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Parc de la Poudrerie : " Monsieur Borloo, il faut permettre aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc."

11 mai 2010 2 309 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Parce que les enfants ont droit de découvrir toute la richesse de la nature, je viens d’écrire à Monsieur Borloo, afin que les jeunes villepintois puissent, à nouveau et au plus vite, profiter du centre nature de leur ville qui est au coeur du parc de la Pourdrerie.

Nelly Roland, la maire de Villepinte, veut en effet faire du centre nature un espace prioritaire pour la sensibilisation des jeunes aux problèmes écologiques et à la nécessité de la préservation de notre patrimoine naturel. Bien entendu, je soutiens sa démarche.

Confrontée aux problèmes de pollution , elle a du pourtant fermer le centre nature. Il s’agit donc par mon intervention de demander à l’Etat de prendre ses responsabilités pour que très vite le centre soit à nouveau ouvert à tous les jeunes villepintois.

En effet, les activités militaires ont polluées les sols de ce magnifique site qu’est le Parc de la Poudrerie.  Des solutions de dépollution existent. Mais contrairement à tous les principes de responsabilité écologiques qui impliquent la règle du « pollueur-payeur », l’Etat demande aux contribuables de nos villes de payer la facture de la dépollution, alors que ce sont des activités d’Etat qui rendent impraticable le site de la ville.

J’ai donc demandé à Monsieur Borloo de ne pas faire peser aux collectivités locales des dépenses qui ne relèvent pas de leurs choix. Je lui ai aussi demandé d’examiner une solution intermédiaire, qui serait l’utilisation de bâtiment du ministère de la Défense. Ainsi, les jeunes villepintois ne seraient plus privés du plaisir de découvrir ce parc.

voici mon intervention

Le député François Asensi attire l’attention du Ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, sur la dépollution du centre nature de Villepinte situé dans le parc de la Poudrerie.

Dès 2005, la question d’éventuelles pollutions liées aux activités militaires présentes sur ce site se sont posées. En mai 2005, le député demandait au ministre de l’écologie et du développement durable de mettre fin à cette situation. Il a fallu bien d’autres interventions, pour que l’État prenne enfin en compte la réalité des « pollutions résiduelles » présentes dans ce magnifique espace boisé de 120 hectares.

Fin mai 2008, une première phase des études conduites, permet de conclure qu’il n’y a pas d’incompatibilité entre l’état du milieu et les usages, à l’exception du centre nature de Villepinte. En effet, une pollution au mercure et au plomb, trace de l’activité militaire de l’État dans ce site, le rendait impropre à toute utilisation par des enfants. Le 1er juin 2008 le maire de Villepinte prenait alors la décision de le fermer, alors que son aménagement intérieur a pourtant été intégralement financé par la ville et un animateur nature embauché pour développer des activités de découverte pour les enfants. C’est au total quelques 443 000 € que cette commune aura versés entre 1999 et 2009, pour ce centre nature, qui est depuis le 1er juin 2008 fermé aux enfants de Villepinte.

Les travaux de dépollution à mettre en œuvre sont importants et concernent non seulement les sols autour et sous le bâtiment, mais aussi les fondations et la dalle. Les travaux à entreprendre nécessitent donc une intervention sur le bâti existant, dans un ensemble de contraintes fortes. Le site est en effet zone Natura 2000 et site naturel classé au titre de la loi de 1930.

Pour permettre à nouveaux aux enfants villepintois de profiter de cette structure, les services de l’État ont conduit des études et proposent 3 hypothèses de travail. Les deux premières comprennent la dépollution des sols situés dans l’emprise et sous le bâtiment. Cette solution technique permet la conservation de ce bâtiment. La troisième consiste en la démolition pure et simple du bâtiment avant dépollution des sols, les services du ministère proposant que la nouvelle communauté d’agglomération « Plaine de France » finance cette reconstruction. Cette solution est d’une part impossible puisque le site est classé, mais d’autre part inacceptable car elle déresponsabilise l’Etat. Il ne saurait faire reporter une partie des dépenses qui lui incombent sur les collectivités territoriales ou leurs établissements de coopération intercommunale.

Reste qu’à ce jour aucune solution transitoire pour accueillir les enfants de Villepinte n’a été proposée. Aucune des diverses solutions évoquées n’est à ce jour travaillée, en particulier celle d’une utilisation provisoire des bâtiments propriété du ministère de la défense nationale actuellement non ou sous-utilisés.

Le député demande donc au ministre de bien vouloir lui signifier la solution de dépollution vers laquelle s’oriente l’Etat, les délais pour sa mise en application et les dispositions intermédiaires qui permettraient aux jeunes villepintois de profiter au plus vite de la richesse écologique et naturelle du Parc de la Poudrerie.

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