Défendre l'accès de tous aux soins

1 juillet 2008 1 Par Francois Asensi

Les orientations prises le 25 juin par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation sont inacceptables. Elles auront comme conséquence de limiter l’accès au soin des patients à l’Hôpital Robert Ballanger.

Si ces orientations étaient mises en place, les femmes victimes du cancer de sein ou encore ceux qui ont besoin d’une angioplastie coronarienne ne seraient plus soignés à l’Hôpital Robert Ballanger.

Hier au soir le Conseil municipal de Tremblay a adopté à l’unanimité, moins 3 abstentions, un voeu solennel qui s’oppose à ce démantèlement organisé de l’hôpital public.

 » La politique de santé publique, engagée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy, est une remise en cause permanente du principe de solidarité qui fonde notre système de santé et qui garantit à toute personne, quelque soit son revenu, sa condition ou son origine, d’être soignée dans les meilleures conditions.

Après les franchises médicales sur les médicaments qui pénalisent les plus fragiles à savoir les personnes âgées, les chômeurs, les étudiants, le projet de déremboursement des médicaments pour les maladies de longue durée comme le diabète ou le cancer a dévoilé un peu plus les intentions du gouvernement.

Cette remise en cause de notre système de santé n’épargne pas l’hôpital public. Bien au contraire. Les conclusions du rapport Larcher, qui sera voté au parlement à l’automne prochain, organisent le démantèlement des services hospitaliers, en limitant l’offre de soin.

Mais avant même que la loi ne soit votée, cette politique de démantèlement est déjà engagée dans notre département.

Lors de la conférence sanitaire du territoire de santé 93.3, réuni le 25 juin dernier, l’Agence Régionale de l’Hospitalisation a présenté des orientations inacceptables qui remettent en cause la prise en charge de certains malades à l’Hôpital Robert Ballanger.

Le traitement des pathologies qui touchent en particulier les femmes (cancer du sein, chirurgie gynécologique) est menacé, tout comme la prise en charge des maladies du cœur, avec la volonté de mettre un terme à l’angioplastie coronarienne.

De Blanc-Mesnil à Tremblay-en-France, l’hôpital intercommunal Rober Ballanger permet à un bassin de population de 400 000 personnes de bénéficier d’une prise en charge de qualité et de proximité. Toute régression en matière d’offre de soin ne servirait qu’à aggraver la situation d’un département fragilisé par la situation sociale de ses habitants. A l’inverse, avoir un hôpital public moderne, bien équipé, accessible à tous les malades, est un moyen essentiel de lutte contre les inégalités sociales dont on sait les conséquences sur les questions de santé.

Le conseil municipal de Tremblay-en-France demande solennellement à la Ministre de la santé de revenir sur les orientations de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation qui mettraient en péril l’égalité de soin sur notre territoire de santé. «