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65 heures de travail hebdomadaire : Quand le rêve libéral devient une réalité européenne !

16 juin 2008 691 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Les fonctionnaires se mobilisent pour sauver le statut de la fonction publique, gravement menacée par le projet de loi de Nicolas Sarkozy.

Au nom d’un libéralisme qui ne peut supporter la régulation, le partage, la justice sociale, l’Etat de Sarkozy s’emploie à dynamiter l’Etat-providence.

Mais Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à « travailler » pour le libéralisme et contre les droits des salariés. L’offensive libérale est européenne.

Lundi soir, les ministres européens ont décidé d’amener devant le Parlement une nouvelle règle : faire passer la durée maximale du travail à 65 heures par semaine (prendre connaissance de l’information).

Autrement dit, ce que veut le conseil des ministres européens, c’est pouvoir faire travailler les salariés jusqu’à 11 heures par jour pendant 6 jours sur 7 ! La mesure serait individuelle. Soyons rassurés !

Bien entendu, lorsqu’on dira individuellement que leur entreprise est menacée de délocalisation, c’est individuellement qu’ils accepteront de travailler plus…sans aucun contre-parti, et au seul bénéfice des actionnaires ravis de voir la productivité augmentée pour rien ! Ce type de chantage à l’emploi n’est pas nouveau.

C’est un nouveau recul historique des droits sociaux, pris sans aucune concertation démocratique et dans un silence quasi-unanime.

Pire encore, cela est considérée comme une avancée par presque tous les pays membres … sauf pour l’Espagne, Chypre, la Grèce, la Hongrie et la Belgique qui se sont abstenus.

Mais pas la France ! Son ministre de l’Emploi, Monsieur Bertrand, y voit « la relance de l’Europe sociale ». Voila la façon de faire du « social » pour ce gouvernement. Travailler plus, toujours plus, encore plus… Mais pour ce qui concerne le gagner plus : toujours rien !

Pour mémoire, la journée de 8 heures était votée en France en avril 1919, par le Parlement… Voila le sens de la rupture voulue par Nicolas Sarkozy : remettre en cause un siècle de progrès social !

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