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DĂ©claration sur le mouvement de grĂšve des conducteurs de la CIF

11 mai 2011 10 571 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Déclaration de François Asensi

Le 10 mai 2011

La grùve des chauffeurs de bus des Courriers Île-de-France entame son huitiùme jour.

Je me rĂ©jouis que les principales revendications des salariĂ©s aient Ă©tĂ© entendues par la direction concernant une augmentation de leur salaire, une prime de transport de 40 € et une participation plus importante de l’entreprise aux cotisations versĂ©es par les salariĂ©s Ă  leur mutuelle.

Ce conflit a Ă©tĂ© particuliĂšrement tendu et je dĂ©plore les dĂ©rapages et les violences qu’il a pu engendrer. Mais ces difficultĂ©s ne devraient pas empĂȘcher un accord qui prĂ©sente des avancĂ©es pour les chauffeurs de bus dont les conditions de travail sont assez Ă©prouvantes.

La poursuite du conflit pénalise les habitants de la Seine-Saint-Denis privée des moyens de transports publics.

L’accord n’a pu ĂȘtre signĂ©, la direction refusant d’inclure dans le protocole la clause pour « annulation des sanctions et procĂ©dures » qui pourraient ĂȘtre prises contre les grĂ©vistes Ă  l’issue du conflit.

Je regrette que l’accord soit bloquĂ© pour ces raisons. Je demande Ă  la direction des CIF, marquant ainsi sa volontĂ© d’apaisement, de signer l’accord en l’état et de permettre aux chauffeurs de bus de reprendre leur travail dans les meilleurs dĂ©lais possibles.


Communiqué de François ASENSI

Le 6 mai 2011

Le conflit social au sein des Courriers d’Ile-de-France s’aggrave et entre dans son cinquiĂšme jour. Je tiens Ă  apporter mon soutien aux conducteurs de bus des CIF qui exercent un mĂ©tier exigeant avec une grande conscience professionnelle. Ces salariĂ©s assument des horaires de travail Ă©prouvants et font face Ă  la dĂ©gradation du lien social, car leur motivation est d’offrir aux usagers des transports un service public de qualitĂ©.

Les revendications des salariĂ©s de la CIF doivent ĂȘtre entendues dans le cadre des dispositions  salariales prĂ©vues par leur convention collective. Je souhaite qu’une issue soit trouvĂ©e au plus vite dans ce conflit. C’est l’intĂ©rĂȘt des partenaires sociaux et celui des habitants de Seine-Saint-Denis actuellement privĂ©s de transports publics pour se rendre Ă  leur travail ou pour passer leurs examens, nombreux en cette pĂ©riode.

Naturellement, le dialogue social est de la responsabilitĂ© des partenaires sociaux, mais le niveau des salaires dans notre pays est une question majeure. Dans l’ensemble de la Seine-Saint-Denis, sur la plateforme aĂ©roportuaire notamment, les mobilisations sociales se dĂ©veloppent, chez Alysia, Manustra et bien d’autres entreprises, sur la question de la prĂ©caritĂ© et des rĂ©munĂ©rations. ConviĂ© au congrĂšs de l’union locale CGT de Roissy, le jeudi 28 avril, en prĂ©sence de Bernard Thibault, j’avais exprimĂ© mon soutien  à ces luttes salariales.

Les conducteurs de bus, comme tant de travailleurs, n’arrivent plus Ă  boucler les fins de mois. Les fiches de paie stagnent, alors que le prix des loyers, de l’essence, de l’électricitĂ©, explosent. Les Français subissent les consĂ©quences de la politique ultralibĂ©rale de gel des salaires promue par le gouvernement Fillon et l’Union europĂ©enne.

D’ici 2012, la revendication d’une hausse significative du SMIC et des salaires doit ĂȘtre portĂ©e haut et fort. Une autre rĂ©partition des richesses, en faveur des salariĂ©s, c’est le combat de la gauche de transformation sociale.

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