Otages au Niger : les choix énergétiques de la France en question

25 septembre 2010 0 Par Francois Asensi
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Communiqué du jeudi 23 septembre

Offensive armée contre les réseaux terroristes au Sahel :

« impensable sans la consultation officielle du Parlement »


Les opérations militaires engagées par les autorités françaises en zone sahélienne soulèvent certaines interrogations sur les moyens utilisés et les objectifs poursuivis.

A ce jour, l’implantation par la France d’une base opérationnelle militarisée au Niger n’a été ni confirmée, ni infirmée par le Gouvernement. Le souci impérieux de préserver la vie des sept otages enlevés à Arlit ne peut en aucun cas justifier une intervention militaire de grande ampleur en dehors du contrôle du Parlement.

Une offensive armée contre les réseaux terroristes au Sahel, qui par nature engage la sécurité du territoire national, est impensable sans la consultation officielle du Parlement, prévue par la Constitution sous trois jours. Le Premier ministre se doit d’informer, dès aujourd’hui, l’ensemble des parlementaires sur les objectifs du déploiement militaire au Sahel, dans le respect de la confidentialité nécessaire à la sécurité des otages.

L’échec tragique de la libération de Michel Germaneau, menée le 22 juillet dernier avec le concours des forces mauritaniennes, invite à la plus grande mesure. La France doit agir dans le plein respect de la souveraineté des Etats du Sahel et faire la transparence sur ses accords de coopération bilatéraux.

L’enlèvement de salariés insuffisamment protégés remet en cause les choix énergétiques de la France, assis sur l’exploitation critiquée des ressources naturelles du Niger par Areva.


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