre ville de Tremblay, avec plus de 20%.

Le processus de relĂ©gation sociale dont pĂątit le grand ensemble de la ville s’accentue Ă  chaque atteinte contre la mixitĂ© sociale.

Prenez la politique de surloyers dans le logement social. En chassant les populations aux revenus moyens des HLM, elle concentrera plus encore les familles en grande précarité.

Voyez les effets de la suppression de la carte scolaire dans le secondaire. Le dernier rapport de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles souligne le dĂ©part des tĂȘtes de classes des Ă©tablissements les plus difficiles.

De plan Marschall annoncĂ© en Plan Espoir Banlieues se dessine un retrait permanent de l’Etat.

Les Tremblaysiens le ressentent comme une vĂ©ritable mise Ă  l’écart de la RĂ©publique.

Malgré des indicateurs sociaux alarmants dans le grand ensemble du centre ville, comparables voire supérieurs à ceux des zones urbaines sensibles, Tremblay a été exclu du dispositif de rénovation urbaine et ne bénéficie que résiduellement des crédits de la politique de la ville.

Je conteste cette situation incompréhensible aux yeux de nombreux acteurs de ce domaine.

Tremblay subit lĂ  une vĂ©ritable discrimination institutionnelle et la municipalitĂ© se rĂ©serve le droit de saisir la HALDE au motif d’une discrimination territoriale. Les derniĂšres dĂ©cisions de cet organisme ont admis la pertinence de cette notion et ouvert la voie Ă  sa reconnaissance juridique.

J’appelle solennellement Ă  ce que tout soit mis en Ɠuvre pour intĂ©grer Tremblay au plus vite aux dispositifs de politique de la ville et notamment Ă  la deuxiĂšme phase de la rĂ©novation urbaine.

***

Bien sĂ»r, TF1 n’est pas responsable de cette relĂ©gation sociale. La chaĂźne s’est contentĂ© de la prendre pour cadre.

Mais la puissance de frappe mĂ©diatique de l’émission de TF1 est Ă  l’origine directe de la stigmatisation de Tremblay-en-France.

C’est de cette atteinte à l’image de la ville dont il est aujourd’hui question.

La presse doit couvrir sans interdit l’ensemble de la sociĂ©tĂ© française. Elle doit pouvoir le faire Ă  l’abri des pressions et des violences.

Mais ce qui est en cause ici, c’est une certaine maniĂšre de dĂ©crire les quartiers populaires.

La crise des banlieues de 2005 avait abouti à une prise de conscience sur la nécessité de traiter de maniÚre nuancée, complexe, la vie dans nos cités. Je crains que ces enseignements ne soient progressivement abandonnés par certains médias.

Sous le vernis de l’information, le nouveau magazine d’investigation de la premiĂšre chaĂźne s’est abandonnĂ© Ă  une posture voyeuriste. Il ne s’agit lĂ  que du rĂ©sultat de la course Ă  l’audimat.

J’ai refusĂ© de participer Ă  cette mise en scĂšne de l’information, manifestement orientĂ©e pour diffuser une fausse image de Tremblay. Le premier magistrat de la ville n’a pas Ă  participer Ă  cette entreprise. La suite nous a donnĂ© raison.

La gravitĂ© du sujet abordĂ© n’autorise pourtant pas une mise en scĂšne – spectacle telle que celle de l’émission de TF1. Que peut-on attendre d’une rĂ©alisation anxiogĂšne par l’enchainement des images et des bandes sons, si ce n’est une rĂ©action de rejet et de peur ?

Si ce n’est le renforcement de la stigmatisation de notre ville ?

J’évoquais le caractĂšre rĂ©ducteur du reportage « Mon Voisin est un dealer ». En 37 minutes de reportage, les autres facettes de Tremblay-en-France sont Ă©voquĂ©es en seulement 17 secondes. Comment cette poignĂ©e de secondes pourrait-elle offrir de Tremblay-en-France une image Ă©quilibrĂ©e ?

Comment une poignĂ©e de secondes permettrait-elle au tĂ©lĂ©spectateur d’apprĂ©hender ces trafics de stupĂ©fiants dans l’histoire complexe d’une ville comme la nĂŽtre?

La vie Ă  Tremblay-en-France ne se rĂ©sume pas au trafic et aux violences. Le reportage laisse de cĂŽtĂ© l’urbanitĂ© des villes de banlieue, leur dynamisme social. Les habitants ne reconnaissent pas leur ville dans les images tournĂ©es par TF1.

La rĂ©alitĂ©, c’est que cette Ă©mission s’est servie de Tremblay-en-France pour reproduire un clichĂ© de la banlieue qui conforte les prĂ©jugĂ©s. Ce reportage revendiquait une vision inĂ©dite des quartiers populaires, il n’en est rien.

