Fin de la bourse ALINE : une atteinte à l’autonomie des étudiants

9 septembre 2008 0 Par Francois Asensi
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Le député a interpellé la ministre de l’enseignement supérieur sur la suppression de l’allocation pour l’installation étudiante, jusqu’alors destinée aux étudiants boursiers sur critères sociaux quittant le domicile parental.

La suppression de cette allocation entre en totale contradiction avec les déclarations du Gouvernement, qui a justifié la refonte du système de bourses par la priorité accordée aux boursiers sur critères sociaux.

Cette attaque contre les familles les plus pauvres permet d’économiser 21 millions d’euros qui financent désormais l’élargissement des bourses aux classes moyennes.

Il faut rappeler que les foyers dont le revenu permet de payer l’IRPP se voient accorder chaque année une exonération fiscale à hauteur de 175 millions d’euros au titre des frais de scolarité de leurs enfants étudiants. À la fois privées de cette déduction d’impôts en raison de leurs faibles revenus et privées de l’allocation ALINE, les familles modestes subissent une double peine.

Alors que la reproduction sociale dans le système scolaire n’a jamais été aussi forte, il est impératif de rétablir un dispositif d’aide à l’autonomie des jeunes étudiants défavorisés. Le coût de la vie augmente fortement et touche au premier rang les étudiants qui s’installent.

Selon l’Observatoire de la vie étudiante, ils consacrent en moyenne plus de 450 euros pour se loger en banlieue parisienne. Contraints de cumuler un emploi, leurs résultats universitaires en pâtissent bien souvent.

La suppression de cette allocation est une véritable atteinte à l’égalité des chances et à l’idéal républicain de réussite sociale par l’éducation.

François Asensi demande à Madame la ministre de rétablir cette aide et d’en augmenter le montant.


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