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	<title>François Asensi&#187; Contribution : mon engagement au PCF</title>
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	<description>Député de Seine-Saint-Denis - Maire de Tremblay-en-France</description>
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		<title>Contribution : mon engagement au PCF</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 09:38:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Alternative]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[PCF]]></category>

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		<description><![CDATA[Je tenais à vous faire part de mon point de vue sur l'avenir de la gauche et mon engagement au sein du PCF, qui traverse une période charnière de son histoire. 

Faute d'une matrice et d'une stratégie lisible, les dernières élections régionales ont confirmé la marginalisation de la gauche de transformation sociale face au couple PS/Europe écologie. Il s'agit d'en prendre toute la mesure, pour ne pas s'y résoudre !
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Je tenais à vous faire part de mon point de vue sur l&#8217;avenir de la gauche et mon engagement au sein du PCF, qui traverse une période charnière de son histoire. Faute d&#8217;une matrice et d&#8217;une stratégie lisible, les dernières élections régionales ont confirmé la marginalisation de la gauche de transformation sociale face au couple PS/Europe écologie. Il s&#8217;agit d&#8217;en prendre toute la mesure, pour ne pas s&#8217;y résoudre !</em></p>
<p><em>Bonne lecture.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Contribution</em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>&laquo;&nbsp;</strong>La séquence électorale des régionales marque une nouvelle phase de marginalisation, mais ne peut résumer à elle seule l’impuissance du Parti communiste français à influer sur l’évolution de la gauche française.</p>
<p style="text-align: left;">Le déclin inexorable de la formation communiste est inscrit depuis de longues années dans une sorte d’autisme politique qui réduit le champ de sa pensée à une nostalgie, l’enferme dans une puissance passée et la condamne aux alliances électorales en position minoritaire, hier la gauche «plurielle», demain peut-être une gauche «solidaire».</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’absence de visée transformatrice, de projets, de stratégie politique, tout cela révèle la perte de substance intellectuelle de cette formation dont l’objectif principal semble être d’assurer la survie d’une structure.</strong></p>
<p style="text-align: left;">Alors qu’un débat pluraliste s’exprime dans toutes les formations politiques et concourt à leur rayonnement, ce débat pluraliste est considéré par les dirigeants actuels comme une plaie qu’il faut cautériser.</p>
<p style="text-align: left;">Ce choix mutilant a été décidé au dernier congrès du Parti communiste et a eu pour conséquence d’éliminer toute contestation, toute proposition qui n’entrait pas dans le logiciel officiel. Il en a résulté également la marginalisation, si ce n’est l’élimination, de tous les camarades porteurs d’options alternatives.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’esprit de fermeture qui a conduit au refus d’une candidature unitaire de la gauche antilibérale en 2007 n’a en rien reculé</strong> et le lancement du Front de gauche n’a pas interrompu ce cycle. L’ambition initiale d’un front à vocation majoritaire dans la gauche a été sacrifiée sous une composition trop étriquée et éloignée de la base.</p>
<p style="text-align: left;">L’entre-deux tours des élections régionales a ainsi autorisé les responsables du Parti à des combinaisons d’appareil sous couvert de négociations. Des méthodes inqualifiables qui ont conduit à la disparition des listes de tous les candidats qui n’appartenaient pas au pré-carré de la place du Colonel Fabien.</p>
<p style="text-align: left;">Dans le même temps, la présence de militants communistes dans des alliances à géométrie variable, au gré des rapports de force régionaux, a souligné l’incohérence de la stratégie du Parti communiste. Cet éparpillement a définitivement signifié, je le crois, l’impossibilité de maintenir l’unanimisme d’un appareil qui se fissure.</p>
<p style="text-align: left;">***</p>
<p style="text-align: left;">Sans doute animé par une conviction inébranlable dans un futur solidaire et émancipateur de l’humanité, j’ai pensé que la visée communiste restait l’horizon du Parti communiste français en dépit de ses comportements étroits, de ses oukases, de ses anathèmes.</p>
<p style="text-align: left;">Après des années de militance, et pour moi des dizaines d’années d’engagement pour changer le communisme politique français, je ne peux que constater notre impuissance et plus encore nos échecs.</p>
<p style="text-align: left;">Changer ne signifiait pas affadir le projet communiste, mais au contraire, le transcender pour en faire une force éthique, un guide pour l’action, une composante indispensable d’une gauche de transformation sociale.</p>
<p style="text-align: left;">Après toutes ces années, toute avancée, même la plus ténue, paraît impensable à une structure vieillissante qui se sclérose et se replie sur elle-même. Son corpus idéologique se réduit à des slogans du type : « Nous voulons rassembler toute la gauche, il n’existe qu’une seule gauche ». Comme si l’Histoire de France, depuis les Lumières et la Révolution, n’avait pas produit des courants de pensée divergents, avec d’un côté une gauche radicale et de transformation sociale et de l’autre une gauche d’accompagnement, quand ce n’est pas tout simplement une gauche de capitulation.</p>
