Le Gouvernement taxe les étrangers
François Asensi s’est adressĂ© au ministre de l’immigration pour dĂ©noncer la hausse des taxes touchant les Ă©trangers hĂ©bergĂ©s dans leur famille en France. Une nouvelle mesure portant atteinte au droit de vivre en famille.
M. François Asensi interroge M. le ministre de l’immigration, de l’intĂ©gration, de l’identitĂ© nationale et du dĂ©veloppement solidaire sur le relèvement de la taxe perçue lors d’une demande de validation d’une attestation d’accueil.
Ce document, exigĂ© des rĂ©sidents français voulant hĂ©berger un Ă©tranger pour un sĂ©jour Ă caractère privĂ© d’une durĂ©e infĂ©rieure Ă trois mois, nĂ©cessite le paiement d’une taxe revalorisĂ©e de 30 Ă 45 euros par l’article 103 de la loi de finances pour 2008.
RĂ©tablie en 2003, celle-ci avait pour objet de compenser les coĂ»ts de dĂ©livrance de l’attestation d’accueil. Elle est dĂ©sormais dĂ©tournĂ©e de cet objectif et finance deux nouvelles missions de l’ANAEM : le contrat d’accueil et d’intĂ©gration ainsi que les tests de langue française pour les candidats Ă l’immigration en France. Ces dispositifs ne s’adressent pas aux visiteurs Ă©trangers de moins de trois mois.
Le financement du CAI, prĂ©sentĂ© comme une mesure de solidaritĂ© nationale envers les Ă©trangers, incombe principalement aux Français d’origine Ă©trangère et contribue ainsi Ă les marginaliser de la communautĂ© nationale.
Le relèvement du montant de la taxe vise Ă dĂ©courager l’entrĂ©e sur notre territoire de certains Ă©trangers, soupçonnĂ©s systĂ©matiquement par la politique gouvernementale de vouloir sĂ©journer illĂ©galement en France.
DĂ©jĂ augmentĂ©e de 100 % en 2007, cette taxe doit ĂŞtre acquittĂ©e mĂŞme en cas de refus de dĂ©livrance, Ă chaque nouvelle demande, pour chaque personne hĂ©bergĂ©e (Ă l’exception du conjoint et des enfants mineurs).
Cette mesure reprĂ©sente pour les familles modestes une atteinte au droit de vivre en famille. Ces restrictions financières Ă la libertĂ© de circulation priveront des enfants français de leurs oncles ou grands-parents, comme en tĂ©moigne la baisse des attestations d’accueil dĂ©livrĂ©es actuellement.
Le DĂ©putĂ© aimerait savoir s’il compte rĂ©orienter les sources de financement de l’ANAEM, jugĂ©es peu adaptĂ©es par le rapporteur de la loi de finances prĂ©citĂ©e. Il souhaiterait connaĂ®tre les dispositifs d’exonĂ©ration prĂ©vus pour les familles modestes afin de leur garantir le droit de maintenir des relations avec leur famille et amis vivant Ă l’Ă©tranger.











Laissez votre réponse !