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Monsieur le ministre, l'Etat doit financer la deuxième phase des travaux de l'hôpital Robert Ballanger!

5 mai 2011 5 131 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le Centre Hospitalier Intercommunal Robert Ballanger de Villepinte s’est doté d’un plan de modernisation ambitieux qui permettra d’améliorer considérablement l’offre des soins et l’accueil des patients. Il prévoit la notamment la construction de nouveaux bâtiments (pôle femme-enfant, soins de suite et rééducation, médecine etc…), la centralisation de certains services (consultations externes, soins intensifs…),  et la remise aux normes de certaines activités (pharmacie et laboratoires ultramodernes).

Dans le cadre du Plan Hôpital 2012, nous avons obtenu un financement de l’Etat pour la première phase des travaux qui débuteront en septembre 2011. En revanche, nous attendons toujours le financement d’une partie de la seconde phase qui, sans aide de l’Etat, pourrait être remise en cause. Dans un secteur géographique qui concentre des populations fragiles, le désengagement de l’Etat de l’hôpital public est tout simplement inadmissible!

J’ai décidé d’interpeler le ministre de la santé Xavier Bertrand à ce sujet:


« Monsieur le Ministre,

Je me permets de vous solliciter au sujet du financement de la deuxième phase des travaux de modernisation du Centre Hospitalier Intercommunal Robert Ballanger (CHIRB) situé à Villepinte, en Seine-Saint-Denis.

Le CHIRB s’est doté d’un plan de modernisation ambitieux décidé dans le cadre du Plan Hôpital 2012. Il permettra d’améliorer considérablement l’offre de soin et la prise en charge des patients dans un secteur géographique qui concentre des populations particulièrement fragiles.

Nous avions obtenu un financement de 31,8 millions d’euros pour la première phase des travaux qui comprend la construction d’un nouveau bâtiment femme-enfant, la centralisation de toutes les consultations externes et la construction d’un nouveau bâtiment SSR (Soins de suite et rééducation) de 105 places. Les travaux débuteront en juin 2011 pour une mise en service fin 2013-début 2014.

En revanche, nous n’avons toujours pas obtenu de financement pour la deuxième phase des travaux qui prévoit la centralisation de tous les lits critiques et unités de soins intensifs (USI), la centralisation de l’ensemble des laboratoires, la création d’une nouvelle pharmacie entièrement aux normes et d’un bâtiment de médecine pour un coût total de 60 millions d’euros.

J’ai demandé à plusieurs reprises une contribution de 10 millions d’euros de l’Etat pour pouvoir faire face à cette opération. L’appel d’offre qui a été réalisé porte sur les deux phases de la restructuration. Sans le financement de l’Etat, la mise en œuvre de la deuxième phase n’est pas assurée. Il serait inconcevable pour les patients et les agents du CHIRB que ce projet de modernisation reste au milieu du gué. Assurer un égal accès de tous aux soins est de la responsabilité de l’Etat. Cette mission doit conduire le Gouvernement à débloquer les crédits pour la deuxième phase des travaux. A ce jour, la Présidence du CHIRB n’a pas obtenu d’engagement clair sur cette demande et ses demandes d’entretiens avec l’ARS sont restées sans réponse.

Le rapport publié par l’ARS sur  l’état de santé de la population francilienne fait le constat d’une persistance des inégalités en matière de santé. Les habitants de Seine-Saint-Denis ont ainsi une espérance de vie inférieure de deux ans à ceux des Hauts de Seine, la mortalité infantile y est largement supérieure à la moyenne nationale avec  5,4 décès pour 1000 habitants (contre 3,6 pour 1000 en France) et l’on constate une recrudescence de maladies telles que le cancer ou la tuberculose. En outre, la démographie médicale est particulièrement faible en Seine-Saint-Denis avec un nombre de médecins largement inférieur à la moyenne française et une offre hospitalière beaucoup moins fournie avec seulement 304 lits d’hôpitaux pour 10 000 habitants (contre 402 en France et 457 dans les Hauts de Seine).

Vous avez à plusieurs reprises déclaré vouloir lutter contre l’aggravation des inégalités de santé. Or, le CHIRB couvre un territoire de 450 000 personnes dans le nord-est de la Seine-Saint-Denis et une partie de la Seine-et-Marne où la part de personnes précaires est plus importante que dans d’autres territoires d’Ile-de-France. Investir dans l’hôpital public, en améliorant l’accueil et la prise en charge des patients, est un moyen de lutter contre les discriminations territoriales dont les habitants des quartiers populaires sont trop souvent victimes.

D’autres arguments plaident en faveur d’une aide de l’Etat au CHIRB. L’établissement présente en effet une bonne santé financière et voit son activité progresser constamment. Il est caractérisé par une offre de soin de qualité et des équipements de pointe qui lui ont valu de bien figurer dans les différents classements des hôpitaux publiés dans la presse.

L’hôpital Robert Ballanger se situe en outre à un endroit particulièrement stratégique puisqu’il couvre le pôle de l’aéroport Roissy Charles De Gaulle et ses 70 000 salariés. De plus, l’implantation probable d’une gare de métro du Grand Paris à proximité du CHIRB placera l’établissement au cœur d’un pôle de développement à l’est de Paris et améliorera l’accessibilité de tous à l’hôpital.

Par conséquent, je demande à l’Etat de contribuer au financement de la seconde phase des travaux en accordant une subvention de 10 millions d’euros à l’hôpital Robert Ballanger. »

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