<p style="text-align: left;">Naturellement, le débat entre ces différents courants de pensée est nécessaire, utile et indispensable parce que les forces progressistes doivent trouver le chemin du rassemblement et de l’action pour la transformation sociale.</p>
<p style="text-align: left;">J’ai toujours pensé que le métissage des cultures politiques en démocratie était source de créativité et d’innovation politique. De la même manière que la prise en compte des parcours militants et le respect des patrimoines les plus divers pouvaient converger en une force nouvelle, capable de changer une société de plus en plus dure et injuste.</p>
<p style="text-align: left;">***</p>
<p style="text-align: left;">Changement : voilà le maître-mot de toutes les formations politiques de gauche comme de droite. Mais changer, pour quoi faire ? Changer comment ? Et quelle place accorde-t-on au citoyen dans ce processus ?</p>
<p style="text-align: left;">La question de la radicalité mérite une nouvelle fois d’être abordée. Mais en l’espèce, il s’agit moins d’en adopter la posture, en guise de slogan qui nous différencierait des politiques d’accompagnement du libéralisme, que d’affirmer la radicalité d’un projet émancipateur. Si, comme je le crois nous traversons une urgence sociale, si le tocsin écologique sonne pour  l’avenir de la planète, si les discriminations gangrènent le lien social, si la démocratie recule devant l’individualisme forcené et le dogme de la compétition, si la domination du capital écrase toute réinvention de la place du travail, alors oui il faut changer de société.</p>
<p style="text-align: left;">Comment imaginer que l’explosion des inégalités entre le Nord et le Sud, au sein des pays riches et des pays pauvres, puisse former le socle d’un monde pacifié et démocratique ? Comment concevoir une fin de l’Histoire sur une planète plus que jamais minée par cette violence ?</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Une nouvelle page est à écrire, la société post-capitaliste est à l’ordre du jour. </strong>Il faut la construire dès aujourd’hui. La construire dans les luttes sociales, sociétales, écologiques, internationales. Il nous faut affirmer l’ambition d’une gauche de transformation sociale qui conteste l’emprise social-libérale, qui gagne la bataille des idées et construise pas à pas une hégémonie intellectuelle, au sens gramscien du terme.</p>
<p style="text-align: left;">« Changer de société » est un mot d’ordre que le Parti communiste français a éradiqué de son vocabulaire. Pourtant, c’est bien l’enjeu aujourd’hui avec la crise systémique du capitalisme. Jamais les thèses marxistes n’ont été d’une actualité aussi brûlante. Elles mettent en lumière ce capitalisme prédateur qui a financiarisé toutes les activités humaines pour ses profits à court terme. Un capitalisme qui spécule contre les Etats pour rallier les gouvernements à son entreprise de régression sociale. Un capitalisme qui n’envisage aucune limite à la marchandisation de l’humain, de sa culture, et de son environnement. Le capitalisme vert, et son avatar, l’écologie de marché, sont autant de leurres qui ne masquent pas un productivisme sans rivage qui asservit le vivant et meurtri les écosystèmes.</p>
<p style="text-align: left;">Je veux dire ici que le capitalisme d’État qui se prétend communiste conduit aux mêmes errements.</p>
<p style="text-align: left;">***</p>
<p style="text-align: left;">Changer de société c’est donner un cap démocratique et révolutionnaire. C’est surtout affirmer haut et fort que le principe de justice, d’égalité et de liberté doivent être au cœur de cette société.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’abstention massive dans les urnes n’est pas un renoncement, mais un cri de colère contre notre incapacité à renverser les dominations. </strong>Je ne crois pas au rejet de la chose publique, je vois simplement des citoyens qui désespèrent d’un champ politique pris en otage par l’économie.  Partout, des mobilisations citoyennes émergent et s’étayent : mouvement des sans, militants de l’écologie, salariés refusant le chômage et la précarité, associations de lutte contre les discriminations, tous s’engagent pour se réapproprier leur destin, et font politique, au sens premier du terme.</p>
<p style="text-align: left;">La frontière mortifère qui sépare ces luttes sociales du champ politique est un verrou à éliminer.</p>
<p style="text-align: left;">***</p>
<p style="text-align: left;">Nous ne pouvons pas nous épuiser à vouloir bouger les choses au PCF. Nous ne pouvons pas, non plus, accorder des excuses à des dirigeants campés sur leurs certitudes.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Je crois que le renouveau politique est à construire ailleurs. J’irai pour ma part vers ces chemins nouveaux avec des convictions bien à gauche, révolutionnaires parce qu’elles restent plus que jamais communistes.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong>François Asensi</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>L’ADIEU À FERRAT</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:36:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean Ferrat, décédé le 13 mars, était non seulement un artiste engagé mais un chanteur populaire, un poète et un symbole de résistance et de lutte.
