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Mon intervention pour le groupe GDR sur l’intervention française au Mali

16 janvier 2013 4 720 vues 7 commentaires Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Chers collègues,

La situation malienne, aussi urgente soit elle, n’est pas un fait nouveau. Depuis un an maintenant, coup d’état et avancée des sécessionnistes de l’AZAWAD menacent l’intégrité du pays.

J’ai une pensée forte pour le peuple malien, ce peuple ami, otage de  l’instabilité et de la terreur imposée depuis des mois par les fondamentalistes islamistes. On décompte plus de 230 000 personnes déplacées. Leurs familles, nombreuses en France, sont inquiètes et réclament une intervention internationale pour rétablir la démocratie. Nous sommes à leurs côtés.

J’ai également une pensée forte pour nos soldats, engagés sur un terrain périlleux. Je pense à la douleur des familles de nos otages.

***

Que devait faire la France face à l’offensive des troupes djihadistes  lancée jeudi dernier?

La position des députés du Front de gauche, communistes et républicains, est claire : abandonner le peuple malien aux fous de dieu aurait été une erreur politique et une faute morale.

La non-intervention aurait été la pire des lâchetés.

Une action militaire internationale était nécessaire pour éviter l’installation d’un Etat terroriste.

Les djihadistes du Nord Mali et leurs affidés d’Al-Qaida n’ont qu’un but : imposer à l’échelle de la planète des régimes despotiques, sanguinaires et moyenâgeux. Leur fondamentalisme constitue une forme nouvelle du fascisme.
Ils n’ont qu’une méthode : instrumentaliser l’Islam, religion de paix pour l’immense majorité des musulmans, afin de justifier leurs combats contre la démocratie et les droits des femmes. Mais aussi pour masquer le caractère mafieux de leurs organisations, basées sur le trafic d’armes et de drogues, comme au Sahel, nouvelle plaque tournante.

Les démocraties ne peuvent baisser les bras. Elles doivent soutenir les efforts des progressistes qui en expriment le souhait, comme aujourd’hui au Mali.

***

Pour autant, nous émettons de lourdes réserves sur l’opération militaire déclenchée, sur sa forme, ses conditions, ses objectifs.
Soyons lucides : cette intervention n’apportera pas un Etat malien stable, pas plus que la démocratie, elle n’en est qu’un préalable.
La guerre est toujours la dernière des solutions, la moins bonne, la plus incertaine.

Rien ne nous assure que cette intervention ne se termine par un échec, de grande souffrance pour les peuples, des déflagrations en cascade dans l’ensemble du monde musulman.
Ne nous laissons pas bercer d’illusion par un consensus rassurant, et par l’enthousiasme des va t en guerre!

Je parlais de réserves sur la forme. Notre Parlement n’a pas été consulté au préalable, nous le déplorons. L’urgence existait, certes, mais le scénario d’une offensive vers le sud malien était prévisible. Comment croire que cette colonne armée se soit constituée en seulement 48h?
Cette intervention ne doit pas être la décision d’un Président de la République soucieux d’affirmer son autorité, mais la décision de la France et de l’ensemble de ses représentants.

***

Nous émettons également des réserves sur ses objectifs.

Monsieur le ministre, il est également impératif de clarifier les buts de cette guerre pour éviter un enlisement que je redoute.
Ils sont pour l’heure confus. Assurer la sécurité de nos ressortissants? Lutter contre le terrorisme? Assurer l’intégrité du Mali?
Le Président de la République a déclaré que l’intervention durerait « le temps nécessaire », avant de concéder qu’elle serait limitée dans le temps.
Quand considèrera-t-on que la mission de la France est terminée?

La France doit affirmer clairement l’objectif poursuivi au Mali – appuyer la reconstruction d’un Etat de droit démocratique – et s’y limiter.
Gardons à l’esprit les enseignements de la guerre contre le terrorisme lancée après les attentats terrifiants du 11 septembre. Nos troupes reviennent à peine d’Afghanistan, tirant les leçons de cette impasse.
La lutte sans faille des démocraties contre le terrorisme est bien entendu vitale. Mais si cette lutte devient une guerre armée, où et quand s’arrêtera-t-elle ?
Saurons-nous y mettre un terme avant qu’elle devienne contreproductive, en nourrissant l’idée funeste du choc des civilisations et en renforçant les ferments d’union de groupes très divers sous la bannière d’Al Qaida ?
Saurons-nous prendre le dessus sur les troupes djihadistes sans provoquer leur repli au Niger, en Mauritanie, en Algérie, avec une potentielle déstabilisation de ces pays?

