Pour le nouveau traité européen, il faut redonner la parole au peuple !

22 janvier 2008 0 Par Francois Asensi
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En 2005, vous étiez 67% à voter contre le constitution européenne à Tremblay-en-France, 63 % à Villepinte et 65% à Sevran. Pour le nouveau traité européen, il faut redonner la parole au peuple !  »

Le 29 mai 2005, le peuple français rejetait le  » Traité établissant une constitution pour l’Europe « , à une très large majorité. A Tremblay, vous étiez plus de 67 % contre ce traité, 63% à Villepinte, 65% à Sevran.

Rebaptisé  » traité modificatif « , un nouveau traité européen, très semblable au précédent, risque d’être imposé par le Président, sans consultation nationale. En 2005, le peuple s’est exprimé souverainement. Lui seul peut confirmer ou défaire ce qu’il a fait. C’est un déni démocratique qu’organise le chef de l’Etat.

Pour contourner le référendum, le Président convoque, le 4 février à Versailles, le Congrès des députés et sénateurs afin de modifier la Constitution, préalablement à l’adoption du traité par le Parlement. Le Président de la République doit obtenir au Congrès une majorité de 3/5 des parlementaires présents. Sinon, le référendum s’imposera.

En décidant de boycotter le Congrès, la direction du Parti Socialistes ne respecte pas les promesses de campagne de leur candidate et son programme qui comprenait le retour devant le peuple pour tout nouveau traité européen. Par ce boycott, la direction du PS donne carte blanche à Nicolas Sarkozy.

Comme 103 députés et sénateurs, communistes, socialistes, verts, je demande à la direction du Parti Socialiste une attitude claire et cohérente. Comme le déclare le sénateur socialiste Jean-Luc Mélanchon, « c’est seulement le boycott et les votes socialistes complices qui garantissent à Sarkozy de pouvoir faire passer la réforme de la Constitution française qui rend possible ensuite la ratification du traité par la voie parlementaire simple ».

Que l’on ait été pour ou contre le traité constitutionnel de 2005, que l’on ait changé d’avis est dans l’ordre naturel des choses. Chacun et chacune, quelque soit sa prise de position en faveur ou contre le texte, doit soutenir la proposition d’une nouvelle consultation. Qu’il soit bien clair ici que le choix d’un nouveau référendum est avant tout une question fondamentale de démocratie.


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