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"Monsieur le ministre, les Sevranais attendent des actes forts pour rétablir la sécurité et en finir avec les discriminations territoriales"

29 juin 2011 10 951 vues 2 commentaires Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Je vous propose de retrouver en vidéo mon intervention pour Sevran, lors de la séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi 28 juin

ASSEMBLEE NATIONALE

Séance des questions d’actualité

Mardi 28 juin 2011

François ASENSI, Député de Seine-Saint-Denis :

« Monsieur le ministre de l’Intérieur,

Hier encore, une opération de police a eu lieu à Sevran contre le trafic de drogue. Cette ville subit la crise urbaine et sociale et, comme d’autres, l’impitoyable sélection des territoires.

Aucun renoncement n’est possible dans la lutte contre les réseaux mafieux. Les Sevranais ont le droit absolu de vivre en sécurité.

Monsieur le ministre, pouvez-vous me confirmer que les forces de police resteront en permanence dans ce secteur, jusqu’à ce que les trafiquants soient mis hors d’état de nuire ?

***

Ces violences n’autorisent pas les surenchères.

Sevran n’est ni une zone de non-droit, ni un terrain d’opérations militaires.
Sevran n’est pas une ville à part. C’est une ville à part entière, dynamique, créative, solidaire.

Ses habitants en ont assez des caricatures. Comment la ville se relèvera d’une telle stigmatisation?

***

Les Sevranais n’ont pas besoin de l’armée, mais avant tout d’emplois pour les 40% de jeunes au chômage. Leur urgence : de meilleurs salaires et plus de justice sociale!

Monsieur Guéant, vous avez évoqué une « reconquête » de Sevran incluant un volet social. Fort bien, mais parlons nous de la même chose ?

Cette semaine, je vous remettrai un mémorandum proposant des mesures d’urgence pour Sevran.

Parmi mes exigences :
– l’arrêt des fermetures de classe et des réduction d’effectifs enseignants
Рle lancement de la deuxi̬me phase de r̩novation urbaine
Рle maintien des postes menac̩s au P̫le emploi
– un plan de prévention des addictions et d’aide à l’installation de médecins et pédopsychiatre
– la refonte totale d’une fiscalité locale injuste, pour alléger les impôts des Sevranais.

Les Sevranais attendent plus que des mots : des actes forts pour mettre fin aux discriminations territoriales. »

Réponse de Claude Guéant, ministre de l’intérieur :

 » Monsieur Asensi, les événements qui ont eu lieu à Sevran le 1er juin ont remis en lumière le fait que Sevran était aux mains des mafias de la drogue. Votre combat contre la drogue est aussi celui du Gouvernement, qui ne laissera pas cette situation perdurer.

Les enfants des écoles maternelles n’ont pas à être privés de récréation parce que des voyous se tirent dessus à 300 mètres de l’école. Les voyous doivent, au contraire, être déférés à la justice et conduits en prison. Le Gouvernement veut rendre la tranquillité aux habitants de Sevran.

Il le fera en menant trois types d’action.

D’abord en restaurant l’ordre républicain.

Vous avez raison, monsieur Asensi : il n’appartient pas à l’armée de restaurer l’ordre républicain dans un pays démocratique ; c’est une mission de la police !

J’ai mis en place des fonctionnaires de compagnies républicaines de sécurité supplémentaires ; ils resteront tout le temps nécessaire, c’est-à-dire jusqu’à ce que les mafias aient été éradiquées. Vous étiez avec moi à Sevran. J’ai eu la grande satisfaction d’entendre les habitants me dire : voici vingt ans que nous n’avons pas été aussi tranquilles.

Deuxième volet : une action de police judiciaire. Le garde des sceaux a mis au point une action spécifique avec un procureur spécialisé. Depuis, il y a des interpellations chaque jour : treize entre hier et avant-hier, la saisie d’armes et de quantités considérables d’argent et de drogue.

Troisième volet : une reconquête urbaine. Il y a beaucoup à faire à Sevran. Cette reconquête passe par toutes les dimensions de l’action publique que vous avez énumérées : l’éducation, l’emploi, la rénovation urbaine, la lutte contre les addictions et contre le chômage.

À cet égard, je signale qu’en termes de finances publiques, les ressources de Sevran ont vu la dotation de solidarité urbaine augmenter de 75 % depuis 2006. Nous continuerons. « 

2 commentaires »

  • bacon a écrit :

    Merci à François Asensi d’avoir rétabli un équilibre…
    Non Sevran n’est pas Chicago

    Oui des problèmes graves de sécurité existent , notamment liés au trafic de drogue

    Présenter Sevran systématiquement de façon négative ne fait qu’aggraver le problème (fuite d’une partie de la population, découragement d’une autre…)

    Le rétablissement de la tranquilité publique passe à la fois par une action déterminée de la Police Nationale et par des moyens préventifs.

    Ainsi , le maintien et la création de postes d’enseignant,l’amélioration de l’urbanisme,des créations d’emplois sont autant d’éléments qui permettraient de renverser la tendance en valorisant notre potentiel : trois gares, un patrimoine naturel (canal ,forêt de la poudrerie) de nombreux jeunes qui travaillent, un réseau associatif dynamique, des services publics de l’éducation nationale qui se battent etc etc

  • Messina a écrit :

    Monsieur le député
    De retour de vacances je me permets de répondre au tractque j’ai reçu dans ma boite à lettres le daté du 28/06/11. j’ai 62 ans je milite depuis de nombreuses années dans une organisation syndicale de gauche qui pronne le partage et l’égalité. Mais en lisant votre tract je pense que vous faite comme cette bonne droite qui ne nous veux que du bien du rabattage avant des éléctions qui je pense s’annoncent difficile pour les deux grands partis; j’habite sevran depuis 1979 un quartier qui était très coquet à mon arrivée et qui est devenu au fil des ans invivable. Et oui monsieur le député Sevran ne se limite pas seulement à des cités. Vous expliquez dans votre tract que les habitants on droit à l’emploi, l’éducation et la rénovation urbaine. J’ai vu se dégrader ce quartier année après année de la faute des maires succesifs, je ne vous parlerez que du dernier qui ne pense qu’à faire pousser de l’herbe plutôt que de faire réspecter les lois qui existe. Ce quartier est devenu invivable à cause du laisser aller permanent des autoritées il est impossible de circuler sur les trotoires les véhicules y sont stationnés en permanence ce qui les dégrades et les rends impraticables. la rue n’est jamais n’éttoyée sauf en général 1 mois avant des éléctions importantes.
    Alors monsieurs le député je suis d’accord pour aidé les gens qui ont que très peux de revenus, mais n’oubliez pas ceux qui payent des impots ils en faut pour faire vivre la cité, il ont droit comme les autres à un peu d’attention.
    2012 approche je suis très ésitant sur mon vote et je crois ne pas être le seul.

    Cordialement

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