La Commission européenne poursuit son dérapage antidémocratique

8 juillet 2016 0 Par Francois Asensi
Pour la première fois dans l’histoire de la construction européenne, la Commission propose des sanctions économiques contre des États européens pour non-respect de ses règles austéritaires !
Pierre Moscovici a aujourd’hui proposé d’infliger une amende au Portugal et à l’Espagne pour ne pas avoir respecté leurs instructions absurdes en matière de dépenses publiques. Elle pourrait aller jusqu’à 0,2% de la richesse des deux pays, déjà affaiblis par les plans d’austérité imposés par l’Europe de Merkel et de Schaüble. L’interruption de fonds européens rendrait impossible toute relance de l’économie !
Comme je l’avais dénoncé lors de l’examen des traités budgétaires à l’Assemblée Nationale, ce mécanisme de sanction est une arme contre la souveraineté des peuples. Tout est mis en œuvre pour faire taire les forces démocratiques remettant en cause la ligne austéritaire de l’Europe. Est-ce un hasard si ces sanctions visent un gouvernement de gauche récemment élu au Portugal et une Espagne où le désir d’une autre Europe s’affirme puissamment ?
Quel signal, au lendemain du Brexit, est envoyé par les dirigeants de Bruxelles ? C’est celui d’une Europe résolument ultra-libérale, qui ignore l’appel des peuples et la souveraineté des gouvernements au profit de la rigueur budgétaire la plus mortifère.
Ce nouvel épisode démontre l’erreur tragique que fut le refus du Président Hollande de renégocier les traités budgétaires comme il s’y était engagé.