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Intervention pour le maintien de l’aide alimentaire europĂ©enne aux plus dĂ©munis

26 octobre 2011 7 245 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Suite au recours de plusieurs Etats europĂ©ens auprĂšs de la Cour de Justice, l’aide alimentaire apportĂ©e par l’Union europĂ©enne aux plus dĂ©munis va ĂȘtre divisĂ©e par quatre en 2012, de 480 Ă  113 millions d’euros.

Selon les associations françaises distribuant ces denrĂ©es de premiĂšre nĂ©cessitĂ© (Secours populaire français, Restos du coeur, Croix-Rouge, banques alimentaires), 4,8 millions de repas risqueraient de manquer alors que la prĂ©caritĂ© progresse au mĂȘme rythme que la crise Ă©conomique.

A plusieurs reprises, j’ai demandĂ© au gouvernement de convaincre l’Union europĂ©enne de rĂ©tablir ces crĂ©dits et de pallier lui-mĂȘme Ă  cette baisse. J’ai adressĂ© une question au ministre des Affaires europĂ©ennes le 18 octobre. Le 24 octobre, Ă  la tribune de l’AssemblĂ©e nationale, j’ai Ă  nouveau plaidĂ© pour le rĂ©tablissement de ce programme d’aide alimentaire contre l’Ă©goĂŻsme des pays europĂ©ens.

Intervention du 24 octobre Ă  l’AssemblĂ©e nationale :

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Question Ă©crite du 18 octobre 2011 :

QUESTION ECRITE de François ASENSI, député de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis
Ă  Jean LEONETTI, secrĂ©taire d’Etat chargĂ© des Affaires europĂ©ennes.


Monsieur François Asensi attire l’attention de M. le ministre auprĂšs du ministre d’État, ministre des affaires Ă©trangĂšres et europĂ©ennes, chargĂ© des affaires europĂ©ennes, sur la rĂ©duction de l’aide alimentaire europĂ©enne aux plus dĂ©munis.

A la suite d’un arrĂȘt de la Cour europĂ©enne de justice, le programme europĂ©en d’aide aux plus dĂ©munis (PEAD) risque de subir une amputation des trois quarts de ses crĂ©dits, en passant de 480 millions d’euros Ă  113 millions d’euros.

Selon le Secours populaire français, approvisionnĂ© Ă  21% par le PEAD, 4,8 millions de repas risqueraient de ne plus ĂȘtre distribuĂ©s par ses soins ou ceux des autres associations en charge de l’aide alimentaire : les Restos du coeur, les banques alimentaires et la Croix-Rouge.

Cette dĂ©cision inacceptable, si elle Ă©tait confirmĂ©e, constituerait un grave recul social et un vrai danger humanitaire. Sur un continent oĂč la prĂ©caritĂ© ne cesse de s’étendre, avec 80 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvretĂ©, cette aide alimentaire bĂ©nĂ©ficie en effet Ă  prĂšs de 18 millions de personnes.

En pĂ©riode de crise, l’Union europĂ©enne parvient Ă  modifier des rĂšgles gravĂ©es dans le marbre et Ă  dĂ©gager des centaines de milliards d’euros pour renflouer les banques et rassurer les marchĂ©s. Il serait donc incomprĂ©hensible et inacceptable que ce programme alimentaire, au coĂ»t modeste et Ă  l’utilitĂ© certaine, ne soit plus financĂ©. Un tel « deux poids, deux mesures » conforterait l’image d’une construction europĂ©enne tournĂ©e vers les puissances de l’argent au dĂ©triment de l’impĂ©ratif de solidaritĂ© et de cohĂ©sion sociale.

Il lui demande quelles actions le gouvernement français compte entreprendre auprĂšs des Etats europĂ©ens afin de dĂ©gager un financement pĂ©renne et stable de l’aide alimentaire communautaire. En cas d’échec, il souhaite savoir si le gouvernement entend pallier lui-mĂȘme cette baisse de l’aide alimentaire.

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