Une foule nombreuse pour rendre un dernier hommage au poète Jean Ferrat
François Asensi, qui a des attaches personnelles très fortes en Ardèche et se rend régulièrement à Antraigues, a tenu à être présent lors du bel hommage qui se déroulait mardi 16 mars dans les Cévennes ardéchoises. Il était accompagné de Bruno Bracciale, militant associatif de la ville. 
Le petit village de 600 habitants où ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jean Ferrat, décédé le 13 mars, était non seulement un artiste engagé mais un chanteur populaire, un poète et un symbole de résistance et de lutte.</p>
<div id="attachment_1256" class="wp-caption alignleft" style="width: 280px"><a href="http://www.francoisasensi.com/wp-content/uploads/2010/03/Entraigues2_Montagne.jpg"><img class="size-medium wp-image-1256" title="Antraigues foule" src="http://www.francoisasensi.com/wp-content/uploads/2010/03/Entraigues2_Montagne-300x200.jpg" alt="Une foule nombreuse pour rendre un dernier hommage à Jean Ferrat" width="270" height="180" /></a><p class="wp-caption-text">Une foule nombreuse pour rendre un dernier hommage au poète Jean Ferrat</p></div>
<p>François Asensi, qui a des attaches personnelles très fortes en Ardèche et se rend régulièrement à Antraigues, a tenu à être présent lors du bel hommage qui se déroulait mardi 16 mars dans les Cévennes ardéchoises. Il était accompagné de Bruno Bracciale, militant associatif de la ville. <a href="http://www.francoisasensi.com/wp-content/uploads/2010/03/Antraigues_FrancoisAsensi_MohamedKebli.jpg"></a></p>
<div class="mceTemp">Le petit village de 600 habitants où Jean Ferrat s’était installé en 1962, accueillait ce jour-là quelques 5000 personnes. Famille, amis, artistes, hommes politiques, et de nombreux anonymes de tous âges, étaient regroupés sur la place du village, celle-là même où il jouait à la pétanque avec ses camarades.</div>
<div class="mceTemp">
<div id="attachment_1255" class="wp-caption alignright" style="width: 216px"><a href="http://www.francoisasensi.com/wp-content/uploads/2010/03/Antraigues_FrancoisAsensi_MohamedKebli.jpg"><img class="size-medium wp-image-1255" title="Antraigues_FrancoisAsensi_MohamedKebli" src="http://www.francoisasensi.com/wp-content/uploads/2010/03/Antraigues_FrancoisAsensi_MohamedKebli-206x300.jpg" alt="François Asensi et Mohamed Kebli devant le village d'Antraigues...un peu de Tremblay pour dire au revoir à Jean Ferrat" width="206" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">François Asensi et Rachid Kebli devant le village d&#39;Antraigues...un peu de Tremblay pour dire au revoir à Jean Ferrat</p></div>
<p>Parmi la foule, un autre Tremblaysien avait fait le voyage, Rachid Kebli passionné de poésie et grand admirateur de l’artiste.</p></div>
<div class="mceTemp">
<p>Hommage à celui qui chantait sa <em>Montagne</em> et ses idées, une série d’événements auront lieu à Tremblay-en-France au mois d’octobre.</div>
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		<title>20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin : comprendre l&#8217;évènement</title>
		<link>http://www.francoisasensi.com/913/20eme-anniversaire-de-la-chute-du-mur-de-berlin-comprendre-levenement/</link>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Initiatives citoyennes]]></category>
		<category><![CDATA[Capitalisme]]></category>
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		<category><![CDATA[Droits de l'Homme]]></category>

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		<description><![CDATA[J'ai présidé le samedi 21 novembre dernier le colloque "Lendemain de chute, comprendre l'évènement", organisé par la Fondation Gabriel Péri et le mensuel Regards autour de la chute du Mur de Berlin en 1989.

