Pour le nouveau traité européen, il faut redonner la parole au peuple !
En 2005, vous Ă©tiez 67% Ă voter contre le constitution europĂ©enne Ă Tremblay-en-France, 63 % Ă Villepinte et 65% Ă Sevran. Pour le nouveau traitĂ© europĂ©en, il faut redonner la parole au peuple ! »
Le 29 mai 2005, le peuple français rejetait le » TraitĂ© Ă©tablissant une constitution pour l’Europe « , Ă une très large majoritĂ©. A Tremblay, vous Ă©tiez plus de 67 % contre ce traitĂ©, 63% Ă Villepinte, 65% Ă Sevran.
RebaptisĂ© » traitĂ© modificatif « , un nouveau traitĂ© europĂ©en, très semblable au prĂ©cĂ©dent, risque d’ĂŞtre imposĂ© par le PrĂ©sident, sans consultation nationale. En 2005, le peuple s’est exprimĂ© souverainement. Lui seul peut confirmer ou dĂ©faire ce qu’il a fait. C’est un dĂ©ni dĂ©mocratique qu’organise le chef de l’Etat.
Pour contourner le rĂ©fĂ©rendum, le PrĂ©sident convoque, le 4 fĂ©vrier Ă Versailles, le Congrès des dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs afin de modifier la Constitution, prĂ©alablement Ă l’adoption du traitĂ© par le Parlement. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique doit obtenir au Congrès une majoritĂ© de 3/5 des parlementaires prĂ©sents. Sinon, le rĂ©fĂ©rendum s’imposera.
En décidant de boycotter le Congrès, la direction du Parti Socialistes ne respecte pas les promesses de campagne de leur candidate et son programme qui comprenait le retour devant le peuple pour tout nouveau traité européen. Par ce boycott, la direction du PS donne carte blanche à Nicolas Sarkozy.
Comme 103 dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs, communistes, socialistes, verts, je demande Ă la direction du Parti Socialiste une attitude claire et cohĂ©rente. Comme le dĂ©clare le sĂ©nateur socialiste Jean-Luc MĂ©lanchon, « c’est seulement le boycott et les votes socialistes complices qui garantissent Ă Sarkozy de pouvoir faire passer la rĂ©forme de la Constitution française qui rend possible ensuite la ratification du traitĂ© par la voie parlementaire simple ».
Que l’on ait Ă©tĂ© pour ou contre le traitĂ© constitutionnel de 2005, que l’on ait changĂ© d’avis est dans l’ordre naturel des choses. Chacun et chacune, quelque soit sa prise de position en faveur ou contre le texte, doit soutenir la proposition d’une nouvelle consultation. Qu’il soit bien clair ici que le choix d’un nouveau rĂ©fĂ©rendum est avant tout une question fondamentale de dĂ©mocratie.











Laissez votre réponse !