Confortables niches fiscales pour les contribuables fortunés

11 juin 2008 0 Par Francois Asensi
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L’idéologie néolibérale, inlassablement, répète que nos concitoyens les plus aisés supporteraient des charges fiscales démesurées. Et qu’au contraire, les classes populaires profiteraient des services publics sans en assumer le coût. Un rapport de l’Assemblée nationale vient enfin tordre le cou à ces contrevérités (Consulter le rapport de la Commission des Finances)Les parlementaires nous interpellent : mis en place afin de réduire les inégalités, l’impôt sur le revenu n’est plus progressif, mais dégressif grâce à la multitude des niches fiscales (plus de 400 !).

Les contribuables les plus riches ne sont imposés qu’à hauteur de 24%, et peuvent parfois, en utilisant toutes les niches, ne payer aucun impôt. Parmi les 100 personnes les plus fortunées (plus de 11 millions de revenus) certaines ont même reçues de l’argent du Trésor Public !

73 milliards d’euros : c’est le montant actuel de ces niches fiscales qui financent souvent des mesures à l’efficacité douteuse bénéficiant aux plus aisés : les contributeurs à l’ISF économisent ainsi 777 millions d’euros, les investisseurs dans l’immobilier et le secteur productif d’Outre-mer, 780 millions. L’abattement sur les dividendes des actionnaires prive l’Etat de 1,79 milliard d’euros.

De quoi largement combler les déficits publics, et maintenir les effectifs dans les hôpitaux, les écoles, les postes, qui en ont tant besoin. Les caisses de l’Etat sont vides ? Certes, car le Gouvernement les a sciemment vidées. Rappelons nous du bouclier fiscal qui a fait économiser 270 000 d’euros aux 1 000 contribuables les plus riches.

Si le Gouvernement souhaite sincèrement augmenter le pouvoir d’achat, je lui suggère d’actionner les bons leviers, ceux qui profitent aux français les plus modestes.


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