Emprisonnement du député cambodgien Sam Rainsy : la France doit oeuvrer pour le respect des libertés

2 février 2010 1 Par Francois Asensi
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Suite à la levée d’immunité et à l’emprisonnement du député Sam Rainsy, en lutte pour le respect des Accords de Paris mettant fin au conflit entre le Cambodge et le Vietnam, je me suis adressé au ministre des Affaires étrangères français.

La France, ancienne puissance coloniale, ne peut s’exonérer de ses responsabilités dans le devenir de ce pays, et doit tout mettre en oeuvre pour que les libertés soient respectées.

 

QUESTION ECRITE de François ASENSI, député de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, à Monsieur Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.

 Monsieur François ASENSI souhaite attirer l’attention de Monsieur le ministre sur la perte d’immunité et la condamnation à deux ans de prison ferme du député cambodgien Sam Rainsy, membre de l’opposition.

Les faits et propos reprochés à M. Rainsy ainsi qu’à deux députés d’opposition ne semblent aucunement de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou aux règles fondamentales du pays. Dès lors, une décision aussi lourde que la levée de l’immunité parlementaire, garantie d’un système politique équilibré, apparaît disproportionnée.

La répression d’actions politiques s’inscrivant dans le cadre de la liberté d’expression et d’opinion fait craindre une véritable politique d’intimidation de la part du Gouvernement  cambodgien à l’encontre des forces d’opposition.

La transition démocratique amorcée à partir de 1993, suite aux accords de Paris, semble marquer le pas dans un pays régulièrement dénoncé pour son système électoral peu équitable et ses atteintes aux droits de l’homme. Selon le classement des pays victimes de corruption établi par Transparency International, le Cambodge se range au 162ème rang sur 185.

La France, ancienne puissance coloniale, ne peut évacuer ses responsabilités dans l’histoire tragique de ce pays, ensanglantée par le régime totalitaire de Pol Pot, ni se désintéresser de l’avènement d’une démocratie respectueuse des droits de l’homme. Notre pays demeure d’ailleurs un partenaire majeur du Cambodge au titre de l’aide publique au développement.

Il souhaiterait savoir quelles initiatives le Gouvernement français compte prendre pour favoriser les libertés politiques au Cambodge et encourager un règlement du tracé frontalier entre le Vietnam et le Cambodge conforme au droit international et aux Accords de Paris.


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