Refusons la hausse continue du prix des transports en Ile de France

6 juin 2011 1 Par Francois Asensi

Retrouvez ma déclaration sur la hausse du prix des transports en Ile de France pour l’année 2011 :

Le Conseil du STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France) a voté une nouvelle hausse de 2.7% des tarifs des transports franciliens après celle de 3,9 % adoptée l’an dernier.

Je m’oppose fermement à cette mesure qui, une fois de plus, pénalisera les classes populaires et les classes moyennes.

En 2011, les habitants de Sevran, Tremblay et Villepinte paieront leur pass navigo mensuel 98 euros pour se rendre à Paris (+ 3 euros /mois par rapport à  2010) et 62 euros pour  aller à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle.

Alors que les Franciliens subissent les effets de la crise et des politiques du gouvernement, cette nouvelle hausse des prix dans les transports contribuera à aggraver leurs difficultés. Cette décision est d’autant plus injuste qu’elle pénalise les populations des petites et grandes couronnes qui disposent d’une offre de transport moins dense qu’à Paris et d’un service fortement dégradé.

Les usagers du RER B ne supportent plus les retards et incidents à répétition observés sur cette ligne. Le RER B a en effet un taux d’irrégularité de 21, 8% (retard de plus de 5 min), un des plus élevés d’Ile-de-France.Il est donc inadmissible de faire payer la facture aux usagers pour des transports dont le mauvais fonctionnement génère un stress difficile à vivre au quotidien.

Je regrette que cette hausse des prix ait été défendue par les élus socialistes et Europe Ecologie du STIF. Le développement des transports en commun –métro, bus, tramway- est une alternative écologique à la voiture.  Il faut permettre à tous d’y avoir accès en pratiquant des prix attractifs.

C’est pourquoi, je soutiens la mise en place d’un tarif unique dans les transports avec un pass navigo à 60 euros pour tous. Cette mesure répond à un impératif de justice sociale et de préservation de l’environnement. Je suis d’ailleurs intervenu plusieurs fois auprès du gouvernement pour défendre le tarif unique dans les transports franciliens.

Avec la construction du métro automatique du Grand Paris et l’amélioration indispensable des lignes existantes, le STIF aura besoin de milliards d’investissements pour mener à bien la modernisation du réseau. Il n’est pas question de faire payer à nouveau les usagers. Il est du devoir de l’Etat, de la Ratp et de la SNCF, de financer ces projets structurants pour le développement de la région.