« 0 810 »… l'Etat aux abonnés absents !
« Il faut privatiser pour rendre les services publics plus proche des gens »… Voilà ce que la soi-disant modernité capitaliste nous assène en permanence.
Qui a donc essayé de prendre contact avec les anciens services publics privatisés pour un renseignement ou une question connaît pourtant la réalité de cette « proximité » !
Plus d’agences près de chez soi, plus d’agents que l’on connaît, les entreprises comme EDF et GDF n’ont désormais pour seule visage que leur « 0 810 », anonyme et distant. Il est devenu impossible d’avoir le même interlocuteur et impossible de joindre un responsable. Alors que l’on nous ventait la performance et la transparence, la privatisation a rendu plus obscure et opaque la relation au public, devenu « clients ».
Qu’avons-nous gagné à la privatisation ? Rien en termes de services, mais rien non plus en termes de tarif ! Rappelons la hausse des tarifs du gaz de 4 % au premier janvier dernier.
L’Etat, devenu actionnaire, répond désormais au logique de tous les actionnaires : il s’enrichit, en faisant fermer des agences et en laissant augmenter les tarifs.
Est-ce que, par la productivité et la rentabilité, l’Etat répond à sa mission première, défendre l’intérêt général ? Comme plein d’autres, l’expérience « 0 810 » nous démontre tout le contraire !











Comment s’Ă©tonner aujourd’hui qu’il soit aussi compliquĂ© de joindre EDF ou GDF. Comme la Poste avant eux, ces missions de service public que remplissaient ses entreprises rĂ©pondent dĂ©sormais Ă la logique de l’argent et de la rentabilitĂ©. Aujourd’hui, un guichetier de la Poste doit vendre des produits Ă « plus value » commerciale. Qu’importe que vous ayez besoin d’un timbre si l’on peut vous vendre un paquet d’enveloppe prĂ© affranchie. Et gare au guichetier qui ne remplit pas ces quotas il sera pointĂ© du doigt par son directeur d’Ă©tablissement (adieu le receveur des postes). La plupart du temps, les entreprises choisissent de faire appel Ă des sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©phonie, dont les opĂ©rateurs rĂ©pondent Ă des questions basiques, dans un dĂ©lai qui leur est imparti. Adieu, culture d’entreprise, passion du travail bien fait. L’Ă©nergie est une marchandise …. On pourrait aussi philisopher sur les objectifs qui sont dĂ©sormais assignĂ©s aux fonctionnaires de certaines administration, et qui ont des consĂ©quences sur leur rĂ©munĂ©ration. La culture du mĂ©rite …. Il serait ici vain de parler par exemple de la manière dont l’Ă©tat traite l’hopital public. Je ne suis pas optimiste pour le service public, tant la façon dont notre sociĂ©tĂ© tend Ă faire un copier / coller de la sociĂ©tĂ© ultra libĂ©rale outre atlantique.
Et que dire de la prochaine disparition du centre de sĂ©curitĂ© sociale de Tremblay?…..
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