L’acheminement de troupes françaises au sol et de blindés ces derniers jours modifie en profondeur notre engagement. Au risque d’utilisation de boucliers humains sous les frappes aériennes s’ajoute la crainte de nouveaux déplacements de population sur un territoire gigantesque.
On décompte 150 000 réfugiés depuis le début l’enlisement du Mali, 30 000 supplémentaires depuis le début de l’opération française.
Tout doit être mis en œuvre pour éviter une catastrophe humanitaire et protéger les civils.

***

Si nous partageons la décision de notre diplomatie, nous nous interrogeons sur ses incohérences. La France a soutenu les printemps arabes, bien que trop tardivement, et apportée son concours à l’épanouissement des droits et des libertés, notamment pour les femmes.

Dans le même temps, notre pays entretient des relations troublantes avec certaines composantes du monde arabe. Oui, il faut en finir avec la guerre en Syrie et le régime despotique de Bachar El Assad, mais faut-il pour cela appuyer des mouvances fanatiques ? L’Occident a trop souvent joué aux apprentis sorciers.

Faut-il montrer tant d’indulgence envers les pétromonarchies arabes, au premier rang desquelles le Qatar ? Ce pays, ennemi des droits de l’homme, joue un double jeu infernal en jouant sur les divisions du monde islamique, entre chiites et sunnites. Il n’hésite pas à déstabiliser des régions entières pour appuyer des régimes obscurantistes.

***

J’en viens aux réserves sur les conditions de déclenchement de cette opération et à la position de la communauté internationale.
L’option militaire n’avait rien d’inéluctable, elle n’est due qu’aux faiblesses et aux lenteurs de la communauté internationale et du pouvoir malien lui-même.
« En aucun cas, la France n’interviendra elle-même au Mali », affirmait François Hollande en novembre.

Il y a deux semaines encore, la voie politique, de la négociation, était privilégiée.
La résolution 2085 du 22 décembre, selon la lecture même de notre ambassadeur à l’ONU, « n’était pas une déclaration de guerre ». Elle posait de nombreux préalables avant tout recours à la force.
D’une part, un effort du pouvoir malien pour répondre à la question touarègue et organiser de nouvelles élections. D’autre part, une préparation militaire conséquente de l’armée malienne et des partenaires africains.
Aucune de ces conditions n’est réunie. Nous partons donc en guerre dans la plus mauvaise des configurations, dans l’impréparation, avec les immenses périls que cela comporte.

***

La résolution onusienne autorisait le déploiement d’une «mission internationale sous conduite africaine», or l’opération «Serval» s’avère être d’abord une «opération franco-française». L’intervention de la France doit retrouver au plus vite le cadre onusien. Les troupes des pays africains doivent prendre le relais de cette intervention.
Notre pays a pris ses responsabilités, mais le cavalier seul de la France est préoccupant. En effet, il nous isole sur la scène diplomatique, nous expose en termes de sécurité et nuit à la crédibilité même de l’intervention.

***

La communauté internationale, nos alliés, font assaut de déclarations pour saluer notre engagement, sans apporter de solidarité en actes. Le soutien unanime masque une lâcheté générale. Cet attentisme est consternant.
Quand conforterons le système onusien en réformant les mécanismes de décision qui le sclérosent ?

Je pose également la question : où est l’Union européenne dans ce conflit ? Son inertie illustre l’impasse actuelle de la construction européenne.

***

Notre intervention militaire dans une ancienne colonie française recueille le soutien de l’opinion africaine et de ses représentants. L’Algérie a ainsi ouvert son espace aérien et fermé ses frontières. Cette coopération relative n’était pas couru d’avance, elle est à metter au crédit du dégel de nos relations ces dernières semaines.

Elle suscite néanmoins un certain malaise, probablement en raison du deuil impossible et inachevé de la Françafrique.

Comment ne pas percevoir le poids de la colonisation dans le conflit actuel et l’héritage de frontières tracées artificiellement ?
Au Mali comme sur l’ensemble du continent, les impérialismes ont déchiré des régions, aggloméré des peuples rivaux, afin de préserver leur influence sur ses richesses.
Ce temps doit être véritablement révolu, en Centrafrique, au Gabon, au Niger. Des engagements ont été pris, nous attendons des gestes forts, au plus vite.

***

L’Afrique est la chance de notre planète. Nous devons conforter les efforts de ses peuples pour retrouver leur dignité et assurer leur développement, sans ingérence ni domination.