Loin de la déferlante médiatique et politique ayant entouré l'anniversaire de cet évènement historique, les intervenants...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai présidé le samedi 21 novembre dernier le colloque &laquo;&nbsp;Lendemain de chute, comprendre l&#8217;évènement&nbsp;&raquo;, organisé par la Fondation Gabriel Péri et le mensuel Regards autour de la chute du Mur de Berlin en 1989.</p>
<p>Loin de la déferlante médiatique et politique ayant entouré l&#8217;anniversaire de cet évènement historique, les intervenants nous ont permis d&#8217;analyser cette question en lien avec l&#8217;histoire du XXème siècle, de la fin de la Guerre Froide et ses répercussions sur l&#8217;idée communiste.</p>
<p>Je vous propose de retrouver ici mon propos introductif :</p>
<p>&laquo;&nbsp;Chers amis bonjour,</p>
<p>Je vous remercie d&#8217;être présent aujourd&#8217;hui pour participer à ce colloque consacré aux lendemains de la chute du Mur de Berlin, et je félicite la Fondation Gabriel Péri et le mensuel Regards d&#8217;en être à l&#8217;origine.</p>
<p>Le regain d&#8217;intérêt autour du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin m&#8217;inspire des sentiments partagés, certainement influencés par la proximité idéologique et affective que j&#8217;entretiens avec l&#8217;idée communiste.</p>
<p>Le premier sentiment qui domine est sans conteste la satisfaction. </p>
<p>La satisfaction que cette sombre page de la Guerre froide soit tournée. Durant plusieurs décennies, des familles allemandes se trouvèrent écartelées par un affrontement bipolaire qui n&#8217;avait pas hésité à disloquer l&#8217;Allemagne et l&#8217;Europe. Je me rappelle avec émotion du soulagement ressenti devant cette réconciliation allemande obtenue sans payer le prix du sang. Je me rappelle aussi de l&#8217;espoir d&#8217;une ère pacifiée qui s&#8217;ouvrait devant nous.</p>
<p>Je me réjouis également que ce 20ème anniversaire soit une occasion unique pour rapprocher cet événement majeur des jeunes générations qui n&#8217;en perçoivent peut-être pas toute la signification. </p>
<p>Car après 20 ans, la mémoire cède la place à l&#8217;Histoire et son exigence de vérité sur cette page  passionnelle et conflictuelle. </p>
<p>Plus que la seule fin du communisme, la chute du Mur a marqué l&#8217;achèvement de toute une séquence historique ouverte en 1870. Une séquence traversée par le conflit de 1914 et l&#8217;expansion coloniale, autant dire par les logiques guerrières dont sont porteurs les pays capitalistes cherchant à ouvrir de nouveaux marchés, comme les nuées sont porteurs d&#8217;orage.<br />
N&#8217;oublions donc pas la responsabilité considérable des puissances impérialistes dans le déclenchement de l&#8217;affrontement bipolaire entre l&#8217;Est et l&#8217;Ouest. Le Mur de Berlin n&#8217;a pas été enfanté par le seul régime soviétique, il est né sur les décombres de la seconde guerre mondiale et de ses rapports de force.</p>
<p>Le Président Kennedy ne s&#8217;était-il pas satisfait de la construction de ce mur de Berlin, consolidant un équilibre de la terreur au mépris des peuples ?</p>
<p>***</p>
<p>Le second sentiment qui m&#8217;anime, et qui anime sans doute bon nombre d&#8217;entre vous, est une certaine amertume devant la perte de sens de cet anniversaire et son détournement.</p>
<p>L&#8217;amertume de constater, avec 20 ans de recul, que le monde qui naissait en 1989 n&#8217;était pas un monde de liberté et de paix, mais l&#8217;avènement d&#8217;un capitalisme triomphant et sauvage qui a depuis démantelé les systèmes de solidarité sociale, aggravé la pauvreté et les inégalités dans le monde.</p>
<p>Quant aux promesses de paix, elles se sont évanouies. Sous les déchirements fratricides des Balkans. Sous l&#8217;aggravation des conflits armés dans les pays du Sud, avec la complicité de pays occidentaux. La fin de la Guerre froide a ainsi fait place à un monde violent et instable.</p>
<p>L&#8217;amertume de constater également que l&#8217;espoir de reconstruction d&#8217;un communisme à visage humain, présent en 1989, a été enterrée. Car la face du soviétisme, celle d&#8217;un régime rongé par le conservatisme et troquant son idéal d&#8217;émancipation humaine pour une tragédie totalitaire a perduré si longtemps que l&#8217;idée même de communisme s&#8217;en est trouvée durablement discréditée. En ce sens, ce communisme politique est bel et bien mort. Il est regrettable que les dirigeants du Parti communiste français de l’époque n’aient pas écoutés ceux qui, lucides, les incitaient à changer de cap, à abandonner anathèmes et exclusions. Une capacité d’écoute qui est de nos jours encore trop faible.</p>
<p>L&#8217;amertume enfin de voir les souffrances et les espoirs de 1989 ravalés au rang de commémoration folklorique. Les chefs d&#8217;Etats et les tenants du capitalisme célèbrent en grande pompe cet anniversaire pour mieux détourner l&#8217;attention du peuple.<br />
