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Question écrite sur les risques sanitaires liés à l’exploitation du Fort de Vaujours

20 février 2014 3 776 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Retrouvez la question écrite que j’ai adressée à la ministre des Affaires sociales et de la santé sur les risques sanitaires liés au projet d’exploitation par Placoplatre du fort de Vaujours, auparavant occupé par le Commissariat à l’Energie Atomique.

 » M. François Asensi interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l’évaluation des risques liés au projet d’exploitation par la société Placoplatre du fort de Vaujours, ancien site d’essais du Commissariat à l’énergie atomique, en vue de la création d’une carrière souterraine de gypse.

Au cours de l’abandon du site, engagé par le ministère de la défense en 1998, le CEA a fait procéder à une décontamination des sols, effectuée par l’unité mixte de recherche Subatech. En 2002, la CRIIRAD a publié un rapport pointant l’insuffisance de cette décontamination et démontrant la persistance d’uranium appauvri et de métaux lourds dans les sols ainsi qu’un fort risque de contamination des sous-sols. Des études complémentaires ont été menées par l’IRSN en 2011, après le rachat du site par la société Placoplatre. Des mesures effectuées en surface et en sous-sol ont réévalué à la baisse le risque sanitaire pour les populations.

Pourtant, des carottages en profondeur ont révélé des teneurs en uranium se situant dans les limites hautes des valeurs typiquement rencontrées dans le gypse. Une pétition adressée à l’État a récemment alerté sur les risques de contamination du site et la valeur des études radiométriques menées jusqu’à présent. En réaction, Placoplatre s’est engagée à commander de nouvelles analyses sous contrôle d’huissier et à respecter les servitudes d’utilité publique décrétées par arrêté inter-préfectoral en 2005.

Néanmoins, la divergence des résultats d’analyses, le rapport de la CRIIRAD et les arguments de la pétition suscitent de lourdes inquiétudes notamment quant aux teneurs en uranium révélées par les carottages. Elles doivent être dissipées par le ministère de la santé. Il souhaite obtenir de sa part la garantie que toutes les analyses et mesures adéquates de protection des populations seront prises. »

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