La solution au chaos et à la déstabilisation du continent africain n’est pas militaire, mais politique, sociale et économique. Les pays du Nord doivent enfin promouvoir un développement partagé de la planète. L’Afrique est une terre de grande richesse. Ses richesses premières doivent bénéficier aux peuples, et non être pillées. Ses richesses humaines et intellectuelles, elles aussi, doivent pouvoir rester dans leur pays et participer au progrès de leur société, et non être contraintes à l’exil en Occident.

Il a beaucoup été question de l’ « homme africain » dans un passé récent.

Cet homme africain, la femme africaine, sont pleinement dans l’Histoire de notre temps, ils sont les acteurs du monde de demain. Respectons-les, marchons à leurs côtés !

Nos amis africains attendent de la France cette relation d’égal à égal, soucieuse de leur devenir.

CaptureMali

7 commentaires »

  • vieille dame a écrit :

    Alors vous soutenez des décisions imprécises, arbitraires et incohérentes ? vous pensez que la France doit protéger tout pays au prise avec des dictateurs et y envoyer ses avions de combat ? ou seulement ceux qui sont dans la sphère « anciennes colonies » ?

  • NICOLAS Pierre a écrit :

    en parcourant le net , j’ai trouvé une seule et ancienne pétition pour la Paix au Mali .

    lecteur du blog de F.A., Que pensez vous de la reprise du texte suivant pour le transformer en pétition ?

    PrNIC …….me répondre à PrNICO@aol.com

    —————————————————-

    La guerre au Mali : des choix à faire quand les caisses sont vides ?

    Politique de la canonnière et en retour renforcement des extrémismes, déploiements de personnels des plans vigipirate et accoutumance des personnes au « tout policier « , militarisation de la planète
    ou investissement résolu dans les démarches politiques, diplomatiques !

    militarisation de la planète ; (gros) coups de pouce à l’industrie de l’armement
    ou investissements dans tous les champs d’éducation et de formation ;

    Utilisation de la recherche en matière de miniaturisation et de sophistication des équipements militaires
    ou investissement dans des équipements de santé entre autre…

    Matraquage des esprits dans les médias sur l' »unité nationale » derrière le président et appui des pays de l’OTAN ?

    Ou investissement de la France pour que sa VOIX rejoigne celles des peuples qui luttent contre les politiques néo-coloniales, d’expansion, de néolibéralisme, en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du sud……….;

    La France n’a pas à être « en guerre » par la seule volonté d’un seul homme . La France « en Guerre » , ce n’est pas le changement !

    En ces temps d’ austérité imposés par le capital , nous choisissons les investissements précités qui conduisent fondamentalement à la PAIX !

    ————————————————-

    Si le texte convient tel quel – si vous souhaitez l’améliorer – si vous êtes Ok pour être premiers signataires ?………à vous de voir !

    Pierre NICOLAS 26400 Divajeu

  • Hoarau a écrit :

    Quoique je pense probablement le contraire de cette « vielle dame » (l’intervention était nécessaire et inévitable, il faut comparer l’alternative à celle que Léon Blum a mal tranché en 1936) elle a raison de pointer l’incohérence du discours. Nous ne devons pas chercher à garder à tous prix les mains propres, et à gagner sue tous les tableaux. Evidemment, l’intervention comporte un risque d’enlisement, et de réactivation de la Françafrique. Mais la Ferance a bel et bien un lien historique avec cette région, dont il ne faut pas que les gens de la gauche de la gauche s’imaginent qu’ils peuvent l’assumer sans l’assumer, l’approuver en lé désapprouvant, de palinodiues en double langage. Ce n’est absolument pas être va-t’en -guerre que d’assumer le rôle de la contre-violence dans l’histoire. S’il ya un point sur lequel le discours un peu dégingandé et désarticulé d’Asensi, , mélange de réalisme et d’états d’âme, touche juste, c’est dans la caractérisation du fondamentalisme islamiste comme un fascisme, que nous avons toujours combattu.
    Il n’y aps absoiluement pas à craindre de se compromettre avec Hollande lorsqu’il agit correctement. Je trouve que le ton sur lequel les mises en garde sont proférées est pusillanime et auto-immunisateur. On peut combattre la Françafrique sans sombrer dans la mièvrerie et le pacifisme bêlant et verdâtre.