Quel autre sens donner à la célébration par le couple franco-allemand d&#8217;une Europe réconciliée ?<br />
Quel autre sens donner au rassemblement organisé par le gouvernement à la Concorde, le 9 novembre, et sponsorisé par les multinationales Areva, Suez, Total, peu connus pour leur attachement aux droits de l&#8217;homme?<br />
Alors qu’en coulisses, l&#8217;Union européenne choisit ses dirigeants et ses Traités sans les citoyens, alors que le capitalisme se rachète une virginité en s&#8217;emparant de l&#8217;étendard de la liberté.</p>
<p>Ne voyez en cette amertume nulle expression de nostalgie ou de démobilisation, mais au contraire la conscience des enjeux qui nous embrassent et que nous n&#8217;avons depuis lors pas réussi à relever. Le relief donné à la célébration de la chute du Mur de Berlin dans nos sociétés est aussi, je le crois, l&#8217;aveu de faiblesse d&#8217;un système capitaliste qui a perdu son meilleur ennemi. Un système dont les échecs ne peuvent aujourd&#8217;hui plus être masqués. Un système en perte de repères. Comment analyser autrement l’accord signé entre l’UMP et le Parti communiste chinois ? </p>
<p>Pour autant, je n&#8217;ai jamais été, comme vous le savez, de ceux qui croient à l&#8217;avènement d&#8217;une fin de l&#8217;Histoire. Des clivages idéologiques fondamentaux subsistent quant aux relations entre les Nations ou sur la question de la répartition de la richesse. De nouveaux se forment, notamment autour de la question environnementale.</p>
<p>Je souhaite que le colloque qui nous réunit soit l&#8217;occasion de penser cet avenir en oeuvrant à une meilleure compréhension de notre passé.</p>
<p>Je vous remercie.&nbsp;&raquo;</p>
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		<title>Sur Bakchich.info : mes réactions sur la reforme des collectivités territoriales</title>
		<link>http://www.francoisasensi.com/887/sur-bakchich-info-mes-reactions-sur-la-reforme-des-collectivites-territoriales/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Nov 2009 14:14:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
				<category><![CDATA[3 villes ensembles]]></category>
		<category><![CDATA[Collectivités]]></category>
		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités territoriales]]></category>
		<category><![CDATA[Seine-Saint-Denis]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine dernière, un journaliste de Bakchich info est venu à Tremblay. Au Vieux-Pays, puis près de la zone aéroportuaire Charles-de-Gaulle, il m'a demandé ce que je pensais des réformes de la Taxe Professionnelle, des collectivités territoriales, du "Grand-Paris" ou encore du nouveau découpage électoral. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La semaine dernière, un journaliste de Bakchich info est venu à Tremblay. Au Vieux-Pays, puis près de la zone aéroportuaire Charles-de-Gaulle, il m&#8217;a interrogé sur les réformes de la Taxe Porfessionnelle, des collectivités territoriales, du &laquo;&nbsp;Grand-Paris&nbsp;&raquo; et du nouveau découpage électoral.</p>
<p>Je lui ai fait part de mon inquiétude sur la réforme de la Taxe professionnelle qui met les villes dans l&#8217;incertitude financière, au moment où les habitants attendent encore plus de la part des élus de proximité.</p>
<p>Sur la reforme des institutions, &#8216;il y a un réel besoin d&#8217;alléger les dispositifs&#8230; mais la remise en cause des assemblées d&#8217;élus et la centralisation extrême du pouvoir sont à contre-courant du mouvement de décentralisation en France et en Europe.</p>
<p>Sur le projet de Grand Paris, je pose le constat suivant : est-ce que l&#8217;on s&#8217;attaque à la première de toutes les priorités, à savoir les inégalités sociales qui parcourent l&#8217;Ile-De-France, la région la plus riche d&#8217;Europe ?</p>
<p>Enfin, sur le redécoupage électoral, je fais un constat indéniable : ce sont les départements et les circonscriptions populaires qui font les frais de ce découpage.</p>
<p style="text-align: center;"><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb241h"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb241h" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />
Avec l&#8217;aimable autorisation de <a href="http://www.bakchich.info/" target="_blank">Bakchich.info</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Intervention de François Asensi au 34 ème Congrès du PCF</title>
		<link>http://www.francoisasensi.com/204/intervention-de-francois-asensi-au-34-eme-congres-du-pcf/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 10:17:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actions nationales]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<category><![CDATA[Communisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Le communisme politique, celui qui est né en 1920 dans la matrice commune du mouvement communiste international, est dans la phase ultime de son extinction.
