Ma déclaration au groupe communiste à l'assemblée nationale

20 juin 2007 4 Par Francois Asensi
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Je vous retranscris ici ma contribution au groupe communiste à l’Assemblée nationale. Nous sommes actuellement en plein débat. La constitution d’un groupe est essentielle pour peser dans les débats et dans les travaux de la nouvelle assemblée élue. Voilà ce que j’en pense:

Le résultat du deuxième tour des élections législatives pour les députés communistes est une juste reconnaissance de leur contribution au pluralisme, et du rôle qu’ils jouent dans les deux assemblées.

Il faut s’en féliciter.

Malheureusement, ces résultats n’effacent pas l’échec de la candidature communiste à l’élection présidentielle et notre affaiblissement qui atteint un niveau historique jamais connu depuis la fondation du PCF.

Par conséquent, il ne peuvent en aucun cas créer l’illusion d’un redressement électoral comme en atteste les tendances structurelles de notre dépérissement depuis plusieurs années.

Nous n’atteignons pas les 5 % dans 432 circonscriptions ; nous avions 7 circonscriptions avec moins de 2 % en 1997 ; nous en avons 113 en 2007 ; nous avions 60 circonscriptions à plus de 20 % en 1997 ; 32 en 2002 ; 23 en 2007. Seul ce niveau de 20 % nous permet de nous maintenir au deuxième tour.

La question de refondation communiste, et la mise en oeuvre d’un processus constituant pour une force de transformation sociale à gauche, dans laquelle l’apport de notre culture sera présent, est posée.

La déférer ou ne pas y répondre, c’est disparaître. Quant à notre place dans cette assemblée, il est inutile de demander à la droite de nous octroyer un groupe de 15 députés et par conséquent, quémander une faveur.

Et ce d’autant plus que les conditions politiques d’un groupe avec l’apport d’autres députés, Verts, radicaux de gauche, voire socialistes, peuvent être réunies.

C’est à ma connaissance la proposition faite par notre secrétaire national qui a eu un écho favorable.

Un groupe réduit à 15 par le truchement d’une modification réglementaire, serait certes identitaire, mais ne correspond pas à la situation politique.

Ce groupe où plusieurs sensibilités se retrouveraient, serait à la fois technique et politique.

Technique pour avoir les moyens de fonctionner et d’exister au Parlement.

Politique parce qu’il permettrait tout à la fois que chacune des sensibilités s’expriment et votent selon ses choix, politique encore parce qu’il permettrait de faire travailler ensemble des cultures différentes. Ce croisement d’idées, cet échange, serait pour nous communistes, d’une grande richesse.

Il serait une volonté forte de construire.


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