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Parc de la Poudrerie : " Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse Ă©cologique et naturelle du Parc."

11 mai 2010 2 316 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Parce que les enfants ont droit de dĂ©couvrir toute la richesse de la nature, je viens d’Ă©crire Ă  Monsieur Borloo, afin que les jeunes villepintois puissent, Ă  nouveau et au plus vite, profiter du centre nature de leur ville qui est au coeur du parc de la Pourdrerie.

Nelly Roland, la maire de Villepinte, veut en effet faire du centre nature un espace prioritaire pour la sensibilisation des jeunes aux problÚmes écologiques et à la nécessité de la préservation de notre patrimoine naturel. Bien entendu, je soutiens sa démarche.

ConfrontĂ©e aux problĂšmes de pollution , elle a du pourtant fermer le centre nature. Il s’agit donc par mon intervention de demander Ă  l’Etat de prendre ses responsabilitĂ©s pour que trĂšs vite le centre soit Ă  nouveau ouvert Ă  tous les jeunes villepintois.

En effet, les activitĂ©s militaires ont polluĂ©es les sols de ce magnifique site qu’est le Parc de la Poudrerie.  Des solutions de dĂ©pollution existent. Mais contrairement Ă  tous les principes de responsabilitĂ© Ă©cologiques qui impliquent la rĂšgle du « pollueur-payeur », l’Etat demande aux contribuables de nos villes de payer la facture de la dĂ©pollution, alors que ce sont des activitĂ©s d’Etat qui rendent impraticable le site de la ville.

J’ai donc demandĂ© Ă  Monsieur Borloo de ne pas faire peser aux collectivitĂ©s locales des dĂ©penses qui ne relĂšvent pas de leurs choix. Je lui ai aussi demandĂ© d’examiner une solution intermĂ©diaire, qui serait l’utilisation de bĂątiment du ministĂšre de la DĂ©fense. Ainsi, les jeunes villepintois ne seraient plus privĂ©s du plaisir de dĂ©couvrir ce parc.

voici mon intervention

Le dĂ©putĂ© François Asensi attire l’attention du Ministre de l’Ă©cologie, de l’Ă©nergie, du dĂ©veloppement durable et de la mer, sur la dĂ©pollution du centre nature de Villepinte situĂ© dans le parc de la Poudrerie.

DĂšs 2005, la question d’éventuelles pollutions liĂ©es aux activitĂ©s militaires prĂ©sentes sur ce site se sont posĂ©es. En mai 2005, le dĂ©putĂ© demandait au ministre de l’Ă©cologie et du dĂ©veloppement durable de mettre fin Ă  cette situation. Il a fallu bien d’autres interventions, pour que l’État prenne enfin en compte la rĂ©alitĂ© des « pollutions rĂ©siduelles » prĂ©sentes dans ce magnifique espace boisĂ© de 120 hectares.

Fin mai 2008, une premiĂšre phase des Ă©tudes conduites, permet de conclure qu’il n’y a pas d’incompatibilitĂ© entre l’état du milieu et les usages, Ă  l’exception du centre nature de Villepinte. En effet, une pollution au mercure et au plomb, trace de l’activitĂ© militaire de l’État dans ce site, le rendait impropre Ă  toute utilisation par des enfants. Le 1er juin 2008 le maire de Villepinte prenait alors la dĂ©cision de le fermer, alors que son amĂ©nagement intĂ©rieur a pourtant Ă©tĂ© intĂ©gralement financĂ© par la ville et un animateur nature embauchĂ© pour dĂ©velopper des activitĂ©s de dĂ©couverte pour les enfants. C’est au total quelques 443 000 € que cette commune aura versĂ©s entre 1999 et 2009, pour ce centre nature, qui est depuis le 1er juin 2008 fermĂ© aux enfants de Villepinte.

Les travaux de dĂ©pollution Ă  mettre en Ɠuvre sont importants et concernent non seulement les sols autour et sous le bĂątiment, mais aussi les fondations et la dalle. Les travaux Ă  entreprendre nĂ©cessitent donc une intervention sur le bĂąti existant, dans un ensemble de contraintes fortes. Le site est en effet zone Natura 2000 et site naturel classĂ© au titre de la loi de 1930.

Pour permettre Ă  nouveaux aux enfants villepintois de profiter de cette structure, les services de l’État ont conduit des Ă©tudes et proposent 3 hypothĂšses de travail. Les deux premiĂšres comprennent la dĂ©pollution des sols situĂ©s dans l’emprise et sous le bĂątiment. Cette solution technique permet la conservation de ce bĂątiment. La troisiĂšme consiste en la dĂ©molition pure et simple du bĂątiment avant dĂ©pollution des sols, les services du ministĂšre proposant que la nouvelle communautĂ© d’agglomĂ©ration « Plaine de France » finance cette reconstruction. Cette solution est d’une part impossible puisque le site est classĂ©, mais d’autre part inacceptable car elle dĂ©responsabilise l’Etat. Il ne saurait faire reporter une partie des dĂ©penses qui lui incombent sur les collectivitĂ©s territoriales ou leurs Ă©tablissements de coopĂ©ration intercommunale.

Reste qu’Ă  ce jour aucune solution transitoire pour accueillir les enfants de Villepinte n’a Ă©tĂ© proposĂ©e. Aucune des diverses solutions Ă©voquĂ©es n’est Ă  ce jour travaillĂ©e, en particulier celle d’une utilisation provisoire des bĂątiments propriĂ©tĂ© du ministĂšre de la dĂ©fense nationale actuellement non ou sous-utilisĂ©s.

Le dĂ©putĂ© demande donc au ministre de bien vouloir lui signifier la solution de dĂ©pollution vers laquelle s’oriente l’Etat, les dĂ©lais pour sa mise en application et les dispositions intermĂ©diaires qui permettraient aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse Ă©cologique et naturelle du Parc de la Poudrerie.

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