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Réaction à la visite du Président Sarkozy en Seine-Saint-Denis sur le thÚme du logement écologique

4 novembre 2008 1 850 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Le mardi 4 novembre, lors d’une visite Ă  l’usine PlacoplĂątre de Vaujours, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a Ă©voquĂ© les enjeux du Grenelle de l’environnement pour le logement.
François Asensi se fĂ©licite que l’Etat prenne ses responsabilitĂ©s face aux risques climatiques et appelle Ă  cette occasion Ă  une action cohĂ©rente et ambitieuse du Gouvernement. A l’heure oĂč le budget du logement social est remis en cause, la question sociale doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e Ă  la lutte environnementale.

Aujourd’hui, le PrĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©clarĂ© Ă  Vaujours que « la crise financiĂšre et Ă©conomique ne fait que renforcer la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©volution environnementale ». Nicolas Sarkozy a mis tout particuliĂšrement en avant les mesures prĂ©vues par le Grenelle de l’environnement, pour les bĂątiments et les logements.

Le DĂ©putĂ© Maire se fĂ©licite qu’aujourd’hui l’Etat fasse de cette question une prioritĂ©. La crise environnementale que connait notre planĂšte impose, comme pour la crise financiĂšre, l’intervention de l’Etat et le retour Ă  la puissance publique. En ce sens, le DĂ©putĂ© partage le constat du PrĂ©sident sur la nĂ©cessitĂ© d’une rĂ©volution environnementale.

Si le DĂ©putĂ© se fĂ©licite de cette prise de conscience gĂ©nĂ©rale, l’intervention du chef de l’Etat est restĂ©e en deçà de cette ambition pour une politique nationale du logement.

François Asensi rappelle tout d’abord l’incohĂ©rence de dĂ©cisions qui veulent engager Ă  raison la rĂ©novation thermique de 800 000 logements, mais qui dans le mĂȘme temps baisse de 6,9 % les crĂ©dits pour le logement et la ville. Ce sont 250 millions d’euros en moins pour le logement social. Face au 3,2 millions de mal logĂ©s en France et aux 60 000 demandes de logements pour la seule Seine-Saint-Denis, construire « propre et plus » sont des exigences complĂ©mentaires, auquel le PrĂ©sident et son Gouvernement ne rĂ©pondent pas.

Mettre en place un logement durable implique aussi une volontĂ© de penser dans sa globalitĂ© la question du parcours rĂ©sidentiel des personnes. Avoir accĂšs Ă  un logement quand on est jeune, quand on est en couple, quand on a des enfants, quand on est une personne ĂągĂ©e, demande une rĂ©flexion globale sur l’offre de logement. La constitution d’un pĂŽle public pour un logement durable, regroupant tous les acteurs du secteurs (Caisse des dĂ©pĂŽts, Ă©lus locaux, bailleurs et citoyens) permettraient de mettre en place une telle politique rĂ©pondant aux besoins quantitatifs et qualitatif de logement.

Enfin, s’engager pour un logement durable demande un effort particulier envers les villes qui font preuve de la plus grande solidaritĂ©. Or les orientations du gouvernement vont Ă  l’encontre de ces objectifs. La loi de modernisation de l’Ă©conomie a mis fin Ă  la centralisation de l’argent des Livret A par la Caisse des DĂ©pĂŽts et Consignations, dĂ©tournant une partie de l’argent du logement social au profit du soutien aux entreprises, et ce pour un montant de plusieurs milliards d’euros. De mĂȘme, la volontĂ© du gouvernement d’attaquer la loi « SolidaritĂ© et RĂ©novation Urbaine » qui impose 20% de logements sociaux est un signal inquiĂ©tant.

Le DĂ©putĂ© attend donc que la « rĂ©volution environnementale » nĂ©cessaire intĂšgre aux mesures du Grenelle la question sociale qui est jusque lĂ  totalement absente. Sans cette prĂ©occupation, le projet d’un dĂ©veloppement durable pour nos concitoyens se rĂ©vĂšlera un Ă©chec.

1 commentaire »

  • valentini a écrit :

    Alors les Français, c’est oui! Vous voulez que je continue! Merci! Je suis vraiment fier de vous!