Le titre racoleur du reportage, « Mon voisin est un dealer », est une provocation inacceptable. Il insinue que le trafic est gĂ©nĂ©ralisĂ© et attise la suspicion des tremblaysiens envers leur entourage le plus proche. C’est un climat de dĂ©fiance que le reportage de TF1 contribue Ă  crĂ©er.

Le grand ensemble de Tremblay-en-France est reprĂ©sentĂ© comme une zone de non-droit, un territoire hors de la RĂ©publique oĂč s’appliquent des rĂšgles d’exception. Un quartier si hostile qu’il est impossible d’y pĂ©nĂ©trer sans un guide.

Cette description outranciĂšre renforce la mise Ă  l’écart de ce quartier oĂč 6 cages d’escalier sont concernĂ©es par le trafic de drogue.

Le CSA a rĂ©cemment rappelĂ© Ă  l’ordre TF1 pour son Ă©mission Sept Ă  Huit consacrĂ©e Ă  la ville de Maubeuge, pour dĂ©plorer une « dramatisation excessive » et une « image rĂ©ductrice ». Cet avertissement n’a manifestement pas Ă©tĂ© Ă©coutĂ© et je compte saisir le Conseil SupĂ©rieur de l’Audiovisuel sur le contenu du reportage « Mon voisin est un dealer ».

***

L’image de Tremblay-en-France a Ă©tĂ© salie par cette couverture caricaturale de TF1, et ce alors que des doutes sĂ©rieux ont Ă©tĂ© exprimĂ©s sur les conditions de rĂ©alisation du reportage depuis sa diffusion.

Il n’est pas anodin que l’acteur principal, le rappeur Larsen se soit dissociĂ© du reportage de TF1. La personne mĂȘme que la journaliste a sollicitĂ© pour l’accompagner dans la ville.

Le rappeur Larsen, dans un article publiĂ© sur le site d’information Bondy Blog, estime avoir Ă©tĂ© « utilisé » et affirme que la plupart des personnes prĂ©sentĂ©es comme des trafiquants ne l’étaient pas. « Je n’Ă©tais pas complĂštement bĂȘte pour prendre le risque de prĂ©senter des vrais dealers Ă  TF1 ! », a-t-il dĂ©clarĂ©.

Selon lui, je cite, « voyant que les gens ne parlaient pas trop, notamment les jeunes, TF1 a montĂ© un scĂ©nario qui n’avait rien Ă  voir avec ce qui Ă©tait convenu au dĂ©part. TF1 m’a utilisĂ© de façon Ă  ce que les jeunes se montrent et parlent Ă  la camĂ©ra, mais moi, je ne devais pas apparaĂźtre. »

C’est une accusation grave de mise en scĂšne qui est portĂ©e. TF1 ne peut s’en tenir Ă  une simple disqualification de ce tĂ©moin.

Pour la sociĂ©tĂ© de production de l’émission Haute dĂ©finition, il n’est pas supportable que nous relayions ces doutes sĂ©rieux. Elle menace de m’attaquer en diffamation.

Tremblay-en-France, salie par ce reportage, a le droit de connaßtre la vérité.

Pour ma part je m’interroge : quel intĂ©rĂȘt de vĂ©ritables dealers auraient-ils Ă  tĂ©moigner sur une grande chaĂźne, au risque d’exposer leur mode opĂ©ratoire et faciliter l’action de la police ?

Leur floutage n’a d’ailleurs trompĂ© personne. Les habitants ont reconnu sans peine les jeunes prĂ©sentĂ©s dans ce reportage.

En outre, la confiance de certains tĂ©moins a Ă©tĂ© abusĂ©e, et le tremblaysien Ă  mes cĂŽtĂ©s, vous l’exposera.

Ce faisceau de suspicions tangibles rend d’autant moins tolĂ©rable la stigmatisation dont Tremblay-en-France est victime Ă  la suite de ce reportage.

Le reportage de TF1 a causĂ© un prĂ©judice considĂ©rable Ă  l’image de la ville de Tremblay-en-France et Ă  ses habitants par son caractĂšre caricatural.

La municipalitĂ© s’estime en droit de demander rĂ©paration Ă  la chaĂźne.

Je vous annonce qu’une action judiciaire sera engagĂ©e pour atteinte au droit Ă  l’image de la ville dans les prochains jours.

***

Depuis sa diffusion et les incidents qui ont suivi, prĂšs de 70 articles de la presse nationale ont Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  la ville de Tremblay-en-France. Nombre d’entre eux citent dĂ©sormais notre ville comme l’archĂ©type de la violence urbaine en traitant d’incidents dans d’autres communes.

Le sensationnalisme s’est invitĂ© Ă  la une de plusieurs journaux Ă©voquant une ville « en Ă©tat de siĂšge » (MĂ©tro) et la « lente descente aux enfers » (Le Monde) de Tremblay-en-France.

