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Menaces sur le maintien des emplois de vie scolaire

18 juillet 2009 2 684 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer Ă  un ami Envoyer Ă  un ami

Je me suis adressĂ© rĂ©cemment au Ministre de l’Education pour regretter la baisse du nombre d’emplois de vie scolaire, et la non-reconduction d’un grand nombre de leurs titulaires sous contrat prĂ©caire.

Face au projet gouvernemental de marchandisation de l’Ă©ducation, nous devons rester vigilants et mobilisĂ©s pour maintenir ce socle de notre RĂ©publique et de l’Ă©galitĂ© des chances que constitue l’Education nationale .

Je vous propose de retrouver mes interventions.

QUESTION ADRESSEE A LUC CHATEL :

M. François Asensi attire l’attention de M. le ministre de l’Ă©ducation nationale sur la non-reconduction massive des emplois de vie scolaire. Les EVS sont un maillon essentiel du dispositif Ă©ducatif des Ă©tablissements scolaires par leurs missions d’accompagnement pĂ©dagogique et d’assistance administrative. Leur investissement personnel et leur compĂ©tence, reconnus de tous, ne sont pour autant pas valorisĂ©s Ă  leur juste mesure : contrats Ă  temps partiel et rĂ©munĂ©ration Ă  hauteur du SMIC horaire sont la norme.

Alors que 30 000 de ces contrats arrivent Ă  leur terme cet Ă©tĂ©, le Gouvernement laisse planer le doute sur leur renouvellement, ce qui risque de mettre au chĂŽmage des salariĂ©s prĂ©caires et peu qualifiĂ©s, dans un contexte de forte crise Ă©conomique. Les efforts de formation et de valorisation des acquis de l’expĂ©rience Ă  destination des titulaires d’un emploi EVS n’ont en effet pas Ă©tĂ© Ă  la hauteur des exigences posĂ©es par la loi.

PlutĂŽt que d’envisager la pĂ©rennisation des missions des EVS, en les confiant Ă  des acteurs associatifs ou en intĂ©grant ces personnels dans la fonction publique, le secrĂ©taire d’État Ă  la fonction publique a estimĂ©, le 17 juin 2009 Ă  l’AssemblĂ©e nationale, que « le recours Ă  l’intĂ©rim est prĂ©fĂ©rable » dans ce secteur. Cette dĂ©cision, participant de la logique de rentabilitĂ© imposĂ©e Ă  la fonction publique, aurait pour consĂ©quence la perte irrĂ©mĂ©diable de l’expĂ©rience acquise par les personnels, et aggraverait plus encore la prĂ©caritĂ© de ces emplois. Au-delĂ  du sort des salariĂ©s concernĂ©s, les Ă©lĂšves pĂątiraient immanquablement du recrutement d’intĂ©rimaires ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune motivation salariale et d’aucune participation de long terme au projet de l’Ă©tablissement scolaire.

Il souhaite connaßtre les mesures envisagées par le ministÚre pour pérenniser ces contrats EVS, valoriser leur expérience professionnelle, et leur assurer une formation professionnelle adéquate.

 

QUESTION ADRESSEE A LUC CHATEL :

M. François Asensi attire l’attention de M. le ministre de l’Ă©ducation nationale sur la non reconduction massive des contrats d’auxiliaire de vie scolaire.

Les AVS apportent un soutien prĂ©cieux Ă  l’apprentissage et Ă  l’Ă©panouissement des Ă©lĂšves rencontrant des difficultĂ©s scolaires, notamment ceux souffrant d’un handicap. Ils sont une garantie de l’Ă©gal accĂšs au savoir, principe rĂ©publicain fondamental.

Sans nier l’utilitĂ© de ces dispositifs, le Gouvernement laisse planer le doute quant Ă  l’avenir de ces emplois Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e, dont plusieurs milliers arrivent Ă  leur terme en 2009. La stabilitĂ© des titulaires des emplois d’auxiliaires de vie scolaire est pourtant une nĂ©cessitĂ© soulignĂ©e par les parents d’Ă©lĂšves handicapĂ©s, car chaque changement retarde les progrĂšs de l’enfant, et remet en cause le programme pĂ©dagogique engagĂ©.

Un amendement adoptĂ© dans le cadre de l’examen de la loi sur la mobilitĂ© dans la fonction publique a ouvert la possibilitĂ© de poursuivre l’accompagnement engagĂ© dans le cadre d’une convention avec un acteur associatif. Le titulaire AVS, en fin de contrat dans l’Ă©ducation nationale, serait ainsi recrutĂ© par une association agrĂ©Ă©e. Ce dispositif bĂąclĂ©, qui rĂ©pond partiellement Ă  l’Ă©moi lĂ©gitime des familles, ajoutera cependant de la prĂ©caritĂ© Ă  la prĂ©caritĂ©, et engendrera une inĂ©galitĂ© de statut entre les titulaires des emplois AVS.

Cette solution bancale marque le dĂ©sengagement de l’État sur cette question fondamentale, puisqu’aucune garantie n’est apportĂ©e sur le financement de ces conventions et la durĂ©e de leur prise en charge. Il aimerait connaĂźtre ses intentions dans le cadre du dĂ©cret d’application. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer le nombre d’auxiliaires de vie scolaire qui bĂ©nĂ©ficieraient de telles conventions, ainsi que le montant et la durĂ©e de prise en charge de ces emplois par l’État.

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