    Le commentateur-en-chef de la France-qui-s’en-sort, Ă  toute heure, France-essor-Ăąge, a exprimĂ©, d’une voix mĂąle, quoique humaine, sa volontĂ© de dissiper les malentendus. Les siens, bien entendu! Les siens, qu’il reconnaĂźt en toute circonstance. Les poĂštes, en effet, ne sont pas seuls Ă  user des mots, au nom de quelque secrĂšte affinitĂ©. Mais gĂ©nĂ©ralement, ils ne prĂ©tendent pas prendre la parole publique en otage, en faisant de leur subjectivitĂ©, un ministĂšre. Les siens, dissipateurs de fonds publics, il y a peu, occupĂ©s Ă  dĂ©noncer, avec des accents quasi patriotiques, la folle dĂ©pense Ă©tatique. La MĂ©gĂšre Ă  ce qu’il semble est facile Ă  apprivoiser. Comme on compare le budget de l’Ă©tat et l’argent du mĂ©nage, l’idiot mĂ©diatique consentira Ă  cette nouvelle catĂ©gorie, l’apprivoisement, dont nous ne prĂ©tendons pas cependant tirer un concept. De l’ironie, nous verserions alors dans le ridicule, en apportant aussitĂŽt notre obole Ă  l’idiome standard qui a les mass-mĂ©dias, une entreprise d’hommes, sans oublier les femmes, pour support, veinard! Elle est belle, elle est bonne, son italienne! ProlĂ©taire, rĂ©veille-toi, lĂšve la tĂȘte, c’est toi qu’on interpelle! Pas le temps, amigo, j’ai dĂ©jĂ  du mal Ă  joindre les deux bouts!

    Les siens qui prĂ©tendent Ă  une dĂ©bauche d’Ă©nergie, en faveur du plus grand nombre, en pratiquant une option zĂ©ro, tout Ă  fait singuliĂšre. Si les hommes voulaient se donner la main, ils formeraient un immense convoi de marchandises, oh, oh, ce serait le bonheur! Nous aussi nous savons le populaire. Les siens, freinant Ă  mort sur les dĂ©penses publiques, parce qu’autrement, attention! Ça va pĂ©ter! Eh oui, personne ou presque, Ă  froid et en son for intĂ©rieur, ne veut la rĂ©volution. Et c’est humain et normal. Il faut donc ĂȘtre un peu fou, fou de rage, de douleur, de fatigue, pour l’espĂ©rer, comme une dĂ©livrance. Mais la libertĂ© ne demande l’avis de personne, elle se contente d’ouvrir, comme on dit, un nouvel espace, non, non, ni Ă  l’anglaise et pas plus Ă  la française, mais toujours terriblement! Les Japonais, pour lui avoir tournĂ© le dos, l’ont vu, un beau matin d’Ă©tĂ©, se prĂ©senter, Ă  Hiroshima, avec sa petite Ă©toile, et les Allemands, idem, Ă  Berlin, sous les bombes. Les siens, qui ont poussĂ© un ouf, de soulagement, il n’y a plus de ministĂšre de la duperie nationale. Reste nĂ©anmoins un ministĂšre de la police de l’immigration. Mais y a-t-il un seul esprit libĂ©ral qui prenne au sĂ©rieux une libertĂ© de circulation autre que des biens et des capitaux. Donc, une libertĂ© conditionnelle.

    Les siens, habituĂ©s des niches et paradis fiscaux, car concentrĂ©s sur l’essentiel, accumuler la plus grand puissance sociale possible, Ă  des fins privatives. Et Ă  ce niveau, on ne dĂ©fend jamais mieux que soi-mĂȘme, son mode de vie, hi, hi, hi, allez, c’est nous qu’on rĂ©gale, voilĂ  du Murakami pour tout le monde! Et en apartĂ©, bourre-les de camelote, hi, hi, hi! Les siens dont il peut parler longtemps, avec des larmes dans les yeux, des larmes autonettoyantes. Ce commentateur-lĂ  est comme une grande lessiveuse, pleine de morgue et de passe-droits, Ă  ras bord. Mais s’il parle longtemps, trĂšs-longtemps, il a une excuse toute trouvĂ©e: son espĂ©rance de vie est de cinq ans. Tandis que nous, prolĂ©taires, nous, quelle chance! Elle vient d’augmenter de deux ans. Mais en deux ans, on peut en faire des choses. Justement, le temps est venu de nous en proposer une, Ă  nous, prolĂ©taires, vieille classe archaĂŻque, of course, mais pas assez pour ĂȘtre rĂ©formĂ©e, et, en mĂȘme temps, moderne, Ă©tant pĂ©trograd. Humour français de tabloĂŻd louis-philippard. Menons campagne, nous aussi! Perturbons l’espace public rĂ©servĂ© au seul idiome mĂ©diatique, et son ordre politique adjacent, qui souffre le martyr collatĂ©ral, comme on l’entend dire rĂ©guliĂšrement, en scandant haut et fort: nous n’avons pas besoin de prĂ©sident! Nous voulons que nos besoins dictent de façon ferme et, il va de soi, humaine (qui d’autre?), notre volontĂ© aux classes capitalistes et Ă  leur Ă©tat, Ă  dĂ©truire de fond en comble. Que la dĂ©mocratie redevienne ce qu’elle est: une lutte entre les classes. Qu’on en finisse avec le despotisme mĂ©diatique qui ne cesse de rĂ©pĂ©ter: quand c’est fini, pas grave, ça recommence! Youpie, vive la crise, en avant la croissance!

    Pas grave pour qui, au juste?
    Pour l’excroissance capitaliste, of course!

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