Transports: les dysfonctionnements doivent cesser

22 janvier 2008 0 Par Francois Asensi
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François Asensi a interpellé le secrétaire d’État chargé des transports sur les difficultés chroniques que rencontrent les usagers du train dans la région Ile-de-France, en particulier ceux qui utilisent quotidiennement le transilien pour se rendre à leur travail.

Les incidents, loin d’être occasionnels, ont atteint un tel niveau de régularité qu’ils en deviennent presque la norme. Les grévistes mis en accusation ne représentent pourtant qu’un pourcentage marginal des perturbations régulières du transilien.

A l’évidence, la direction de la SNCF ne présente pas les mêmes exigences avec son réseau de banlieue parisienne qu’avec le train à grande vitesse qui offre un fort taux de satisfaction. Les incidents, impressionnants par leur nombre et leur variété, invoqués par la SNCF pour expliquer les raisons d’un retard, d’une suppression, d’un changement de destination sont plus ou moins sérieux. Si aucun risque ne doit être pris avec un colis suspect, une agression, de malaise de passager, les problèmes d’affluence passagers, de prise de service, de conditions climatiques, de feux de talus, de feuilles mortes sur la voie doivent être appréhendés avec plus de réserve. Quant aux avaries de matériel, rails cassé, ruptures de caténaire, problèmes d’alimentation, leur récurrence est telle qu’elle en devient suspecte. Il ressort de l’éventail de ces évènements que si la responsabilité des perturbations n’incombe pas toujours à la SNCF, elles sont souvent les conséquences d’un grave sous-investissement dans les infrastructures.

Pour les TGV, la SNCF a mis au point un système de remboursement qui permet à l’usager de se faire rembourser le tiers du billet pour un retard supérieur à 30 minutes. Une remise graduée en fonction de la zone sur la carte orange du mois de janvier a été mise en oeuvre de son propre chef par la SNCF, pour le préjudice subi par les usagers lors des grèves du mois de novembre 2007. Cet exemple montre que l’indemnisation des préjudices est possible. Comme pour les TGV, les perturbations graves sur les lignes de banlieues, notamment celle imputables à l’entretien et excédant la demie heure, devraient faire l’objet d’indemnisation systématique pour contraindre les opérateurs du transport ferroviaire à faire tous les entretiens nécessaires.

François Asensi souhaite que soit envisagé une indemnisation des préjudices subis par les usagers du train dans la région Ile-de-France. Il demande, à l’instar de ce qui existe pour le TGV, d’encadrer par la loi un mécanisme de remboursement des usagers sur les lignes de banlieue.


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