Manque de personnels : rentrée perturbée dans les lycées

19 septembre 2007 0 Par Francois Asensi
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François Asensi a alerté le ministre de l’Education nationale sur les graves manques de personnels qui perturbent le fonctionnement du Lycée Léonard-de-Vinci à Tremblay et sur l’absence d’une infirmière au Lycée Georges-Brassens de Villepinte.

Dans un courrier adressé au ministre de l’Education nationale, François Asensi fait état d’une situation urgente au lycée Léonard-de-Vinci à Tremblay-en-France liée à la vacance de cinq postes.

Deux contrats d’accès à l’emploi arrivés à terme n’ont pas été renouvelés suite à une minoration des besoins en poste lors de la transmission de responsabilité entre le rectorat et la région. Un poste d’agent de service est lui resté vacant après le départ en retraite du titulaire. L’équipe de restauration, composée de trois membres en temps normal, est également affaiblie avec le départ du maitre-ouvrier au mois de juillet. Il manque enfin un secrétaire du proviseur depuis le départ de la titulaire en congé maternité.

Leur non-remplacement nuit sérieusement à la qualité du service public et du fonctionnement d’un lycée de mille élèves et d’une centaine d’enseignants. Ce qui est d’autant plus dommageable que le rectorat était informé à l’avance de ces départs. Les autres personnels sont ainsi contraints à se substituer alourdissant leur charge de travail et délaissant une partie de leurs propres missions. Le rectorat fait valoir que le non remplacement de la secrétaire du proviseur correspond à la démarche de réduction des effectifs conduite par l’Académie de Créteil.

Ce choix doit être reconsidérer tant il fait porter un risque d’une dégradation sérieuse des conditions de fonctionnement et d’enseignement dans nos établissements scolaires. On remarque d’ailleurs que la mise en place des auxiliaires de vie scolaire (AVS) chargés de l’intégration des enfants handicapés a été retardée. L’Inspection académique n’a permis leur arrivée au lycée Léonard-de-Vinci qu’un mois après la rentrée.

Les dysfonctionnements ont également accompagné la rentrée du lycée professionnel Georges-Brassens à Villepinte où les élèves se sont mis en grève pour protester contre le non-remplacement de leur infirmière. Aujourd’hui, 38 postes d’infirmières sur 250 sont vacants en Seine-Saint-Denis et un médecin scolaire a en charge 8600 enfants. La pénurie du personnel de santé en milieu scolaire pose de vraies questions auxquelles le gouvernement n’apporte toujours pas de réponse.

François Asensi a mis en garde le ministre de l’Education nationale contre la lassitude et la colère qui pourraient naître les jours à venir chez les personnels et les élèves. Il a demandé au ministre de l’éducation nationale de faire pourvoir dans les meilleurs délais les postes actuellement vacants au Lycée Georges-Brassens de Villepinte et au Lycée Léonard-de-Vinci de Tremblay. Le député a demandé le même effort pour le Centre d’information et d’orientation de Tremblay qui accuse un manque équivalent à deux postes et demi de Conseillers d’Orientations psychologues.

Cette situation paraît étonnante alors même que le président de la République a fait du renforcement de la politique d’orientation une priorité de l’Education nationale.


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