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Appel à Claude Evin pour le maintien de la cardiologie interventionnelle à l'hôpital Robert Ballanger

24 février 2011 5 929 vues Un commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

L’ARS a émis un avis défavorable à l’activité de cardiologie interventionnelle de l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. Avec des élus et des professionnels de santé, nous lançons un appel au directeur de l’ARS pour obtenir le maintien de cette offre de soins indispensables aux habitants de Seine-Saint-Denis.


Monsieur le Directeur de l’Agence régionale de santé,  l’Hôpital Robert Ballanger doit conserver son service de cardiologie interventionnelle !



L’unité de cardiologieballanger2 de l’hôpital intercommunal Robert Ballanger est en danger.

L’Agence Régionale de Santé (ARS), chargée par l’Etat de piloter la politique régionale de santé a rendu un avis défavorable à la poursuite de son activité de chirurgie cardiaque interventionnelle. Si elle était confirmée par le directeur de l’ARS, cette décision menacerait à terme le service de cardiologie.

Pourtant, avec un bâtiment totalement remis à neuf, du matériel de pointe et un personnel hautement qualifié, l’unité de cardiologie de Robert Ballanger dispense des soins de qualité et de proximité à un bassin de population de 450 000 personnes, comprenant notamment le pôle aéroportuaire de Roissy Charles de Gaulle, les habitants d’Aulnay-sous-Bois, Blanc-Mesnil, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte et bien au-delà.

La décision de l’ARS serait d’autant plus incompréhensible que le centre de cardiologie de Robert Ballanger dépasse les seuils d’interventions requis et que l’hôpital est pressenti comme « tête de pont » par l’ARS en matière d’urgences. La Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, réunissant les professionnels de santé, s’est d’ailleurs prononcée pour le maintien de la cardiologie à Ballanger en janvier dernier.

Ce service performant est indispensable dans un département où la population est plus vulnérable aux risques médicaux et où la densité médicale est insuffisante. En supprimant l’activité de cardiologie à Ballanger, l’Etat prendrait la responsabilité d’aggraver encore les inégalités territoriales en matière de santé.

Nous, élus, professionnels de santé, patients et simples citoyens, nous refusons cette menace de fermeture du service de cardiologie de l’hôpital Ballanger.
La politique de réduction des dépenses ne peut prendre le pas sur la santé des habitants de Seine-Saint-Denis. Les incertitudes sur le maintien de la cardiologie de Ballanger s’inscrivent dans un cadre plus large d’austérité budgétaire qui affaiblit progressivement le service public hospitalier.

Nous redoutons l’instauration d’une médecine à deux vitesses. Nous sommes fermement attachés à la préservation du service hospitalier public, à la pointe de l’excellence, et assurant pleinement sa mission d’intérêt général : l’égalité de tous devant l’accès aux soins.

Elus, personnels médicaux et patients du département, nous demandons solennellement au Directeur de l’Agence régionale de santé le maintien de l’angioplastie et du service de cardiologie de l’hôpital Robert Ballanger.

Signataires :

François Asensi – Président du conseil de surveillance de l’hôpital Robert Ballanger et député de Seine-Saint-Denis.
Dr. Jean-Michel Montely – chef du service cardiologie et coronarographie de l’hôpital Robert Ballanger.
Nelly Roland РConseill̬re g̩n̩rale de Seine-Saint-Denis et maire de Villepinte.
Dr. Daniel Zarka – Président de la Commission Médicale d’Etablissement de l’hôpital Robert Ballanger, chef du pôle anesthésie, réanimation, urgence.
Pierre Laporte – Conseiller général de Seine-Saint-Denis.
Dr. Jean-Pierre Maroni – Cardiologue à l’hôpital Robert Ballanger.
Dr François Walylo – Cardiologue spécialisé en cardiologie interventionnelle à l’hôpital Robert Ballanger
Dr. Olivier Middleton – Médecin généraliste – Directeur de division du pôle santé de Tremblay-en-France.
Marie-France Waterlot – représentante des usagers UDAF 93.
Dr. Bernard Bernex – Médecin généraliste à Sevran.

Je vous invite à signer cet appel en envoyant vos coordonnées à l’adresse suivante: francois.asensi@gmail.com

1 commentaire »

  • Nicole a écrit :

    Au moment ou l’état fait des grandes déclarations sur la nécessité de maitriser les dépenses publiques, fermer un service hospitalier qui vient d’être rénové est une abération. Ainsi, ce même Etat qui par le biais de l’ARS valide les décisions de modernisation d’un service hospitalier, décide quelques mois plus tard lorsque les travaux sont réalisés de le fermer.
    La médecine n’est pas une marchandise, et la santé ne peut se quantifier en terme de rentabilité. Au lieu de fermer des services de proximité qui peuvent être aussi des lieux de préventions et donc des sources d’économies matérielles pour les organismes sociaux, il serait plus judicieux de continuer à proposer aux citoyens une offre de santé de qualité.
    En diminuant le nombre de soignants, et en fermant les services, l’Etat renforce dans l’inconscient collectif une image négative de l’hopital public et de la qualité des soins qui sont donnés. Nous serons au côté de nos élus et des personnels pour défendre la médecine pour tous.
    Nicole

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