Le déclin inexorable du communisme français depuis des décennies s’est concrétisé par un score groupusculaire à la présidentielle de 2007.
En ce mois de décembre 2008, c’est bien la question existentielle de l’avenir du communisme en France qui doit être au cœur de ce congrès.
Pourquoi en sommes nous arrivés là ? Pourquoi, alors que la question communiste, la visée qu’elle porte est la réponse la plus moderne, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le communisme politique, celui qui est né en 1920 dans la matrice commune du mouvement communiste international, est dans la phase ultime de son extinction.</p>
<p>Le déclin inexorable du communisme français depuis des décennies s’est concrétisé par un score groupusculaire à la présidentielle de 2007.</p>
<p>En ce mois de décembre 2008, c’est bien la question existentielle de l’avenir du communisme en France qui doit être au cœur de ce congrès.</p>
<p>Pourquoi en sommes nous arrivés là ? Pourquoi, alors que la question communiste, la visée qu’elle porte est la réponse la plus moderne, la plus universelle en ce 21ème siècle, pourquoi cette image passéiste de nostalgiques d’un autre temps, d’une autre époque, d’un autre siècle, nous colle à la peau ?</p>
<p>Pourquoi la jeunesse nous observe t-elle avec indifférence et se détourne dès que nous l’appelons au combat commun ?</p>
<p>Ce que propose la base commune ignore tous les possibles sur l’avenir du communisme français. Les rédacteurs de ce texte nous proposent d’emprunter le même chemin, de revenir sur nos pas, de recommencer ce qui a échoué. Ce chemin étroit s’avérera à nouveau sans issue.</p>
<p>La thèse fataliste qui est proposée par la direction actuelle du PCF, se résume à considérer comme acquis et inéluctable, l’emprise du parti socialiste qui a préempté la gauche depuis trente ans et fait le choix, au plus fort de la bulle financière capitaliste et du libéralisme triomphant, de réécrire sa loi fondamentale au bénéfice du social libéralisme.</p>
<p>Ce changement dans la continuité, comme nous y invite la base commune, c’est au bout du compte reconduire des accords électoraux mortifères sous le label d’une gauche plurielle relookée.</p>
<p>Ce choix implique de rester dans le carcan du bipartisme et d’un rapport de force défavorable aux forces de la transformation sociale et d’accepter la domination outrancière d’un parti socialiste recentré.</p>
<p>La continuité proposée dans le texte officiel, c’est de prétendre réussir à nous seuls, communistes, comme le répète souvent Marie Gorge Buffet : « faire bouger la gauche » alors que le parti est à l’étiage de son influence depuis 1920.</p>
<p>Comment ferez-vous accepter &#8211; et je m’adresse à la direction &#8211; à un futur gouvernement de gauche archi dominé par le parti socialiste et légitimé par le suffrage universel, un projet politique transformateur pour l’économie, pour une Europe autre que celle de la concurrence libre et non faussée. Une autre Europe que celle de Maastricht, Nice, Amsterdam, Barcelone, Lisbonne, plébiscitée par nos alliés historiques.</p>
<p>Je suis d’accord sur l’idée de faire évoluer le parti socialiste et de l’enraciner à gauche parce qu’il est une composante indispensable du rassemblement majoritaire que nous voulons face au sarkozisme. Reste que la question du rééquilibrage induit un puissant mouvement d’Education populaire, politique et citoyen, que nous ne pouvons seul, parti communiste, conduire et animer.</p>
<p>De cette impossibilité découle l’indispensable rassemblement de toutes les forces de la critique sociale autour d’un projet victorieux et durable à gauche.</p>
<p>C’est de ce mouvement que naîtra à gauche une nouvelle hégémonie politique, sociale, culturelle, citoyenne au sens gramscien du terme, attractive pour toute la société.</p>
<p>Il faut en finir une fois pour toute avec des victoires électorales de la gauche par défaut. Il ne suffit pas de gagner à gauche, il faut gouverner durablement à gauche, sans compromis avec le social libéralisme.</p>
<p>Je lis dans la base commune, je cite : « notre objectif demeure une majorité, un gouvernement une présidence de la république de gauche qui impulseraient une politique de gauche porteuse de grandes réformes transformatrices. ».</p>
<p>Cependant, rien n’est dit sur la construction de cette majorité. Ou plutôt si, la proposition de fronts populaires et citoyens. Si l’idée des fronts est séduisante, sa déclinaison sur des fronts partiels et limités, aux thématiques différentes, ne produira pas l’unicité nécessaire dans l’espace politique et institutionnel, c&#8217;est-à-dire jusqu’aux élections.</p>
