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PSA-Aulnay : et si on pensait aux salariés ?

16 mars 2007 2 148 vues 3 commentaires Imprimer Imprimer Envoyer à un ami Envoyer à un ami

A l’heure où les entreprises du CAC 40 enregistrent des profits indécents, des salariés sont en grève car leur direction refuse de négocier toute revalorisation salariale. C’est le cas de l’entreprise PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, où, depuis le 28 février, ils sont plus de 450 à faire grève pour obtenir 300 euros d’augmentation.

Le gouvernement conspue les 35h alors que la productivité des salariés au sein de l’entreprise n’a de cesse d’augmenter et les cadences, de peser sur leur santé. Le candidat UMP prétend vouloir réhabiliter le travail en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler plus, mais réhabiliter le travail, n’est-ce pas d’abord reconnaître la juste valeur du travail ?

Depuis 1983, la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires a perdu dix points. A l’occasion des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises, les augmentations de salaires dépassent rarement les 2,2%. Pour les dividendes versés, entre 2005 et 2006, l’augmentation fut de 20% !

Ces ouvriers d’Aulnay gagnent en moyenne 1100-1200 euros nets par mois. Difficile dès lors de boucler son budget tous les mois lorsque les loyers s’élèvent à 600 euros ou lorsque les emprunts pour l’acquisition d’un pavillon équivalent à 900 euros mensuels.

Ces jeunes, que j’ai rencontrés et qui habitent pour beaucoup ma circonscription, ont fait le choix d’un travail manuel difficile qui concoure à la création de richesses pour notre économie. Cette jeunesse des banlieues, c’est la moindre des choses, mérite reconnaissance.

Des mesures fortes doivent être mises en œuvre pour revaloriser le travail en augmentant les salaires. Dans une lettre adressée au Premier ministre, j’ai d’ores et déjà demandé au gouvernement d’intervenir auprès de la direction de PSA Aulnay pour que celle-ci accepte de se mettre à la table des négociations avec les syndicats.

3 commentaires »

  • ZADIG a écrit :

    Mais Marie-Georges Buffet (une candidate qui fait bien parti du PCF et qui en était secrétaire nationale il y a 3 mois encore) propose de faire passer le SMIC à 1500€. Pourquoi ne la soutiens-tu pas, cela serait aussi trés efficace…
    Aussi pour pousser les militants PC à militer pour ta réélection…

    ZADIG

  • Vincent Carel a écrit :

    J’ai lu dans Alternatives économiques un article sur la question du partage de la valeur ajoutée, lequel expliquait, d’une part, que le partage actuel est comparable à celui de 1975 et, d’autre part, que le niveau atteint par la part des salaires en 1983 n’étaient pas davantage tenables économiquement sur le long terme que la prédation insensée exercée par les actionnaires sur les entreprises. Un autre point intéressant de cet article concernait la contestation de l’idée reçue à gauche selon laquelle l’augmentation des rendements actionnariaux se ferait à l’encontre des salaires alors que les exigences insatiables des actionnaires ont surtout pour conséquence de piller les fonds propres d’entreprises qui se trouvent dès lors contraintes de s’endetter pour investir. Quant au problème de la contraction salariale elle serait d’après cet article en grande partie due à l’accroissement des prélèvements sociaux qui seraient passés en moyenne de 28% du salaire brut dans les années 70 à 41% aujourd’hui, ce qui n’est pas rien puisque pour une personne seule gagnant le salaire moyen cela représente pas loin de 200€ mensuels c’est-à-dire un quatorzième mois plus un demi-quinzième moins supplémentaire (pour ceux qui ont déjà un treizième mois bien sûr).

    En outre le salaire n’est pas tout, encore faut-il prendre en compte le travail discontinu : à temps partiel ou intérimaire. Sans omettre non plus la question territoriale : un salaire de mille euros nets par mois n’a pas la même valeur selon que l’on vit et travaille à Paris ou Toulouse ou que l’on vit à Argentan ou à Brioude. Pour un couple avec enfants qui vit « au pays » et qui peut confier la garde de ses enfants à l’une des grands-mères en cas de travail en horaire décalé (qui est souvent avantageux en terme de salaire) et à revenus égaux le coût financier de la garde des enfants n’est pas le même que pour une famille nordiste « Ã©migrée » à Nantes ou en Savoie, etc.

    PS : si j’ai le temps je tacherai de foullier dans les archives de ce mensuel pour voir si l’article en question est en ligne.

  • Camile a écrit :

    Comme vous le voyez sur ce reportage, les ouvriers de PSA Aulnay voient souvent Marie George …..Et beaucoup voteront pour elle…

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