Sous la plume d’un grand Ă©crivain comme Tahar Ben Jelloun, qui ne connaĂźt sans doute pas notre ville, Tremblay-en-France, je cite, « est devenue le repĂšre des trafiquants et des bandits ». Je serais heureux de le recevoir afin de lui montrer le vrai visage de notre ville.

Depuis trois semaines, les tĂ©moignages d’habitants affluent sur les mises Ă  l’écart inacceptables dont ils sont victimes.

Je souhaite vous en donner quelques exemples.

Le Tournoi international de football poussin organisĂ© Ă  Tremblay-en-France le week end dernier rassemblait quelques uns des plus grands clubs europĂ©ens. L’image renvoyĂ©e de la ville Ă  l’extĂ©rieur les a incitĂ©s Ă  annuler leur participation.

Le week end dernier, un groupe scolaire extĂ©rieur Ă  la ville d’une cinquantaine d’élĂšves devaient assister Ă  une reprĂ©sentation de l’Avare au ThĂ©Ăątre Aragon, scĂšne conventionnĂ©e en plein cƓur du grand ensemble de Tremblay. Les organisateurs ont dĂ©cidĂ© d’annuler cette sortie pĂ©dagogique, par crainte de l’insĂ©curitĂ© qui aurait pu rĂ©gner dans notre ville.

Dimanche, 10 jeunes tremblaysiennes, de tous les quartiers de la ville, ont intĂ©grĂ© un sĂ©jour Ă  la montagne aux cotĂ©s d’adolescentes de Trappes, Garges-les-Gonesses, Vitry-sur-Seine. A la descente de leur bus, les tremblaysiennes et elles seules ont Ă©tĂ© prise Ă  partie par l’encadrement du centre de sĂ©jour. En clair, le discours signifiait : « nous vous tenons Ă  l’Ɠil. » Ces adolescentes sont profondĂ©ment choquĂ©es de cette exclusion, de cette humiliation, d’autant qu’elles avaient Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es pour leur comportement exemplaire.

On le voit, les efforts considĂ©rables des acteurs associatifs et de la municipalitĂ© pour permettre l’accĂšs de tous Ă  la culture, aux sports, aux loisirs sont contrariĂ©s.

Dans de nombreux Ă©quipements culturels, les personnels nous font part d’annulations de rĂ©servations. L’équilibre de ce quartier est prĂ©caire, cette stigmatisation risque de le renfermer sur lui-mĂȘme.

Sur l’ensemble de la ville, les agents immobiliers constatent une baisse de la demande et des annulations de vente.

Je ne compte plus les habitants qui me rapportent les réactions effrayées de leurs connaissances quand ils disent habiter Tremblay.

Imaginez un peu la rĂ©action d’un employeur recevant les CV de jeunes de notre ville et se posant la question : «  Est-ce un dealer ou est-ce son voisin ? »

***

Tremblay-en-France stigmatisĂ©e et mise Ă  l’écart de la solidaritĂ© nationale n’est pas la ville rĂ©signĂ©e dĂ©peinte dans le reportage de TF1.

Elle entend se battre pour bĂ©nĂ©ficier enfin des crĂ©dits de la politique de la ville, et faire reconnaĂźtre le prĂ©judice qu’elle a subi en se tournant vers le CSA et les juridictions.

Je vous remercie.

 

2 commentaires »

  • Boitte a écrit :

    Cher François Asensi,
    EntiĂšrement d’accord : les conditions de tournage et de montage de ce reportage doivent ĂȘtre dĂ©cortiquĂ©es. Et si M. Chain a bien fait son boulot, a respectĂ© les rĂšgles dĂ©ontologiques de son mĂ©tier, il ne devrait pas le refuser !

    Vous pourriez Ă©galement citer AndrĂ© Gunthert dont l’article sur son excellent site culturevisuelle.org, contient lepassage suivant : « […] ouvrons les journaux, les magazines, regardons l’info tĂ©lĂ©visĂ©e. Comme la photo de Tremblay-en-France, la plus grande partie des images utilisĂ©es ont au mieux une apparence journalistique, mais suivent en rĂ©alitĂ© les rĂšgles de l’illustration. Images dĂ©coratives, images d’ambiance, images-clichĂ©s qui incarnent un rĂ©cit prĂ©fabriquĂ©, images qui suggĂšrent et font croire, prennent le lecteur par la main et le guident vers ce qu’il faut penser »
    (La cité qui tremblait, Lundi 5 avril 2010,
    http://culturevisuelle.org/icones/503)

    Gilles Boitte
    Sevran (93)

  • rojat a écrit :

    je soutiens mr asensi car dans les beaux quartiers ya du trafic et sur les plateaux tele dont la une la drogue circule surement alors les faiseurs de morale bonsoir on a que ca des moralisateurs et ils font pire que les autres c est prouve les jeunes de tremblay ou d ailleurs comment feront ils pour aller chercher du taf mr chain s en fout il est super bien paye et il m est antipathique

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