<p>L’absence de liens entre ces fronts, et la séquence politique du suffrage universel, est totalement ignorée dans la base commune. Pourtant, nous avons déjà donné et payé très cher notre manque de lisibilité politique.</p>
<p>Veut-on reproduire l’exemple du référendum constitutionnel où un large front s’est constitué et la Présidentielle qui a suivi où chacun est retourné mesurer sa propre influence à l’aune du suffrage universel. Faut-il insister ici sur le désastre de ce choix politique ?</p>
<p>Si le passage des fronts à la séquence électorale, est totalement flou dans la base commune, reste alors des alliances de type purement électoraliste qui en continuité, avec ce que nous avons produit jusqu’à présent, achèvera de nous effacer du paysage politique français.</p>
<p>Cette nouvelle gauche plurielle relookée, sera déclinée sur le mode : « discipline républicaine ».</p>
<p>Enserré dans le bipartisme, ce plus petit dénominateur commun nous préservera peut-être quelques sièges, dans les assemblées élues locales, nationales, régionales, mais ce « chacun pour soi » et Dieu pour le PS, officialisera définitivement une situation de dépendance vis-à-vis du puissant allié socialiste.</p>
<p>S’extraire de cette tutelle valide l’idée d’une nouvelle force politique.</p>
<p>On a beaucoup écrit sur le sujet dans nos rangs. Diaboliser ce thème pour stigmatiser les « vilains communistes » a naturellement quelques vertus dans notre ancienne culture.</p>
<p>Je saisis bien les amalgames et le bénéfice de cette instrumentalisation afin de justifier, au nom de l’efficacité bien entendu, des directions homogènes. Qu’en est-il alors de la diversité, réduite à portion congrue si ce n’est totalement éradiquée, mais toujours choisie avec discernement par les directions. C’est en somme le retour du centralisme démocratique originel dans toute sa splendeur.</p>
<p>Le choix de la nouvelle force n’est, comme le prétend le nouveau pôle traditionnaliste constitué pour ce congrès, ni la fin de la séquence communiste en France, ni la fin de sa composante « parti ».</p>
<p>Le choix révolutionnaire et innovant des communistes serait de s’inscrire dans la construction d’un véritable pôle de gauche, à la fois uni sur un projet de transformation sociale et nécessairement pluraliste. Le métissage des cultures, la construction commune d’un projet, ne peuvent se réaliser que dans la diversité des patrimoines militants, de leur histoire et de leur expérience. Libre à chacun de choisir son mode et ses règles de vie.</p>
<p>Cette force agrègera ce que la gauche « critique » tient de composantes dans l’arc sociétal le plus large.</p>
<p>Cette force qui a vocation à rassembler majoritairement à gauche et dans le pays doit pouvoir aussi présenter des candidats communs aux élections, sauf à accepter la dispersion des forces et leur satellisation totale au social libéralisme.</p>
<p>Qui peut prétendre que nous serions moins communistes dans cette convergence avec d’autres sur un projet de réformes d’essence anti capitaliste ?</p>
<p>Prendre cette direction, c’est certainement faire le nouveau choix stratégique que ne veulent pas la direction et les rédacteurs de la base commune. Soit ! Mais disons les choses clairement aux militants : si l’on ne fait pas ce choix la discipline républicaine restera l’unique visée, l’horizon indépassable du parti communiste.</p>
<p>A contrario, choisir le chemin de la novation, c’est sauter de ce train qui nous conduit à la gare de nulle part ; nous ne le pouvons car il est déjà pratiquement à l’arrêt.</p>
<p>Sauter du train, c’est rompre avec notre culture d’origine, cette fameuse matrice à laquelle nous restons liés, pour construire le communisme de ce siècle. Saurons-nous enfin être communistes autrement ?</p>
<p>Ce congrès sera encore celui des occasions perdues. Il aurait pu décider un processus constituant, non pas pour créer une nouvelle force, ni un nouveau parti, mais fonder ce que veut dire être communiste, dans ce 21ème siècle. De ce travail de fondation, auraient découlés les outils de la mise en œuvre.</p>
<p>Les auteurs de la base commune n’ont pas voulu regarder au-delà de l’horizon. Il suffisait de prendre du recul et de la hauteur, de dédramatiser l’enjeu existentiel de nos débats.</p>
<p>Personne ici peut se prétendre légataire de notre histoire. Personne peut se prévaloir de la pensée des communistes et détenir en leur nom un mandat impératif.</p>
<p>16 % seulement des adhérents ont voté ce texte estampillé « base commune ». Qui peut s’estimer dans ces conditions détenteur de la souveraineté et gardien de la vérité ?</p>
