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Sevran,Tremblay,Villepinte : une communauté de destin UN BEAU PROJET D'INTERCOMMUNALITÉ, POUR UNE MÉTROPOLE PARISIENNE SOLIDAIRE

25 novembre 2008 3 150 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

La métropole parisienne est celle des paradoxes. Ici se côtoient la plus grande richesse et des lieux de relégation sociale et d’extrême pauvreté.
Cette situation soulève de grandes frustrations et conduit à la désespérance ceux pour qui le déterminisme social brise définitivement toute possibilité d’émancipation. Pour beaucoup, l’avenir est tracé d’avance. Ce non futur bafoue jusqu’à le nier le principe de justice et d’égalité.
On doit exiger avec raison le respect de la Marseillaise mais en retour donnons aussi à la République la force et la volonté de proclamer pour chacun des citoyens, le respect de sa devise, la promotion de la France du metissage, et d’en faire l’obligation pour l’Etat.

Dans un tel contexte, si la région capitale veut tenir sa place dans le concert des grandes métropoles, son mode de développement doit être lié à un projet global de société au coeur duquel l’émancipation des individus trouve sa place, à la fois comme moteur et finalité.

La spécialisation des territoires en Ile-de-France façonnée par l’argent et la fortune, limite l’essor même de la métropole parisienne.
Après avoir chassé les ouvriers et les employés de la capitale, voici le temps de l’éloignement des cadres et des jeunes diplômés. Alors que la région produit plus de richesses que Madrid, Milan et Berlin réunies, le rayonnement politique et culturel
est refusé à certains.

Qui n’est pas choqué par les inégalités entre l’est et l’ouest parisien ? Pour des revenus cinq fois plus élevés par habitant dans des villes des Hauts-de-Seine, ces mêmes habitants payent quatre fois moins d’impôts que dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis. La facture transport va du simple au triple selon que l’on vit au centre de la région ou dans sa périphérie.

Pourtant, de 1974 à 2002, des centaines de milliers de banlieusards ont permis par leur travail, grâce à la taxe professionnelle, basée sur les salaires, versée par leur entreprise, d’équiper Paris et la Défense en crèches, écoles, services aux habitants : toutes choses qui, pour les mêmes salariés, faisaient défaut sur leur lieu de résidence.

S’il est parfaitement légitime que Paris soit la vitrine de la France, un lieu unique de création et de diffusion culturelle, accueillant les grandes universités, de prestigieux centre de formation et les centres de décision, il n’est pas concevable aujourd’hui de limiter et de circonscrire au seul périmètre de la capitale ces activités d’excellence et d’en priver l’ensemble de la métropole.

Dès à présent, et dans le mouvement de construction de Paris métropole, à un développement urbain de l’hyper-centre vers la périphérie en cercles concentriques, doit répondre la déconcentration et la diffusion de ces activités sur l’ensemble du territoire francilien.

C’est le pari que doit tenir la conférence métropolitaine en s’appuyant sur les coopérations renforcées qui existent et vont se développer.

Produire de la ville au 21ème siècle réclame une véritable métamorphose urbaine, un changement des mentalités et des cultures pour concevoir l’évolution de la région capitale. Il faut surtout produire du politique et faire vivre la démocratie pour donner aux citoyens des droits dont ils sont injustement privés.

Les débats sur l’avenir de la métropole parisienne posent publiquement la question de la solidarité financière entre les territoires. Mais ils se limitent trop à la répartition de ressources – indispensable bien sûr – en évacuant la non moins indispensable création de richesses supplémentaires et l’urgence d’aller vers une taxe professionnelle égale pour tous, répartie et distribuée sur tout le territoire.

Il faut se rendre à l’évidence, le statu quo actuel en Ile-de-France, tant sur le plan administratif que politique, est pénalisant pour les habitants et annonce de nouvelles explosions sociales.

La bureaucratie, le mille feuilles des dispositifs législatifs et réglementaires, la multiplication des interlocuteurs, troublent les repères et n’offrent aucune lisibilité de l’action publique aux citoyens.

Entre la décision politique d’améliorer le RER B et sa mise en oeuvre, il faudra attendre 15 ans, le temps d’une génération, et pourtant, chaque jour ou presque, c’est la galère : incidents techniques et retards !

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1 commentaire »

  • Tourneur jacques a écrit :

    je suis à fond pour cette idée et maintenant avec le nouveau bureau de villepinte à gauche je ferais en sorte d’y arriver au plus vite et dans un premier temps une interco à 3 comme écrit ci dessus

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