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Réaction à la visite du Président Sarkozy en Seine-Saint-Denis sur le thème du logement écologique

4 novembre 2008 1 847 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le mardi 4 novembre, lors d’une visite à l’usine Placoplâtre de Vaujours, le Président de la République a évoqué les enjeux du Grenelle de l’environnement pour le logement.
François Asensi se félicite que l’Etat prenne ses responsabilités face aux risques climatiques et appelle à cette occasion à une action cohérente et ambitieuse du Gouvernement. A l’heure où le budget du logement social est remis en cause, la question sociale doit être intégrée à la lutte environnementale.

Aujourd’hui, le Président de la République a déclaré à Vaujours que « la crise financière et économique ne fait que renforcer la nécessité d’une révolution environnementale ». Nicolas Sarkozy a mis tout particulièrement en avant les mesures prévues par le Grenelle de l’environnement, pour les bâtiments et les logements.

Le Député Maire se félicite qu’aujourd’hui l’Etat fasse de cette question une priorité. La crise environnementale que connait notre planète impose, comme pour la crise financière, l’intervention de l’Etat et le retour à la puissance publique. En ce sens, le Député partage le constat du Président sur la nécessité d’une révolution environnementale.

Si le Député se félicite de cette prise de conscience générale, l’intervention du chef de l’Etat est restée en deçà de cette ambition pour une politique nationale du logement.

François Asensi rappelle tout d’abord l’incohérence de décisions qui veulent engager à raison la rénovation thermique de 800 000 logements, mais qui dans le même temps baisse de 6,9 % les crédits pour le logement et la ville. Ce sont 250 millions d’euros en moins pour le logement social. Face au 3,2 millions de mal logés en France et aux 60 000 demandes de logements pour la seule Seine-Saint-Denis, construire « propre et plus » sont des exigences complémentaires, auquel le Président et son Gouvernement ne répondent pas.

Mettre en place un logement durable implique aussi une volonté de penser dans sa globalité la question du parcours résidentiel des personnes. Avoir accès à un logement quand on est jeune, quand on est en couple, quand on a des enfants, quand on est une personne âgée, demande une réflexion globale sur l’offre de logement. La constitution d’un pôle public pour un logement durable, regroupant tous les acteurs du secteurs (Caisse des dépôts, élus locaux, bailleurs et citoyens) permettraient de mettre en place une telle politique répondant aux besoins quantitatifs et qualitatif de logement.

Enfin, s’engager pour un logement durable demande un effort particulier envers les villes qui font preuve de la plus grande solidarité. Or les orientations du gouvernement vont à l’encontre de ces objectifs. La loi de modernisation de l’économie a mis fin à la centralisation de l’argent des Livret A par la Caisse des Dépôts et Consignations, détournant une partie de l’argent du logement social au profit du soutien aux entreprises, et ce pour un montant de plusieurs milliards d’euros. De même, la volonté du gouvernement d’attaquer la loi « Solidarité et Rénovation Urbaine » qui impose 20% de logements sociaux est un signal inquiétant.

Le Député attend donc que la « révolution environnementale » nécessaire intègre aux mesures du Grenelle la question sociale qui est jusque là totalement absente. Sans cette préoccupation, le projet d’un développement durable pour nos concitoyens se révèlera un échec.

1 commentaire »

  • valentini a écrit :

    Alors les Français, c’est oui! Vous voulez que je continue! Merci! Je suis vraiment fier de vous!

