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54 emplois supprimés à Villepinte: non aux licenciements boursiers chez Delphi!

22 mars 2013 5 029 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Le sous-traitant automobile Delphi vient d’annoncer la suppression de 157 emplois en France dont 54 au siège social de l’entreprise à Villepinte.

Cette décision est inadmissible! Delphi présente une bonne situation financière avec un chiffre d’affaire estimé à 16 milliards d’euros. La vérité est que la direction de l’entreprise américaine souhaite délocaliser l’activité pour maximiser les profits. Après la fermeture de PSA, c’est un nouveau coup dur pour l’industrie automobile et pour l’emploi dans notre département. Je tiens d’ailleurs à faire part de toute ma solidarité aux salariés de Delphi à qui on a annoncé qu’ils allaient perdre leur emploi.

J’appelle le gouvernement, et notamment le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg, à se saisir de ce dossier et à faire pression sur la direction de Delphi pour qu’elle retire son plan social.

Retrouvez ci-dessous mon intervention auprès du ministre:

« Monsieur le Ministre,

Je tiens à vous faire part de ma plus vive inquiétude concernant les suppressions d’emplois annoncées par la direction de Delphi France, entreprise spécialisée dans la fabrication de pièces détachées pour l’automobile.

Delphi s’apprête à délocaliser une partie de son activité de recherche-développement en Pologne. 157 personnes devraient faire les frais de cette décision, dont 54 employées au siège social de Villepinte, sur le territoire de ma circonscription. Dans le cadre du Plan de Sauvegarde de l’emploi (PSE), la direction a osé proposer un reclassement en Pologne aux conditions salariales de ce pays. Ce chantage à l’emploi est tout simplement inadmissible.

La crise du secteur automobile n’explique pas à elle seule ces suppressions d’emploi. Delphi fait preuve d’une rentabilité insolente avec un chiffre d’affaire de 16 milliards d’euros et une capitalisation boursière estimée à 13 milliards de dollars. Cette délocalisation répond en réalité aux demandes de rentabilité toujours plus élevées des actionnaires. L’action Delphi a ainsi progressé de 68% depuis juillet 2012.

Ces licenciements démontrent que le plan de compétitivité décidé par le gouvernement (20 milliards d’euros de crédits-d’impôt recherche accordé aux entreprises sans contreparties) n’est pas un frein efficace face aux délocalisations. L’exemple de Delphi prouve surtout le besoin de créer des dispositifs législatifs permettant de lutter efficacement contre les délocalisations. Le vote d’une loi sur l’interdiction des licenciements boursiers, défendu par les parlementaires du Front de Gauche, est urgent pour stopper les destructions d’emploi en France et préserver nos savoirs-faire industriels.

Aussi, je vous demande, Monsieur le Ministre, de vous emparer de ce dossier et de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour contraindre la direction de Delphi France à retirer son Plan de Sauvegarde de l’Emploi. « 

 

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