Mon intervention lors de la réunion des collectifs à Montreuil le 20 janvier

25 janvier 2007 0 Par Francois Asensi

J’ai pensé moi aussi, après les décisions du Parti Communiste et de la Ligue Communiste Révolutionnaire, que tout était plié et qu’une candidature supplémentaire serait une candidature de plus, voire une candidature de division. J’ai évolué. Ce raisonnement ne peut tenir sauf à penser que ces deux formations aient un droit de veto sur notre mouvement. Ce n’est pas acceptable.

Ensuite je pense qu’il faut que la démocratie s’exprime, c’est-à-dire que le peuple doit décider : il y aura plusieurs candidats antilibéraux, il faut donc faire confiance au peuple pour choisir qui des candidats antilibéraux est le mieux à même pour répondre à la feuille de route qui est la nôtre. Je pense que dans ces conditions, la différence peut se faire.

Ensuite, si j’ai bien compris le propos d’Yves Salesse, j’aimerais faire une petite objection. On ne peut pas dire que la pluralité de candidatures soit de nature à répéter le 21 avril. Premièrement, chacun sait que le 21 avril c’est d’abord Jospin et son bilan. Deuxièmement, les difficultés de la gauche résident actuellement dans l’option sociale-libérale de Ségolène Royal, par son programme à l’eau tiède et on voit que dans le débat, elle est aujourd’hui complètement dépassée. C’est une des raisons des difficultés de la gauche et non la pluralité de candidatures.

Enfin, une candidature supplémentaire ne me dérange pas si elle est conforme à la feuille de route. J’insiste bien là-dessus. La feuille de route c’est les 125 propositions, c’est un candidat des collectifs. Un leader avec José. Ce sera peut-être lui. Je ne connais pas José mais j’apprécie l’homme, j’apprécie son courage. Je dis aussi, parce que ce sont les vers de l’internationale auxquels je reste très sensible, il n’y a pas de sauveur suprême : ni Dieu, ni César, ni tribun ! Cela veut dire qu’il faut une campagne collective et qui tienne la feuille de route des collectifs antilibéraux !

Le dernier point c’est : attention à la précipitation pour restructurer le mouvement antilibéral. Demain, le mouvement antilibéral aura besoin de toutes les forces sans exclusive et sans exception, y compris, au risque de faire réagir certains ici, la LCR et le PCF. Par contre, il faudra faire en sorte qu’il y ait une hégémonie culturelle forte dans le pays qui contraigne demain les appareils et qui assure la prééminence de la culture que nous défendons.

Merci de votre attention.