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François Asensi se mobilise pour le cinéma indépendant

29 janvier 2008 2 505 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

François Asensi, qui a contribué au mouvement de soutien en faveur du Méliès à Montreuil, a interpelé Mme la ministre de la culture et de la communication sur l’avenir qu’elle souhaite réserver au cinéma art et essai.

En 1955, l’Association française des cinémas art et essai (AFCAE) était créée, à laquelle cinq salles adhéraient. En 1959, avec la création du ministère de la culture et sous l’impulsion d’André Malraux, ils étaient reconnus publiquement. En 1962, pour la première fois, une commission de classement accorde à cinquante salles le label Art et essai en France. En 2002, une réforme du classement Art et essai a été mise en oeuvre pour mieux prendre en compte les spécificités de leur travail : politique d’animation, action en direction du jeune public, diversité des films Art et essai proposés, recherche et découverte, situation géographique et environnement socioculturel et enfin classement par établissements et non plus par salles.

Aujourd’hui ces salles, avec 39 % des écrans, réalisent 28,4 % des entrées, alors que les multiplexes en réalisent 51,9 % avec seulement 31 % des écrans. Bien que cherchant parfois à profiter de ce label dans leur multisalles, cette répartition actuelle ne satisfait pas les grands groupes (UGC et MK2 notamment) qui ont entrepris des manoeuvres de concentration contre le travail menée par le réseau art et essai. Sont ainsi engagées en peu de temps des actions qui vont toutes dans le même sens : la baisse de la rétribution des distributeurs sur les entrées réalisées grâce aux cartes illimitées, la carte commune UGC/MK2, des procès contre le Comoedia, à Lyon, le Mélies, à Montreuil et le projet du « Bijou » à Noisy-le-Grand.

Devant ce qui représente une offensive manifeste contre toute forme d’aide au cinéma, le Gouvernement s’est contenté de créer en septembre dernier, une mission sur « le cinéma et le droit de la concurrence ». Pourtant, tous les observateurs avertis savent que le cinéma français ne doit sa survie qu’à l’existence d’un système d’aides multiples et adaptées. Le travail d’un réseau art et essai, soutenu par les collectivités, en fait pleinement partie. Il permet la diversité des oeuvres, le maillage et l’aménagement territorial, l’initiation des jeunes. Cette offensive, menée au nom de la concurrence, met l’ensemble du dispositif actuel à la croisée des chemins.

François Asensi souhaite savoir si le ministère de la Culture va continuer à défendre le cinéma art et essai. Il demande au gouvernement, au-delà de la mission récemment mise en place, quelle position le ministère va prendre vis-à-vis des multiplexes, et face aux concentrations qui se dessinent.

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