    Jacques Hoarau

    Jacques Hoarau

  • Hoarau a écrit :

    Quoique je pense probablement le contraire de cette « vielle dame » (l’intervention était nécessaire et inévitable, il faut comparer l’alternative à celle que Léon Blum a mal tranché en 1936) elle a raison de pointer l’incohérence du discours. Nous ne devons pas chercher à garder à tous prix les mains propres, et à gagner sue tous les tableaux. Evidemment, l’intervention comporte un risque d’enlisement, et de réactivation de la Françafrique. Mais la France a bel et bien un lien historique avec cette région, dont il ne faut pas que les gens de la gauche de la gauche s’imaginent qu’ils peuvent l’assumer sans l’assumer, l’approuver en lé désapprouvant, de palinodies en double langage. Ce n’est absolument pas être va-t’en -guerre que d’assumer le rôle de la contre-violence dans l’histoire. S’il y a un point sur lequel le discours un peu dégingandé et désarticulé d’Asensi, , mélange de réalisme et d’états d’âme, touche juste, c’est dans la caractérisation du fondamentalisme islamiste comme un fascisme, que nous avons toujours combattu.
    Il n’y a absolument pas à craindre de se compromettre avec Hollande lorsqu’il agit correctement. Je trouve que le ton sur lequel les mises en garde sont proférées est pusillanime et auto-immunisateur. On peut combattre la Françafrique sans sombrer dans la mièvrerie et le pacifisme bêlant et verdâtre.

    Jacques Hoarau

    Jacques Hoarau

  • allain graux a écrit :

    Je suis en grande partie en accord avec les points exprimés, constatant la nécessité de cette intervention, mais exprimant nos réserves et posant les questions qu’il faut poser quant à la politique africaine et étrangère du gouvernement français.
    Ci-dessous, le point de vue que j’avais exprimé à ce sujet :

    MALI
    http://allaingraux.over-blog.com/article-mali-114366492.html

    La France est intervenue au Mali avec ses avions, ses hélicoptères pour stopper une attaque des bandes armées des groupes islamistes de l’Aqmi d’Ansar Dine, du Mujao qui ont mis le territoire sahélien au Nord du Mali, de Gao à Tombouctou et Douentza en coupe réglée. Ces trafiquants, armés par les mercenaires de Kadhafi, font régner la terreur sur ces régions après en avoir chassé les Touaregs. Ce fractionnement du pays a aggravé la situation économique et sociale des populations, particulièrement dans les régions contrôlés par les islamistes, mais aussi dans les zones frontalières de Djenné, Mopti, où l’approvisionnement et les activités sont réduites .
    Mais, pourquoi cette révolte ?
    Les hommes du désert organisés dans le MLNA avaient pensé profiter de la déliquescence d’un gouvernement corrompu et inefficace à régler les nombreux problèmes sociaux et de développement du pays, pour créer leur propre Etat, l’Azawad.
    Après avoir rétabli la démocratie, le président Amadou Toumani Touré s’est englué dans une anarchie libérale favorisée par le FMI, la France et les Etats-Unis, pour conserver ou étendre les intérêts financiers de leurs entreprises multinationales. Le 22 mars 2012, de jeunes officiers subalternes ont renversé le pouvoir et le 5 avril, ATT a dû quitter le pays pour se réfugier au Sénégal. Il avait en son temps réduit la sédition touareg en intégrant les guerriers dans l’armée. Mais par la suite, le malaise au sein de la jeunesse pour trouver un emploi, la fronde des syndicats et la crise dans le secteur de l’éducation, tout y était pour que la colère pu s’installer. ATT était responsable de la corruption, mais il n’était pas le seul à bénéficier des prébendes, de maigres fonds publics détournés des caisses du trésor .
    Les éleveurs Touaregs (comme les Peuhls), ont vu leurs troupeaux se réduire, victimes de la progression du désert, de la pénurie d’eau, de la raréfaction des pâturages. Ils n’ont pas obtenu les moyens d’une reconversion nécessaire, alors que les produits alimentaires occidentaux subventionnés ont envahi le marché local.

