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Contre la privatisation de La Poste, mobilisons-nous

29 septembre 2009 2 615 vues Aucun commentaire Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

Madame, Monsieur,

La crise économique fait apparaitre à tous la nécessité d’une action publique forte. Pourtant le gouvernement choisit au contraire de démanteler les services publics. Aujourd’hui, c’est à La Poste que Messieurs Sarkozy et Fillon s’en prennent, en demandant au Parlement d’en faire une entreprise privée. Parce que l’avenir des services publics nous concerne tous, je soutiens totalement la votation citoyenne, organisée par le collectif national contre la privatisation de La Poste.
Lettre depute la poste

Les attaques permanentes contre les services publics et ses agents.
En 2004, EDF et GDF devenaient des sociétés anonymes, au détriment de services de proximité, des tarifs régulés et des salariés. Depuis 2007, ce sont 50 000 postes d’enseignants qui ont été supprimés. En juin dernier, une nouvelle loi place l’hôpital public dans une concurrence féroce avec le secteur privé. Enfin, aujourd’hui, c’est La Poste qui est directement menacée. Un projet de loi veut transformer le service public postal national, fruit de la Révolution française, en société anonyme. Est-ce cela que nous voulons ?

Les services publics, notre bien-commun, au service de tous.
Les services publics permettent l’égalité entre tous. Ils sont les garanties de la solidarité de la République sur tous les territoires. L’accès à l’énergie, à la santé, à l’éducation, au transport, à la communication, aux services bancaires sont des droits pour chacun d’entre nous. Par la privatisation, c’est un choix inverse qui est fait, celui de la rentabilité au service des actionnaires.

La Poste : un service public de proximité inégalable.
Avec l’école, La Poste est l’un des derniers liens quotidiens des habitants avec la fonction publique d’État. Si leurs conditions de travail se sont largement dégradées depuis les premières directives européennes pour la déréglementation du service postal, les facteurs sont attachés à leur mission au service de la population. Mais une fois La Poste privatisée et soumise à des intérêts privés, qui peut garantir le maintien de bureaux de poste près de chez nous ? Les zones rurales ont déjà fait les frais de cette course à la rentabilité, avec la suppression de 6000 bureaux de poste, devenus de simples « points de contact ».

Du 28 septembre au 3 octobre, dans votre ville, vous pourrez voter pour ou contre la privatisation.
Sur un choix qui concerne notre vie quotidienne, les citoyens doivent pouvoir s’exprimer. Pourtant le Président de la République refuse d’organiser un référendum sur le projet de privatisation de La Poste. Puisque Nicolas Sarkozy ne veut pas entendre les citoyens, le Comité national contre la privatisation de La Poste a porté l’idée d’un référendum d’initiative populaire. Votre ville a choisi de s’engager et de se mobiliser pour que vous puissiez prendre la parole. Vous pouvez compter sur moi pour me faire le porte-parole à l’Assemblée de votre vote. Ensemble, nous pouvons nous faire entendre.

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