Lettre ouverte au Président de la République

2 avril 2010 1 Par Francois Asensi
Partager sur

Tremblay-institut

 

Habitants de Tremblay-en-France, citoyens, ensemble, nous refusons la violence. Signons cette lettre ouverte au président de la République.

 

SIGNER ICI

Monsieur le Président de la République,

Notre ville a récemment fait bien, malgré elle, la une des media. Une émission de télévision racoleuse sur TFI lundi 29 mars, la saisie spectaculaire, ce même jour, de près de 1 million d’euros et de stupéfiants dans un immeuble du centre ville, suivie de l’incendie criminel d’un bus, deux jours plus tard, ont donné de Tremblay une image que nous récusons avec force.

Nous refusons de voir notre ville salie par quelques trafiquants et délinquants. Nous refusons de voir s’installer des pratiques mafieuses qui pénalisent d’abord les familles les plus modestes, ceux qui se lèvent tôt pour des emplois précaires et des salaires qui restent désespérément bas. Aucune difficulté, quelle qu’elle soit, ne saurait justifier ces pratiques.

Monsieur le Président, il est de votre responsabilité de faire assurer partout la loi de la République. Il est de votre rôle de chef d’État d’assurer à chacun la possibilité de vivre dans la dignité et la sécurité. C’est pourquoi nous en appelons à vous.

La police nationale et la justice doivent avoir les moyens humains et matériels de mettre fin à ces trafics qui empoisonnent tout un quartier et sont un danger permanent pour nos enfants. Ils doivent pouvoir assurer à chacun le droit de vivre en paix dans l’espace public comme au sein même de son immeuble.

Il faut également s’attaquer aux difficultés sur lesquelles prospère la délinquance. Là aussi, c’est l’égalité des citoyens dans la République qui est en cause.

Le quartier du centre ville cumule les difficultés sociales et économiques. Qu’il s’agisse du taux de chômage, de la faiblesse des revenus des familles, du nombre de familles en grande difficulté : tous les indicateurs sont là. Une profonde rénovation urbaine et sociale s’impose.

Malheureusement, malgré de très nombreuses interventions de la municipalité et du Maire, jusqu’ici les aides de l’État ont été refusées aux Tremblaysiens. La ville a consenti des efforts considérables, mais elle se retrouve seule face à une situation qui va bien au-delà de ses moyens. Nous demandons à pouvoir bénéficier des dispositifs publics d’aide à la rénovation urbaine des quartiers en difficultés comme l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine).

Monsieur le Président, notre ville est plurielle, dynamique, riche de talents et de volontés. Elle a une vie sociale, sportive, culturelle intense et animée.

Les valeurs de la République auxquelles nous sommes tous très attachés doivent s’exercer partout. Au-delà de simples opérations de communication, nous espérons des actes concrets et des résultats visibles.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments attentifs.

SIGNEZ ICI

.


Partager sur