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Contre la menace xénophobe, le dimanche 27 mars, faisons barrage au Front national

25 mars 2011 3 969 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

La modification des règles électorales planifiée il y a quelques mois par la majorité UMP a pleinement joué contre le pluralisme démocratique et pour le Front national, lors du premier tour des élections cantonales de Sevran. Malgré un score remarquable du candidat du Front de gauche, qui a plus que doublé le nombre de voix obtenues aux élections régionales de 2010, ce mode de scrutin élimine Arnaud Keraudren du second tour au profit du candidat d’extrême-droite, pour un écart de 49 voix. Je regrette que les Sevranais soient ainsi privés d’un vrai débat de second tour.

Naturellement, le 27 mars, je vous invite à vous mobiliser massivement pour faire barrage au Front national, à ses idées xénophobes et antisociales que nous combattons.

Naturellement, j’appelle à voter pour le candidat Europe écologie, Jean-François Baillon, lors de ce deuxième tour des élections cantonales.

La défaite du Front national dans les urnes est primordiale. La défaite de ses idées xénophobes l’est plus encore. Elus, militants, responsables associatifs et citoyens, c’est une tâche que nous devons accomplir inlassablement en faisant vivre le lien social, les valeurs de solidarité et de fraternité. Vous connaissez ma détermination sur ce sujet.

La majorité sarkozyste n’a reculé devant aucune instrumentalisation depuis trois ans. Lors du débat sur la supposée « identité nationale », en 2009, j’avais mis en garde contre ses effets dangereux à la tribune de l’Assemblée nationale : « Des amalgames abjects se développent entre français d’origine immigrée, étrangers, délinquants, dans les circulaires ministérielles. Les reprises des slogans du Front National par des représentants de l’Etat heurtent, je le crois, tous les républicains. Vous ouvrez une boîte de Pandore dont nul ne connait l’issue… ».

Sous les effets dévastateurs de la crise du capitalisme financier, l’esprit de repli et de division a gagné une partie de la population, au-delà d’un l’électorat conservateur désillusionné par la présidence Sarkozy. Combattre les idées du Front national, c’est aussi apporter des solutions nouvelles à la souffrance sociale qui s’exprime dans notre pays.

Combien d’électeurs m’ont dit ces dernières semaines qu’ils ne voteraient pas lors des cantonales car selon eux : « La gauche ou la droite, c’est la même chose » ? La politique d’accompagnement du libéralisme défendue par une partie de la gauche, au sein du FMI ou du Parlement européen, a largement contribué à ce désenchantement de la politique et à la crise démocratique que nous traversons. Je ne rappellerai pas l’adoption désastreuse de l’ultralibéral Traité de Lisbonne contre la souveraineté populaire exprimée lors du référendum de 2005, grâce au vote d’abstention de députés socialistes et verts.

Pour lutter contre une abstention à chaque élection plus massive, et faire reculer le vote d’extrême droite, la gauche de transformation sociale a une grande responsabilité : redonner l’espoir d’une autre société, plus juste, respectueuse des hommes et de leur environnement.

La dynamique enclenchée autour du Front de gauche, dynamique à élargir à l’ensemble des citoyens et des mouvements de transformation sociale, porte cette ambition, à Sevran comme dans tout le pays.

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