Suppression de l'école le samedi: quelles garanties ?

16 juillet 2008 0 Par Francois Asensi
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Pour financer deux heures de soutien scolaire par semaine, le Gouvernement a supprimé les heures d’enseignement du samedi pour tous les écoliers. François Asensi a interpellé le ministre de l’Education sur les conséquences de cette réforme, menée sans aucune concertation.

M. François ASENSI interroge M. le ministre sur la modification du calendrier scolaire des écoles primaires et maternelles à partir de la rentrée 2008.

Le décret n°2008-463 du 15 mai 2008 interdit l’enseignement scolaire le samedi et supprime deux heures de cours hebdomadaires aux enfants de maternelle et de primaire.

Le soutien scolaire aux enfants en difficulté est un impératif pour assurer une égalité des chances effective. Mais il est injuste de financer ces deux heures de soutien hebdomadaire en privant l’ensemble des élèves des cours du samedi matin, l’équivalent de deux semaines et demie de cours supprimées sur l’année.

Conjuguée à la baisse du nombre d’enseignants, la baisse des heures de cours est un coup dur porté à la lutte contre l’échec scolaire.

Pour les élèves en difficulté, la semaine de quatre jours représente un non-sens pédagogique. Aux six heures de cours journalières s’ajoutera le temps de soutien, alors que ces élèves peinent à garder leur concentration sur des temps longs. Il demande quels seront les critères retenus pour désigner les élèves bénéficiant du soutien scolaire.

La mise en œuvre de cette réforme est source de désorganisation. L’Inspection et le Conseil des maîtres organiseront les heures de soutien sans en informer les communes qui devront réorganiser tant bien que mal les structures d’accueil périscolaire à la rentrée 2008. Il lui demande donc s’il entend aménager le dispositif.

Le décret ne précise pas quels seront les personnels amenés à intervenir lors des heures de soutien. Ce travail nécessite une formation spécifique et avait justifié la création des réseaux d’aides spécialisés aux élèves en difficulté. Il demande donc quelle formation sera dispensée à ces personnels, et quel sera leur statut.

Le ministère de l’Education nationale indique par ailleurs vouloir recentrer l’action des RASEDS sur certaines écoles, dans une réponse à la question écrite de M.Laurent Hénart, publiée au J.O. le 17/06/2008. Il souhaite savoir si ce redéploiement signifie une réduction des effectifs employés dans le cadre de ce dispositif. Il demande au ministre quels moyens seront attribués aux deux heures de soutien hebdomadaires, sur le plan financier et humain.


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