<p>Si nous voulons garder et développer un nouvel espace communiste reconnu et identifié, le cheminement avec d’autres dans une nouvelle force d’émancipation humaine de transformation sociale s’impose comme une nécessité absolue. L’avenir du communisme ne dépend pas que de nous.</p>
<p>D’autres forces, d’autres mouvements, d’autres formations sous des formes et dans des rythmes divers, porteront la lutte d’émancipation, et sa visée communiste. Les partis naissent et meurent, les idées restent quand elles sont universelles. Si nous voulons être de ce mouvement, pour l’humanité, sachons percevoir qu’une communauté de destins nous lie à d’autres. Et ils sont innombrables.</p>
<p>NB : Compte tenu du temps imparti, j&#8217;ai du un peu écourter ce texte. Mais j&#8217;ai préféré vous en donner la version prévue dans son intégralité.</p>
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		<title>Congrès du PCF</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 17:17:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francois Asensi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Alternative]]></category>
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		<category><![CDATA[Forces progressistes]]></category>
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		<description><![CDATA[Sans coup faillir, la mise en scène finale du congrès du PCF illustre jusqu’à la caricature, le scénario d’enfermement et de régression choisi par MG Buffet et quelques dirigeants de cette formation.
Qu’on en juge.
La commission des candidatures qu’elle préside et qui a pour but de dessiner l’architecture de la future direction, a décidé d’éliminer à tous les échelons &#8211; local, fédéral et national &#8211; les communistes qui préconisent des options différentes de celles de la base dite commune, et en particulier, l’option d’aller vers une nouvelle formation.
Ce comportement étroit atteint ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sans coup faillir, la mise en scène finale du congrès du PCF illustre jusqu’à la caricature, le scénario d’enfermement et de régression choisi par MG Buffet et quelques dirigeants de cette formation.</p>
<p>Qu’on en juge.</p>
<p>La commission des candidatures qu’elle préside et qui a pour but de dessiner l’architecture de la future direction, a décidé d’éliminer à tous les échelons &#8211; local, fédéral et national &#8211; les communistes qui préconisent des options différentes de celles de la base dite commune, et en particulier, l’option d’aller vers une nouvelle formation.</p>
<p>Ce comportement étroit atteint directement le patrimoine militant des communistes de France et exécute, sans autre forme de procès, un courant utile au parti communiste.</p>
<p>Dans un même mouvement MG Buffet multiplie les contacts pour tenter d’obtenir au conseil national, un quota de communistes en délicatesse avec la ligne officielle, mais considérés comme raisonnables.</p>
<p>A ceux là : militants, élus, maires, députés et sénateurs de décider s’ils acceptent de servir d’alibi à la direction.</p>
<p>Dans un texte précédent, j’avais relevé la volonté officielle de constituer des directions homogènes ; c’était parait-il pour une plus grande efficacité. Dit autrement, la diversité au sein de la formation communiste, faisait blocage et était l’obstacle majeur à la promotion de la politique du PCF. C’est sans doute là qu’il faut trouver l’explication du 1,93 % à l’élection présidentielle….</p>
<p>Je pensais avoir tout vu, tout entendu, et qu’une nouvelle purification idéologique qui de tout temps a été le mode opératoire des partis communistes, serait renvoyée au musée du communisme du siècle dernier.</p>
<p>Pourquoi nos fins analystes ne font-ils pas apparaître nulle part cette thèse dogmatique et passéiste dans la base commune ? Par contre elle sert de fondement idéologique à la très sérieuse commission des candidatures pour constituer ces listes homogènes.</p>
<p>Voilà le bref commentaire que je voulais faire pour montrer que la recherche perpétuelle de l’ennemi intérieur sert depuis le milieu des années 20 d’exutoire aux malheurs des communistes et qu’en 2008 elle s’est à nouveau réactivée. Ah matrice quant tu nous tiens !</p>
<p>Enfin, je veux toutefois rappeler à MG Buffet qu’en Seine-St-Denis, son département, elle doit à ces « mauvais communistes », d’avoir limité notre perte d’influence et permis le rayonnement d’un communisme moderne, ouvert sur les autres, reconnu par les habitants. Un communisme qui a su se renouveler et conquérir démocratiquement une influence primordiale à gauche, au détriment et je m’en félicite des options sociales libérales.</p>
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