    Le commentateur-en-chef de la France-qui-s’en-sort, à toute heure, France-essor-âge, a exprimé, d’une voix mâle, quoique humaine, sa volonté de dissiper les malentendus. Les siens, bien entendu! Les siens, qu’il reconnaît en toute circonstance. Les poètes, en effet, ne sont pas seuls à user des mots, au nom de quelque secrète affinité. Mais généralement, ils ne prétendent pas prendre la parole publique en otage, en faisant de leur subjectivité, un ministère. Les siens, dissipateurs de fonds publics, il y a peu, occupés à dénoncer, avec des accents quasi patriotiques, la folle dépense étatique. La Mégère à ce qu’il semble est facile à apprivoiser. Comme on compare le budget de l’état et l’argent du ménage, l’idiot médiatique consentira à cette nouvelle catégorie, l’apprivoisement, dont nous ne prétendons pas cependant tirer un concept. De l’ironie, nous verserions alors dans le ridicule, en apportant aussitôt notre obole à l’idiome standard qui a les mass-médias, une entreprise d’hommes, sans oublier les femmes, pour support, veinard! Elle est belle, elle est bonne, son italienne! Prolétaire, réveille-toi, lève la tête, c’est toi qu’on interpelle! Pas le temps, amigo, j’ai déjà du mal à joindre les deux bouts!

    Les siens qui prétendent à une débauche d’énergie, en faveur du plus grand nombre, en pratiquant une option zéro, tout à fait singulière. Si les hommes voulaient se donner la main, ils formeraient un immense convoi de marchandises, oh, oh, ce serait le bonheur! Nous aussi nous savons le populaire. Les siens, freinant à mort sur les dépenses publiques, parce qu’autrement, attention! Ça va péter! Eh oui, personne ou presque, à froid et en son for intérieur, ne veut la révolution. Et c’est humain et normal. Il faut donc être un peu fou, fou de rage, de douleur, de fatigue, pour l’espérer, comme une délivrance. Mais la liberté ne demande l’avis de personne, elle se contente d’ouvrir, comme on dit, un nouvel espace, non, non, ni à l’anglaise et pas plus à la française, mais toujours terriblement! Les Japonais, pour lui avoir tourné le dos, l’ont vu, un beau matin d’été, se présenter, à Hiroshima, avec sa petite étoile, et les Allemands, idem, à Berlin, sous les bombes. Les siens, qui ont poussé un ouf, de soulagement, il n’y a plus de ministère de la duperie nationale. Reste néanmoins un ministère de la police de l’immigration. Mais y a-t-il un seul esprit libéral qui prenne au sérieux une liberté de circulation autre que des biens et des capitaux. Donc, une liberté conditionnelle.

    Les siens, habitués des niches et paradis fiscaux, car concentrés sur l’essentiel, accumuler la plus grand puissance sociale possible, à des fins privatives. Et à ce niveau, on ne défend jamais mieux que soi-même, son mode de vie, hi, hi, hi, allez, c’est nous qu’on régale, voilà du Murakami pour tout le monde! Et en aparté, bourre-les de camelote, hi, hi, hi! Les siens dont il peut parler longtemps, avec des larmes dans les yeux, des larmes autonettoyantes. Ce commentateur-là est comme une grande lessiveuse, pleine de morgue et de passe-droits, à ras bord. Mais s’il parle longtemps, très-longtemps, il a une excuse toute trouvée: son espérance de vie est de cinq ans. Tandis que nous, prolétaires, nous, quelle chance! Elle vient d’augmenter de deux ans. Mais en deux ans, on peut en faire des choses. Justement, le temps est venu de nous en proposer une, à nous, prolétaires, vieille classe archaïque, of course, mais pas assez pour être réformée, et, en même temps, moderne, étant pétrograd. Humour français de tabloïd louis-philippard. Menons campagne, nous aussi! Perturbons l’espace public réservé au seul idiome médiatique, et son ordre politique adjacent, qui souffre le martyr collatéral, comme on l’entend dire régulièrement, en scandant haut et fort: nous n’avons pas besoin de président! Nous voulons que nos besoins dictent de façon ferme et, il va de soi, humaine (qui d’autre?), notre volonté aux classes capitalistes et à leur état, à détruire de fond en comble. Que la démocratie redevienne ce qu’elle est: une lutte entre les classes. Qu’on en finisse avec le despotisme médiatique qui ne cesse de répéter: quand c’est fini, pas grave, ça recommence! Youpie, vive la crise, en avant la croissance!

    Pas grave pour qui, au juste?
    Pour l’excroissance capitaliste, of course!

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