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Gaz de schiste en Ile-de-France : François Asensi interpelle le gouvernement!

23 mars 2012 18 182 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le projet d’exploration de gaz de schiste déposé par la société Poros s’étend sur une partie de la Seine-Saint-Denis et couvre les communes de Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte. Au regard des dégâts environnementaux que cela représente et de l’absence de concertation entourant le projet, je demande au gouvernement ne pas attribuer ce permis.

En tant que député, je me suis dès le départ opposé à l’extraction des gaz de schiste à l’Assemblée nationale. Comme l’ensemble des députés du Front de Gauche, j’ai voté le 13 juillet 2011 la proposition de loi interdisant « l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique » ce qui a permis d’abroger plusieurs permis de recherche accordés par le gouvernement.

Retrouvez ma question écrite:

 

Question écrite au ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique:

François Asensi alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique, sur l’enquête lancée le 19 janvier dernier concernant des demandes de permis exclusifs d’exploitation d’hydrocarbures, et notamment de gaz de schiste.

Parmi la dizaine de demande d’exploration étudiée par le Ministère de l’Environnement, le permis dit de «Chevry », déposé par la société Poros, couvre une zone de 395 km² sur les départements de Seine-et-Marne, de Seine-Saint-Denis, de l’Essone et du Val-de-Marne. Les communes de Sevran, Tremblay-en-France et Villepinte sont situées sur ce périmètre.

La possible exploitation de gaz de schiste en Ile-de-France suscite de vives inquiétudes. En effet, cette énergie a des conséquences particulièrement néfastes pour l’environnement : pollution de l’eau et des nappes phréatiques, détérioration de la qualité de l’air, dégradation des sols avec possibilité de glissements de terrains…Les réserves à l’encontre de l’exploration des sols franciliens sont nombreuses.

Certes, la loi du 13 juillet 2011 a interdit l’exploitation d’hydrocarbures par la technique de la fracturation hydraulique, particulièrement nocive pour l’environnement. Cependant, les autres techniques d’extraction de gaz de schiste et d’hydrocarbures développées par les industriels présentent des risques  pour l’environnement tout aussi élevés.

De surcroît, les demandes de permis d’exploration sont traitées dans la l’opacité la plus totale. Aucune enquête publique n’a été organisée. Elus, associations et citoyens ont donc été mis devant le fait accompli alors même que l’exploration des sols pourrait avoir des répercussions importantes sur l’environnement des communes concernées. Le dossier est uniquement accessible sur le site du ministère de l’écologie ce qui réduit largement l’information et la consultation des citoyens sur un sujet aussi complexe.

Compte tenu des risques de dégradation de l’environnement et de l’opacité des enquêtes réalisées, il lui demande de suspendre l’examen des demandes de permis de recherche d’hydrocarbures, notamment celui déposé par la société Poros sur les départements franciliens de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, de l’Essone et Val de Marne.

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