Intégration des enfants handicapés : ce que la loi dit…et ce que l'Etat fait !

2 mars 2010 0 Par Francois Asensi
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Je viens d’écrire à Monsieur Luc Chatel, ministre de l’Education nationale pour lui demander que l’État mette véritablement en œuvre la loi de février 2005 pour l’intégration des enfants handicapés.

La situation de désœuvrement dans laquelle sont laissées les familles et les enseignants est inacceptable. ici ,  vous trouverez un article de médiapart de juin 2009 qui dénonce alors une situation qui n’a guere évolué, et en tout cas absolument pas dans le bon sens. Des familles vont aujourd’hui jusqu’à porter plainte.  Je soutiens leur action pour avoir droit tout simplement à leurs droits.

Voici le contenu de mon intervention :

« Monsieur le Député François Asensi souhaite interroger Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education nationale sur les conditions d’intégration des enfants handicapés à l’école.

La loi du 11 février 2005 dispose que tout enfant ou adolescent présentant un handicap peut être inscrit dans l’école ou l’établissement scolaire de son secteur. Par décret n°2005-1014 du 24 août 2005, il est affirmé la prise en compte des « besoins de chaque élève afin de permettre le plein développement de ses potentialités ». La responsabilité de l’Education nationale est donc affirmée et les enfants se voient reconnaître le droit à une véritable existence scolaire.

Pour donner une application concrète à ce droit, un certain nombre de conditions sont à remplir.

C’est tout d’abord, le partenariat entre l’école, l’enseignant et la famille. Il se concrétise par un projet d’intégration permettant d’impliquer au mieux l’enfant dans la vie de la classe, tout en assurant son épanouissement personnel. Les familles et les enseignants se félicitent de cette collaboration au service du de l’épanouissement des enfants handicapés.

Une autre condition permettra de répondre aux ambitions affichées par la loi : les moyens que donnera l’administration. Or, l’engagement de l’Etat semble faire défaut sur au moins deux points.

D’une part, dans de nombreuses écoles, le recrutement des Assistants de Vie Scolaire-Individuel pose de graves problèmes. Une école de Tremblay-en-France a ainsi du attendre février 2010 pour voir sa demande satisfaite d’une AVS-I, pourtant formulée dès la rentrée 2009. Une famille tremblaysienne vient même de porter plainte pour faire reconnaitre ses droits à une AVS-I pour leur enfant. Mais le manque d’AVS-I n’est pas le seul point noir relevé par les familles et les enseignants.

Non-formés aux besoins et difficultés spécifiques des enfants ayant un handicap, les AVSI-I se retrouvent bien souvent démunis pour aider l’enseignant dans son action pour le développement de l’enfant et son intégration sociale. Ces problèmes ne viennent pas d’un manque de motivation des personnels, mais bien d’un défaut de formation. On ne s’improvise pas aide à personne handicapée, encore moins lorsqu’il s’agit d’enfants, et encore mois lorsqu’il faut agir dans le milieu scolaire.

D’une part, le Député demande au Ministre les dispositions prises pour qu’il y ait à la prochaine rentrée un nombre suffisant d’AVS-I. D’autre part, François Asensi lui demande de bien vouloir entendre la demande des enseignants et des familles pour que les AVS-I reçoivent une formation adaptée, avant même qu’ils n’intègrent les classes. »


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