Fin de la bourse ALINE : une atteinte à l’autonomie des étudiants
Le dĂ©putĂ© a interpellĂ© la ministre de l’enseignement supĂ©rieur sur la suppression de l’allocation pour l’installation Ă©tudiante, jusqu’alors destinĂ©e aux Ă©tudiants boursiers sur critères sociaux quittant le domicile parental.
La suppression de cette allocation entre en totale contradiction avec les déclarations du Gouvernement, qui a justifié la refonte du système de bourses par la priorité accordée aux boursiers sur critères sociaux.
Cette attaque contre les familles les plus pauvres permet d’Ă©conomiser 21 millions d’euros qui financent dĂ©sormais l’Ă©largissement des bourses aux classes moyennes.
Il faut rappeler que les foyers dont le revenu permet de payer l’IRPP se voient accorder chaque annĂ©e une exonĂ©ration fiscale Ă hauteur de 175 millions d’euros au titre des frais de scolaritĂ© de leurs enfants Ă©tudiants. Ă€ la fois privĂ©es de cette dĂ©duction d’impĂ´ts en raison de leurs faibles revenus et privĂ©es de l’allocation ALINE, les familles modestes subissent une double peine.
Alors que la reproduction sociale dans le système scolaire n’a jamais Ă©tĂ© aussi forte, il est impĂ©ratif de rĂ©tablir un dispositif d’aide Ă l’autonomie des jeunes Ă©tudiants dĂ©favorisĂ©s. Le coĂ»t de la vie augmente fortement et touche au premier rang les Ă©tudiants qui s’installent.
Selon l’Observatoire de la vie Ă©tudiante, ils consacrent en moyenne plus de 450 euros pour se loger en banlieue parisienne. Contraints de cumuler un emploi, leurs rĂ©sultats universitaires en pâtissent bien souvent.
La suppression de cette allocation est une vĂ©ritable atteinte Ă l’Ă©galitĂ© des chances et Ă l’idĂ©al rĂ©publicain de rĂ©ussite sociale par l’Ă©ducation.
François Asensi demande Ă Madame la ministre de rĂ©tablir cette aide et d’en augmenter le montant.











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