    Complot islamique ?
    On peut se poser la question si on examine le cheminement des différents évènements. Dans un premier temps des Français ont été enlevés au Niger comme au Mali et détenus par les différents mouvements islamistes. Les négociations se sont éternisées sans jamais débouchées sur un règlement. De même que les tentatives de l’Algérie et du Burkina pour trouver une solution pacifique et politique au conflit. Ainsi les ravisseurs pensaient disposer d’un moyen de pression sur la France pour éviter son intervention, alors qu’auparavant le versement d’une rançon permettait de libérer les otages.
    On peut par ailleurs observer que l’application de la loi islamique, la charia, s’est instaurée dans plusieurs Etats ou zones comme au Nord du Nigéria, lui même en proie aux exactions du Boko Aram. Avec le contrôle du Nord du Mali, les intégristes islamistes affiliés à El Qaida, peuvent à nouveau profiter d’une base territoriale après avoir perdu l’Afghanistan qui reste néanmoins sous la menace des Talibans, comme les zones frontalières du Pakistan, la rébellion irakienne, les milices syriennes Al-Nosrat , les Al Shabaab en Somalie.
    Face à l’étendue de cette menace, les Etats africains de l’Ouest menacés dans leur intégrité ont fait appel à l’ONU pour créer une force d’intervention pendant que se déroulaient parallèlement les tentatives de négociation.
    La récente visite du Président François Hollande en Algérie, n’était vraisemblablement pas une simple visite de courtoisie et limitée au contexte hérité de la guerre coloniale. La question du Mali a certainement fait l’objet de discussion et d’accords comme en témoigne l’autorisation de passage des rafales au-dessus du territoire algérien pour bombarder les positions et les bases des forces islamiques qui menacent aussi le sud-algérien.
    Après les tentatives menées en direction du mouvement touareg MLNA pour le dissocier des islamistes, et avant une intervention des forces africaines de la CDAO et de la France, les islamistes ont déclenché une attaque pour s’emparer de la totalité du Mali.
    Le gouvernement français ne pouvait pas rester indifférent à cette situation. A cette attaque éclair des intégristes devait répondre une réaction immédiate, pour empêcher l’instauration d’un Etat islamique au Mali. D’autant plus que ce raid représentait une menace pour les six mille résidents français de Bamako.
    Avec cette attaque, le temps n’était plus à des parlottes inefficaces, mais à l’action pour prévenir l’irréparable. Et stratégiquement, on ne prévient pas ses ennemis de l’imminence de l’assaut…

    Je ne suis pas un va-t-en guerre, préférant la négociation pour aboutir à des solutions pacifiques, car pour terminer une guerre, on finit toujours par négocier. Alors pour éviter des drames et que le sang coule, il vaudrait toujours mieux négocier avant. Mais avec de tels adversaires qui sont plus des bandits et mercenaires que des mouvements anticolonialistes, indépendantistes, on ne peut pas vraiment dialoguer comme avec un Etat ou une organisation révolutionnaire.
    Les laisser s’installer durablement ici ou là, par expérience, on sait ce que cela signifie comme régression pour les populations qu’ils prétendent délivrer et qu’ils vont en réalité opprimer.

    Sous de nobles intentions anti-impérialistes, il ne faut pas se laisser entraîner à des réactions gauchisantes, sans rapport avec la réalité des faits. Si les Maliens doivent-être les acteurs de leur avenir. Car :
    S’Il nous faut rejeter la démocratie imposée par les menaces, les embargos et les bombes des puissances occidentales comme en Lybie, en Côte d’Ivoire ou ailleurs en Afrique et partout dans le monde. Ce n’est pas avec des discours et des bulletins de vote que les peuples s’affranchiront réellement mais par leur mobilisation massive, leur engagement pour leur propre salut sans aucune ingérence extérieure. Il leur appartient d’inventer leur voie pour ériger le monde nouveau qui pointe désormais à l’horizon. Aucune main ne saurait désormais leur cacher le soleil de la véritable démocratie, celle qui est en train de naître de leur colère, de leurs frustrations, des impasses de la ‘démocratie des milliardaires’, une démocratie dirigée contre le peuple .
    Encore faut-il qu’ils soient en mesure de le faire. On a vu ce qu’il en était des Touaregs et de leur Azawad !

    Allain Graux ( à titre personnel)
    Parti de Gauche
    Le 14.01.2013

  • Bob POLET a écrit :

    quand il est dit dans le texte que La non-intervention aurait été la pire des lâchetés…..c’est une reconnaissance du bien fondé de la décision d’Hollande .

    On peut ensuite ramer en exprimant des réserves du type « guerre qu’aprés consultation et votes des députés …ou guerre onusienne  » , le premier message est passé dans les médias !

    A se demander alors quelle sera la position du Fdg dans 3 mois quand il devra voter Pour ou Contre la poursuite de cette guerre !

    Interpellons les députés

    http://www.petitions24.net/stop_guerre_au_mali_-_des_choix_pour_la_paix

  • Broker Comparatif a écrit :

    Je pense que Monsieur Hollande est aller la bas pour plus essayer de ce redonné une image comme la pus faire les précédent président.

    Chacun a eu une guerre différente et voila celle de Monsieur Hollande.

    Suis je pour ? Non pas vraiment ! Mais hélas je ne suis pas président lol

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