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Le G8 ne résoudra pas la crise qu'il a crée

7 juillet 2008 1 417 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le prix du pétrole atteint des sommets, le cours des denrées alimentaires flambe, la crise financière s’éternise, rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique. Les 8 « grands » pays de la planète se réunissent du 7 au 9 juillet au Japon pour trouver des solutions à ces multiples crises.

J’ai du mal à croire à une issue positive, alors que c’est précisément l’action de ces pays qui mène le monde vers l’impasse. Le G8 a toujours été le principal moteur d’un capitalisme mondialisé qui détruit les systèmes sociaux et économiques. Il a soutenu avec ferveur la libéralisation des marchés agricoles qui a déstructuré les économies locales, et a conduit aux « émeutes de la faim ».

Le G8 a défendu sans réserve les programmes du FMI, de l’OMC, de la Banque Mondiale visant à démanteler l’Etat et ses services publics. A chaque crise, le G8 répond : « il faut plus de liberté pour le marché ».

Les promesses du G8 ont été nombreuses, les réalisations rares. Il y a 3 ans, les grands de ce monde avaient promis 20 milliards d’aide pour lutter contre la pauvreté…seul un quart a été versé.

La dette des pays du Sud étrangle leurs économies. Son annulation a été maintes fois évoquées lors des précédents G8, et sans cesse repoussée. Comment admettre que les pays les plus pauvres, par la dette, versent 7 fois plus d’argent aux pays riches qu’ils ne reçoivent d’aide au développement ?

Les crises que nous connaissons actuellement signent l’échec d’un mode de gouvernance mondial illégitime et inefficace. De quel droit quelques pays décideraient de l’équilibre de la planète entière, sans la Chine, l’Inde ni le continent africain ? Au cours de réunions à huit clos, dans de véritables bunkers, pour éviter que le peuple, trop remuant, ne vienne rappeler à ces dirigeants les vraies priorités.

Une gouvernance mondiale est indispensable, mais elle doit être guidée par d’autres principes. La mondialisation néolibérale ne cesse de montrer l’étendu de ses échecs, en construisant un monde où les pays riches maintiennent les peuples dans la misère, sans même garantir le droit élémentaire à un environnement sain.

Nous devons continuer à affirmer qu’un autre monde est possible, dans lequel les échanges solidaires remplacent la loi du plus fort et où le système financier promeut la redistribution et non la spéculation.

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