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Face au silence de M. JuppĂ©, dĂ©fendons l’hĂŽpital contre la casse du service public !

18 octobre 2016 33 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Alain JuppĂ©, candidat aux primaires de la droite, est venu visiter les urgences de l’hĂŽpital Robert Ballanger lundi 17 octobre 2016 dernier. Au-delĂ  des promesses Ă©lectorales, que peut attendre la communautĂ© hospitaliĂšre de cette rencontre ?

Au-delĂ  des promesses Ă©lectorales, que peut attendre la communautĂ© hospitaliĂšre de cette rencontre ? DĂ©butĂ©e sous la prĂ©sidence de Sarkozy dĂšs 2007 dans le cadre de la RĂ©forme GĂ©nĂ©rale des Politiques Publiques (RGPP) et poursuivie par François Hollande, la cure d’austĂ©ritĂ© imposĂ©e Ă  l’hĂŽpital public a de graves consĂ©quences sur l’offre de soins et les conditions de travail des agents, dont je salue le courage et le dĂ©vouement.

AprĂšs les renoncements de François Hollande, qui annonce 10 milliards d’économies sur les dĂ©penses de santĂ© et la suppression de 22 000 postes supplĂ©mentaires, Alain JuppĂ© veut poursuivre et accentuer la mise Ă  mal du secteur, si prĂ©cieux, de la santĂ©.

Loin de proposer des idĂ©es neuves pour l’hĂŽpital public, Alain JuppĂ© propose d’amplifier la politique d’austĂ©ritĂ©. Suppression de 300 000 postes de fonctionnaires, nouvelle rĂ©duction de 100 milliards d’euros de la dĂ©pense publique, augmentation de l’ñge de la retraite Ă  65 ans, fin des 35 heures, non remplacement des dĂ©parts Ă  la retraite


VoilĂ  le programme commun des candidats de la droite : moins de mĂ©decins, moins d’infirmiers, moins de policiers, moins d’enseignants, moins de pompiers
 La mise en concurrence des hĂŽpitaux sera accentuĂ©e, les acquis de la fonction publique hospitaliĂšre, remis en cause.

Ces nouvelles coupes budgĂ©taires auront des consĂ©quences dĂ©sastreuses pour l’hĂŽpital public. Elles aboutiront Ă  n’en pas douter Ă  de nouvelles fermetures de services publics.

Pourtant, l’hĂŽpital public exerce une fonction de bouclier social essentiel. Il ne peut ĂȘtre gĂ©rĂ© comme une simple entreprise. La logique qui guide la politique de santĂ© publique ne peut ĂȘtre celle de la rentabilitĂ©. L’amĂ©lioration de l’offre de soins doit rester la prioritĂ© absolue, l’hĂŽpital public, la pierre angulaire de notre systĂšme de santĂ©.

En tant que dĂ©putĂ© et prĂ©sident du Conseil de surveillance de l’hĂŽpital Robert Ballanger, je m’opposerai Ă  de nouvelles rĂ©ductions des dĂ©penses de santĂ©. Il est au contraire nĂ©cessaire d’obtenir plus de moyens pour l’hĂŽpital public, acteur essentiel de notre territoire confrontĂ© Ă  la dĂ©sertification mĂ©dicale et Ă  la disparition de nombreux services publics. C’est une question de salut public.

 

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