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Transports: les dysfonctionnements doivent cesser

22 janvier 2008 1 997 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

François Asensi a interpellĂ© le secrĂ©taire d’État chargĂ© des transports sur les difficultĂ©s chroniques que rencontrent les usagers du train dans la rĂ©gion Ile-de-France, en particulier ceux qui utilisent quotidiennement le transilien pour se rendre Ă  leur travail.

Les incidents, loin d’ĂȘtre occasionnels, ont atteint un tel niveau de rĂ©gularitĂ© qu’ils en deviennent presque la norme. Les grĂ©vistes mis en accusation ne reprĂ©sentent pourtant qu’un pourcentage marginal des perturbations rĂ©guliĂšres du transilien.

A l’Ă©vidence, la direction de la SNCF ne prĂ©sente pas les mĂȘmes exigences avec son rĂ©seau de banlieue parisienne qu’avec le train Ă  grande vitesse qui offre un fort taux de satisfaction. Les incidents, impressionnants par leur nombre et leur variĂ©tĂ©, invoquĂ©s par la SNCF pour expliquer les raisons d’un retard, d’une suppression, d’un changement de destination sont plus ou moins sĂ©rieux. Si aucun risque ne doit ĂȘtre pris avec un colis suspect, une agression, de malaise de passager, les problĂšmes d’affluence passagers, de prise de service, de conditions climatiques, de feux de talus, de feuilles mortes sur la voie doivent ĂȘtre apprĂ©hendĂ©s avec plus de rĂ©serve. Quant aux avaries de matĂ©riel, rails cassĂ©, ruptures de catĂ©naire, problĂšmes d’alimentation, leur rĂ©currence est telle qu’elle en devient suspecte. Il ressort de l’Ă©ventail de ces Ă©vĂšnements que si la responsabilitĂ© des perturbations n’incombe pas toujours Ă  la SNCF, elles sont souvent les consĂ©quences d’un grave sous-investissement dans les infrastructures.

Pour les TGV, la SNCF a mis au point un systĂšme de remboursement qui permet Ă  l’usager de se faire rembourser le tiers du billet pour un retard supĂ©rieur Ă  30 minutes. Une remise graduĂ©e en fonction de la zone sur la carte orange du mois de janvier a Ă©tĂ© mise en oeuvre de son propre chef par la SNCF, pour le prĂ©judice subi par les usagers lors des grĂšves du mois de novembre 2007. Cet exemple montre que l’indemnisation des prĂ©judices est possible. Comme pour les TGV, les perturbations graves sur les lignes de banlieues, notamment celle imputables Ă  l’entretien et excĂ©dant la demie heure, devraient faire l’objet d’indemnisation systĂ©matique pour contraindre les opĂ©rateurs du transport ferroviaire Ă  faire tous les entretiens nĂ©cessaires.

François Asensi souhaite que soit envisagĂ© une indemnisation des prĂ©judices subis par les usagers du train dans la rĂ©gion Ile-de-France. Il demande, Ă  l’instar de ce qui existe pour le TGV, d’encadrer par la loi un mĂ©canisme de remboursement des usagers sur les lignes de banlieue.

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