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Sûreté aérienne : menace d’un plan social injuste à Vigimark-sûreté

21 décembre 2011 15 887 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Au moins 94 salariés de l’entreprise Vigimark-sûreté, spécialisée dans la sûreté aéroportuaire (sécurisation des avions, des pistes et des matériels), sont menacés de licenciements. Confronté au refus de la direction d’ouvrir un véritable dialogue social, les salariés m’ont demandé d’intervenir en leur faveur pour obtenir le maintien d’un maximum d’emplois. Je demande à la direction de Vigimark-sûreté de revenir sur ce plan social injuste et inhumain.

 

Retrouvez ci-dessous mon communiqué de presse:

L’entreprise Vigimark-sûreté fait l’objet d’un plan social draconien qui illustre bien la dégradation des conditions de travail dans le domaine de la sûreté aérienne depuis la libéralisation de ce secteur. En effet, 94 emplois sur les 184 que compte l’entreprise Vigimark vont être supprimés par la direction en janvier 2012.

Le directeur de l’entreprise, Monsieur Michel Meunier, invoque la perte de plusieurs marchés pour justifier cette décision. Or, selon des représentants syndicaux, la perte des marchés évoqués concernerait tout au plus une vingtaine d’emplois. En réalité, Vigimark-sûreté profite de l’aubaine pour licencier massivement. C’est inadmissible !

Le Comité d’Entreprise ainsi que l’ensemble des organisations syndicales rejettent ce plan social. Animés par une démarche constructive, ils proposent un plan de sauvegarde de l’emploi alternatif comprenant la suppression de 78 emplois obtenue par voie de reclassement externe, de mutations internes ou de départs volontaires. Reçus par M. Meunier le 30 novembre dernier, ils se sont vus opposés une fin de non-recevoir.

Ce plan social est l’expression du néolibéralisme prédateur qui prévaut actuellement dans le domaine de la sûreté. Déjà, le directeur de Vigimark avait racheté Derichebourg-sûreté en 2009 pour un euro symbolique avant d’annoncer neuf mois plus tard la liquidation judiciaire de l’entreprise avec 358 licenciements à la clé. Ses discours au sein du Cercle des jeunes entrepreneurs de France, dans lesquels il parle de « libéralisme responsable » et de « valeurs humanistes », ne trompent plus personne.

François Asensi condamne fermement ce plan social injuste et inhumain. Il exige un respect du dialogue social et de la dignité des salariés pour sauvegarder un maximum d’emplois au sein de l’entreprise.

 

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