On ne peut passer sous silence les violations des droits de l’homme en Birmanie et au Sri Lanka

7 mai 2014 24 Par j.carbonell

L’émission télévisée Pékin Express, diffusée sur M6, prend cette année pour décor la Birmanie et le Sri-Lanka, deux pays dont les régimes politiques sont responsables de multiples violations des droits de l’homme.Or, la présentation flatteuse faite par M6 de ces pays balaye d’un revers de main les souffrances endurées par une partie des populations locales.

En Birmanie, plusieurs minorités ethniques sont persécutés par la junte militaire au pouvoir, notamment les Rohyingas à qui l’Etat refuse de reconnaître la qualité de citoyen birman. Dans un rapport d’avril 2013, Human Rights Watch faisait état de crimes contre l’humanité commis par les forces militaires birmanes contre la population Rohyingas, dans le cadre d’une campagne de nettoyage ethnique. Au Sri-Lanka, le conflit opposant la majorité cinghalaise à la minorité tamoule a conduit à des violences de grandes ampleur et un bilan de près de 100 000 victimes. La population tamoule a été victime de crimes de guerre mais aucune sanction n’a été prise contre les auteurs de ces atrocités. Aujourd’hui, malgré l’arrêt du conflit, les Tamouls sont toujours victimes de discriminations inacceptables.

J’estime que la chaine M6 ne peut s’exonérer de toute responsabilité face à l’ampleur des violations des droits de l’homme dans ces pays et qu’elle devrait, au minimum, informer ses téléspectateurs de la réalité politique des pays traversés par l’émission Pékin Express. C’est tout le sens du courrier que j’ai adressé au directeur général de M6 Nicolas De Tavernost.

Capture courrier pékin express