Réaction à la visite du Président Sarkozy en Seine-Saint-Denis sur le thème du logement écologique
Le mardi 4 novembre, lors d’une visite Ă l’usine Placoplâtre de Vaujours, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©voquĂ© les enjeux du Grenelle de l’environnement pour le logement.
François Asensi se fĂ©licite que l’Etat prenne ses responsabilitĂ©s face aux risques climatiques et appelle Ă cette occasion Ă une action cohĂ©rente et ambitieuse du Gouvernement. A l’heure oĂą le budget du logement social est remis en cause, la question sociale doit ĂŞtre intĂ©grĂ©e Ă la lutte environnementale.
Aujourd’hui, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©clarĂ© Ă Vaujours que « la crise financière et Ă©conomique ne fait que renforcer la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©volution environnementale ». Nicolas Sarkozy a mis tout particulièrement en avant les mesures prĂ©vues par le Grenelle de l’environnement, pour les bâtiments et les logements.
Le DĂ©putĂ© Maire se fĂ©licite qu’aujourd’hui l’Etat fasse de cette question une prioritĂ©. La crise environnementale que connait notre planète impose, comme pour la crise financière, l’intervention de l’Etat et le retour Ă la puissance publique. En ce sens, le DĂ©putĂ© partage le constat du PrĂ©sident sur la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©volution environnementale.
Si le DĂ©putĂ© se fĂ©licite de cette prise de conscience gĂ©nĂ©rale, l’intervention du chef de l’Etat est restĂ©e en deçà de cette ambition pour une politique nationale du logement.
François Asensi rappelle tout d’abord l’incohĂ©rence de dĂ©cisions qui veulent engager Ă raison la rĂ©novation thermique de 800 000 logements, mais qui dans le mĂŞme temps baisse de 6,9 % les crĂ©dits pour le logement et la ville. Ce sont 250 millions d’euros en moins pour le logement social. Face au 3,2 millions de mal logĂ©s en France et aux 60 000 demandes de logements pour la seule Seine-Saint-Denis, construire « propre et plus » sont des exigences complĂ©mentaires, auquel le PrĂ©sident et son Gouvernement ne rĂ©pondent pas.
Mettre en place un logement durable implique aussi une volontĂ© de penser dans sa globalitĂ© la question du parcours rĂ©sidentiel des personnes. Avoir accès Ă un logement quand on est jeune, quand on est en couple, quand on a des enfants, quand on est une personne âgĂ©e, demande une rĂ©flexion globale sur l’offre de logement. La constitution d’un pĂ´le public pour un logement durable, regroupant tous les acteurs du secteurs (Caisse des dĂ©pĂ´ts, Ă©lus locaux, bailleurs et citoyens) permettraient de mettre en place une telle politique rĂ©pondant aux besoins quantitatifs et qualitatif de logement.
Enfin, s’engager pour un logement durable demande un effort particulier envers les villes qui font preuve de la plus grande solidaritĂ©. Or les orientations du gouvernement vont Ă l’encontre de ces objectifs. La loi de modernisation de l’Ă©conomie a mis fin Ă la centralisation de l’argent des Livret A par la Caisse des DĂ©pĂ´ts et Consignations, dĂ©tournant une partie de l’argent du logement social au profit du soutien aux entreprises, et ce pour un montant de plusieurs milliards d’euros. De mĂŞme, la volontĂ© du gouvernement d’attaquer la loi « SolidaritĂ© et RĂ©novation Urbaine » qui impose 20% de logements sociaux est un signal inquiĂ©tant.
Le DĂ©putĂ© attend donc que la « rĂ©volution environnementale » nĂ©cessaire intègre aux mesures du Grenelle la question sociale qui est jusque lĂ totalement absente. Sans cette prĂ©occupation, le projet d’un dĂ©veloppement durable pour nos concitoyens se rĂ©vèlera un Ă©chec.











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