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Mobilisation enseignante sur les rythmes scolaires : « Place à la concertation pour garantir vraiment la réussite des élèves ! »

12 février 2013 1 628 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le Gouvernement a engagé une réforme profonde des rythmes scolaires qui doit rétablir la semaine de 4 jours et demi, allonger la pause méridienne, et alléger la journée scolaire de l’enfant.

Je partage les inquiétudes des enseignants qui s’expriment dans les mouvements sociaux ces dernières semaines. Il ne s’agit pas d’un quelconque « réflexe corporatiste ». Les enseignants ont fait largement savoir qu’ils n’étaient pas opposés au principe de cette réforme. Ils veulent une réforme à la hauteur de l’enjeu et ils ont raison. Elle doit être conduite dans l’intérêt de l’enfant, avec la mobilisation des moyens nécessaires, sans sacrifier pour autant les conditions de travail des personnels. Une réelle consultation de tous les intéressés est incontournable.

Les communes sont, elles-aussi, placées devant le fait accompli. Elles ont obligation de se prononcer avant le 31 mars sur le délai d’application de cette réforme, dès la rentrée de septembre 2013 (en contrepartie d’une incitation financière), ou en 2014. Le Conseil municipal de Tremblay-en-France, comme bien d’autres villes, a décidé de reporter la mise en place de cette mesure à la rentrée 2014.

Les changements impliqués par cette réforme dans l’organisation des temps de vie de l’enfant, mais aussi des familles, sont très profonds. Les temps périscolaires doivent être repensés, en associant à ce travail tous les acteurs : représentants des parents d’élèves, monde associatif sportif et culturel, administration municipale.

Ce travail de concertation, et d’évaluation des impacts de la réforme, n’a pas sérieusement eu lieu. De nombreux avis négatifs se sont d’ailleurs exprimés sur cette réforme : le comité consultatif de l’Education Nationale ou l’Association des Maires de France. La question du coût d’une telle réforme pour les communes, pour les familles et pour l’Éducation nationale n’est pas sincèrement posée par le gouvernement.

Il faut prendre le temps de la concertation, et se donner les moyens nécessaires à un encadrement des temps hors classe qui soit de qualité. La réflexion doit être globale, et intégrer aussi la question des programmes, et des moyens humains. Malheureusement, le projet de loi d’orientation de l’école actuellement à l’étude, qui aurait pu être l’occasion d’engager ce chantier, n’est pas à la hauteur des attentes, loin de là. Il ne couvre pas les besoins nécessaires, et ne répare pas ce qui a été cassé par les gouvernements précédents.

Plus que jamais, je suis déterminé à défendre, aux côtés des enseignants et des parents d’élèves,  une école publique de qualité qui place l’intérêt de l’enfant au cÅ“ur des préoccupations.

 

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